A quoi reconnait-on quelqun(e) de droite ?

Peut-être le reconnait-on au simple fait qu’il (elle) soit contre le droite de grève,  quitte à utiliser des arguments de la plus mauvaise foi qui soit. Ainsi, Mariani, de cette frange de l’UMP qui se confond avec l’extrême droite :

« Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a déploré mercredi, sur BFM-TV, l’appel à la grève chez Air France en pleines vacances de la Toussaint, estimant « choquant » de lancer un mouvement social « les jours de grands départs« . (source)

Et encore, il est ici relativement correct. je l’ai entendu (sur BFMTV je crois) dire tout le mal qu’il pensait de ces « privilégiés » qui faisaient grève. Alors  que pour une fois, il ne s’agit pas de revendications portant sur les salaires, mais sur les conditions de travail, et plus  particulièrement des exigences de sécurité puisque le personnel minimum présent sur les lignes sera réduit par la direction à sa plus simple expression. Ils ne défendent donc pas leur petit pré caré, comme voudrait nous le faire croire avec un cynisme révoltant un Ministre qui ne brille pas par son empathie (ça se saurait), mais la sécurité de leurs passagers et, accessoirement, la leur.

Est-ce anormal, aux yeux d’un homme (d’une femme) de droite ? Dans ce cas, supprimez purement et simplement le droit de gève, les choses seront plus claires, plutôt que de nous faire systématiquement le coup des pauvres usagers pris en otage… L’argument est usé.

Le pognon, ou l’être humain, il faut choisir… Vous avez choisi. Nous, c’est l’humain d’abord.

On reconnait donc quelqun(e) de droite au fait que s’il pouvait supprimer toutes les grèves, alors qu’il existe déja un service minimum, il (elle)  en serait fort heureux. Alors que quand on est de gauche, on s’attriste de ce que le rapport de force soit si défavorable pour le salarié, et que si on le prive du droit de grève, il n’est plus en capacité de défendre ses droits. Il en a d’ailleurs de moins en moins…  à part celui de se taire. Essayez donc d’être délégué syndical, aujourd’hui pour voir… On dit que les syndicats ne servent à rien, mais il s’exerce aujaurd’hui une telle pression sur eux qu’on se demande bien pourquoi, dans ce cas, hein : 😉

.

3 réflexions sur “A quoi reconnait-on quelqun(e) de droite ?

  1. Un texte que je trouve très important :

    Page 11 :

    Malgré certains de ses aspects négatifs, la mondialisation réunit davantage les peuples, les incitant à s’orienter vers un nouvel « état de droit » au niveau supranational, situation étayée par une collaboration plus intense et plus féconde. Suivant une dynamique analogue à celle qui, dans le passé, a mis fin à la lutte « anarchique » entre les clans et les royaumes rivaux, en vue de la constitution d’Etats nationaux, l’humanité doit aujourd’hui s’engager dans la transition entre une situation de luttes archaïques entre les entités nationales et un nouveau modèle de société internationale plus unie, polyarchique, respectueuse de l’identité de chaque peuple, dans le cadre de la richesse variée d’une unique humanité. Un tel passage, qui a d’ailleurs déjà timidement commencé, assurerait aux citoyens de tous les pays – quelles qu’en soient la dimension ou la puissance – la paix et la sécurité, le développement, des marchés libres, stables et transparents.

    http://www.justpax.it/fra/home_fra.html

    On dirait que ce texte a été écrit par Alain Madelin. Ou par Hervé Novelli. Ou par Patrick Devedjian. Ou par Gérard Longuet. Ou par Laurence Parisot. Ou par Ernest-Antoine Seillière. Ou par Denis Kessler. Ou par Serge Dassault. Ou par Alain Minc.

    En fait, ce texte vient du Vatican : « Conseil pontifical Justice et Paix ».

    Normal.

    C’est la même armée.

    Toutes ces personnes font partie de la même armée.

    J'aime

  2. Ah Dassault… Avec de pareilles idées, qui font fi de 99% de nos compatriotes, c’est en prison qu’il devrait être. Il n’y serait pas seul. La dizaine d’individus qui constituent la « Droite Sociale » devrait l’accompagner. Et quelques autres bien sûr. Ils sont la base dure du déni social, sur laquelle s’appuie le gouvernement actuel pour mettre notre pays entier en coupe réglée. Lui, Dassault, qui se gargarise des grandes entreprises et de leurs dirigeants modèles, a-t-il réfléchi à ce qui en reste ici ? Sont-ce les travailleurs qui l’ont décidé ainsi ? Non, bien sûr, ce sont ces gens avides qui voulaient gagner plus, toujours plus. Et après il s’offusquera de ce que le monde du travail fasse grève. Homme pitoyable !

    J'aime

Les commentaires sont fermés.