numérus clausus : une mesure de droite… mais de bon sens, non ?

« J’ai déposé une proposition de loi pour garantir un accès équitable aux soins médicaux sur l’ensemble du territoire. Ce texte suggère notamment de supprimer le concours de l’internat national et de le remplacer par un système régional avec un numerus clausus fixé pour chaque région; d’obliger les apprentis généralistes à passer un an dans une zone sous-dotée; d’interdire l’installation de nouveaux praticiens dans les régions déjà surdotées. Il ne s’agit pas de promouvoir la coercition, mais d’introduire un peu de régulation dans le système. »

Philippe Vigier, député Nouveau Centre d’Eure-et-Loir, dans le JDD

je pose la question aux médecins, s’il y en a qui me lisent : qu’en pensent-ils ? Je serais curieux de le savoir…

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6 réflexions sur “numérus clausus : une mesure de droite… mais de bon sens, non ?

  1. Plusieurs partis (même le FN) ont proposé de revoir le numerus clausus et cette vaste hypocrisie qu’est la première année de médecine… Alors oui, cette proposition est la bienvenue mais comment rencontrer l’adhésion de la profession qui évdemment veut une clientèle facile, payant bien, etc…. Et bien en établissant des cabinets là où il y a une garantie de clientèle, mais surtout avec une qualité de vie pouvant être équivalente à ce que recherche un médecin sortant de l’école. Oui, il faudra étatiser cela, comme dit un médecin, comme c’est déjà le cas indirectement avec ce numerus clausus. Et surtout passer outre les petites guéguerres entre communes, les luttes d’influence.

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  2. Les clivages partisans, sans doute, sauf que lors des primaires les socialistes en ont fait un enjeu ( cf mon billet ).
    Pour le poussin oui c’est sa police et les couleurs qui sont pas géniales mais il est toubib urgentiste, son avis est donc interessant

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  3. Ah la répartition des médecins…
    Je me souviens d’un coin de campagne, où il y a 30 ans un cabinet comportait 4 praticiens. Un jour l’un d’eux a eu une crise cardiaque. Un autre est devenu fou. Le troisième a dû déménager. Le quatrième, qui par une santé précaire avait longtemps travaillé un jour sur deux, a dû mettre la clef sur la porte, submergé qu’il était par les demandes.

    Il n’y en a plus ! Le plus proche est désormais à pas loin de 15 Km : bonjour les cas urgents ! Et il s’agit là d’un lieu agréable, très touristique et pas trop « paumé » non plus. J’imagine ce que cela doit être dans la Lozère profonde.

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