Pourquoi, avec Hollande, rien ne changera… #oligarchie versus #placeaupeuple

En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes.

Après José Sócrates, José Luis Zapatero, George Papandréou et Elio Di Rupo, François Hollande sera-t-il le prochain dirigeant socialiste à prétexter la « crise des dettes publiques » pour imposer aux travailleurs l’austérité et la régression sociale ? Au vu du pédigrée de ses responsables de campagne, il y a tout lieu de le craindre : c’est que les principaux conseillers dudit candidat se signalent par leur proximité avec le monde des affaires et leur volonté de rassurer l’Europe des marchés. A moins de quatre mois des élections, un passage en revue des troupes s’imposait.

Pierre Moscovici (directeur de campagne)

Ex-ministre en charge des Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, Pierre Moscovici est vice-président du Cercle de l’Industrie. Ce lobby, représentant les intérêts des trusts français à l’échelle européenne, a été créé en 1993 par Raymond Lévy, alors président de Renault, et Dominique Strauss-Kahn, qui venait tout juste de quitter le ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur. Partenaire du MEDEF, de l’Institut de l’Entreprise et de la Table ronde des Industriels européens, le Cercle de l’Industrie s’est doté du conseil d’administration [… la suite ici]

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5 réflexions sur “Pourquoi, avec Hollande, rien ne changera… #oligarchie versus #placeaupeuple

  1. Bah ! « C’est une maison bleue… » avec une petite tache rose sur le coin gauche en haut de la porte.

    Qui Hollande peut-il tromper ? (je ne parle pas de ceux qui suivent parce qu’il faut le faire)

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  2. @GdC:
    Lundi matin sur BFM radio, le présentateur disait sous la forme d’une réflexion à voix haute, concernant la réaction ou non des marchés aux annonces de Hollande au Bourget:
    « et si il n’y avait pas de réactions car les marchés savent qu’ils n’ont rien à craindre de lui? »

    Mais c’est complètement ça!!!

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