amis enseignants, aidez-nous à Désobéïr pour sauver l’école

 

Mes amis désobéissants sont en train de préparer un petit manuel de fouteur de merde professionnel, version enseignant de première catégorie, genre bien concret quoi, et bien pratique :

 « Nous allons bientôt publier le 12ème titre de la collection « Désobéir » (Le Passager Clandestin), nos petits guides pratiques pour désobéir. Il s’intitulera Désobéir pour l’école »

 Aussi, comme ils recherchent «  des petits trucs que les profs, les parents, les personnels non enseignants et les élèves des établissements scolaires du premier et second degré mettent en place pour résister au quotidien à toutes les contre-réformes qui leur tombent sur la tête », j’ai décidé de leur prêter main forte… Ou plutôt doigt agile, et de me faire l’écho de leurs investigations.

 Chers lecteurs, chères lectrices des milieux enseignants (ou pas), si vous connaissez donc « des façons de contourner les dispositifs, de les saboter individuellement ou collectivement, discrètement ou publiquement, de faire des erreurs volontaires pas faciles à détecter mais qui fichent en l’air la démarche du ministère, de jouer avec leurs contradictions, leurs faiblesses, etc. » merci de nous le faire savoir. Je transmettrai bien volontiers. Sinon, écrivez directement à :

 xavier@desobeir.net sujet « Désobéir pour l’école« 

 

 

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Une réflexion sur “amis enseignants, aidez-nous à Désobéïr pour sauver l’école

  1. On voulait m’enfermer… dans un asile
    Sous prétexte que j’étais encore plus folle que les fous
    Je suis comme qui dirait
    Une institutrice destituée…
    Qui n’a plus le droit d’enseigner… ah ! ah ! ah ! ah !
    Hé ! Je ne suis pas folle, mais on n’arrête pas de dire que je le suis
    Donc je ne peux pas… ne pas l’être
    A force, je le suis devenue…
    Folle du logis… folle sans abri.

    Quand tout s’éteint… tout m’atteint… pas vous ?
    Le silence, l’absence, la somnolence.

    Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour être défaite à ce point ?
    J’ai soulevé quelques passions inutiles
    Fait semblant de donner quelques conseils
    A quelques collègues soit disant fragiles
    J’ai introduit la mauvaise bactérie dans les consciences stériles
    La bactérie qui tue toute envie d’exercer la profession d’un âne qui ne dit pas son nom.
    « Faites ce que vous pouvez camarades… puisque vos supérieurs ne le peuvent pas…
    Faites ce que vous voulez camarades… puisque vos supérieurs ne le veulent pas
    Faites sauter la baraque…y a pas d’autre solution… puisque vos supérieurs ne le font pas.

    On m’a congédié sans autre forme de procès
    Pour que je me taise sur les malaises de l’institution
    Sur l’impossible transmission
    D’un savoir mal su… mal vu… mal vécu
    Je fus révoquée, parce que je n’étais même pas syndiquée
    Et devant l’inspecteur de l’académie qui me l’a signifié
    J’ai failli le lui dire… et j’ai fini par le dire :
    Qu’il faut que l’homme libre prenne quelque fois la liberté d’allumer le feu
    De tout brûler….Pour renaître de ses cendres
    J’ai accentué le mot « cendres » pour bien me faire comprendre.

    Des cendres dans la rue…
    Tout est là… lui dis-je… mais vous… vous n’y êtes pas…
    C’est ça le drame de toute existence vue d’en-bas
    Puis je me suis tue pour que le son meure
    Et que le sens demeure
    Et au lieu de me suicider… j’ai jeté mon tablier

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/des-cendres-dans-la-rue/

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