L’innommable.

Décès d’un nouveau-né dans la rue : « on a touché l’innommable »

Une femme, sans domicile fixe, vivant sous une tente avec son mari dans une rue de  Paris, a accouché hier d’une petite fille dont le décès a été constaté et ce, malgré l’intervention des pompiers et du Samu. Colère des élus de gauche et des associations qui se scandalisent.

« Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid ». C’était en 2006, à Charleville-Mézières dans les Ardennes, le candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy promettait que s’il était élu, plus aucun sans abri ne dormirait dans la rue…

Le 31 octobre dernier, le secrétaire d’État chargé du logement, Benoist Apparu, fidèle lieutenant du chef de l’État, affirmait qu' »il n’y aura pas de places d’hébergement d’urgence supplémentaires cet hiver ». Pour Ian Brossat, président du Groupe Communiste et élus du Parti de Gauche au Conseil de Paris : « Benoist Apparu doit être tenu responsable de la situation de cette femme et de la mort de son enfant ».

Selon le collectif les Morts de la Rue, ce drame « est significatif de la politique menée actuellement en matière  d’accueil et d’hébergement et la réduction des moyens ne peut  qu’engendrer des situations comme celle ci ». « Nous souhaitons également exprimer notre colère vis a vis du gouvernement qui n’est plus à même de protéger les plus pauvres », a ajouté le collectif qui a comptabilisé 280 morts dans la rue depuis le début de l’année. Selon le collectif, le couple vivait depuis peu sous  une tente, rue de l’Observatoire dans le XIVe arrondissement et il  n’était pas connu des services habituels de maraude. « Je pense qu’on a touché  l’innommable« , a rajouté Christophe Louis, président du collectif sur RMC. (source)

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3 réflexions sur “L’innommable.

  1. Vendredi 4 novembre 2011 :

    Le mouvement Démocratie Réelle Paris, Indignés de la Bastille, Uncut France, Occupy Paris, et les Pas de Noms l´avaient annoncé :  » le 4 novembre à Paris, nous, les Indigné-e-s nous occuperons la Défense ».

    Le lieu avait été choisi en tant que symbole de l´oligarchie financière et du fait de sa localisation entre Paris et sa banlieue. Occuper la Défense c´était symboliquement reprendre le pouvoir sur la finance pour un monde équitable, durable et fraternel, de partage, de justice, de paix et d’épanouissement pour tous.

    Le rendez-vous était fixé à 17 heures, dès 16 heures 45, 8 fourgons de la gendarmerie et 5 camions de police attendaient déjà sur place formant un « comité d´accueil ». Les médias aussi étaient au rendez-vous : depuis Mai 2011, on n´avait pas vu autant de caméras sur une action des Indigné-e-s à Paris.

    17h, des Indigné-es sont déjà sur place. Rapidement un stand d’accueil est installé pour informer les nouveaux venus et les curieux. Peu à peu, les gens commencent à arriver, et, vers 18h, une centaine de personnes s’organisent en Assemblée populaire.

    Un groupe d’Indigné-e-s se présente à la tribune ; ils annoncent leur intention de camper. Des tentes sont déployées sur place. Elles ne restent en place que 5 minutes… La police les arrachent et les confisquent aussitôt montées.

    Suite à cette intervention de la police (qui avait oublié de demander son tour de parole) les Indigné-e-s, loin de s’affoler, poursuivent le déroulement de leur assemblée durant laquelle ils décident de rester camper la nuit même à la Défense. Au vu de cette décision, une dizaine de tentes sont installées au pied de l´Arche de la Défense. Beaucoup de gens arrivent à partir de 19h30 et, de quelques centaines on passe à un peu plus d´un millier de personnes sur la place avec encore une vingtaine de tentes dressées.

    Aux alentours de 21h, alors que les forces de police commencent visiblement à se mobiliser à nouveau, les participants de la tribune de l´AG rappellent aux assistants leurs droits vis-à-vis de la police notamment les trois sommations avant une charge et réinsistent sur les consignes de non violence.

    Vingt minutes plus tard, les forces de police se mettent en mouvement.

    La première charge a lieu à 21 heures, neuf autres suivront. Les charges sont violentes, avec poussées, coups de matraques, bousculades à coups de bouclier…

    Progressivement les forces de l´ordre, sous les huées et les flashs, arrachent, détruisent les tentes dans une grotesque chorégraphie de « on avance, on recule, on avance, on recule »…

    A 23 heures, l´éclairage sous l´Arche s’éteint, les Indigné-e-s chantent Joyeux Anniversaire, et 200 personnes environ, assises, continuent à partager, dans la bonne humeur.

    Toutefois le déploiement des forces de l’ordre aboutira à deux blessés transportés à l´hôpital dont un jeune homme de 21 ans dans un état grave. Au moment de la rédaction de ce communiqué les deux blessés ont été pris en charge.

    Vers minuit et demi, dernière tentative de « charge » de la police. Une fois le calme revenu, loin d´être découragés, les Indigné-e-s annoncent :

    RENDEZ-VOUS DEMAIN SAMEDI 5 NOVEMBRE À 14H #OCCUPYDEFENSE CONTINUE !

    http://paris.reelledemocratie.com/node/642

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  2. Je suis découragée de voir ce que ce gouvernement est capable de faire pour garder sa place. je ne sais pas qui est meilleur ni qui est pire mais par rapport à mon âge, je trouve que ce règne sarkozien est épouvantable pour les gens pauvres et classe moyenne: la révolte est molle, de gaulle disait que les français étaient des veaux, si on compare avec les pays du maghreb, grèce et cie on s’aperçoit que finalement le français est satisfait de son sort ou alors il attend 2012 pour se révolter avec leur bulletin: espérons espérons…

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