un non billet pour un nom de gauche (vraiment ?)

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(source : Parti socialiste – Flickr)

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La cérémonie d’investiture du gros maigre petit François représente à mes yeux un tel  non-événement, que l’on me permette donc ici d’en faire un non billet.

Tout d’abord en soulignant le vide idéologique et médiatique  que cette scène de spectacle ordinaire me suggère. Tout le monde savait déja qui était le candidat désigné par le PS depuis dimanche dernier (lundi pour les moins bien informés, et ceux qui avaient autre chose à foutre…) et voilà que la « Haute autorité des primaires se sent obligé d’en faire tout un plat en organisant  cette  « Convention d’investiture« … Déja, ça commence mal, en voilà une appelation malheureuse qui sent bon son américanisation primaire… La dernière convention politique à laquelle il nous a été donné d’assister nous a en outre bien fait rigoler, sur twitter et dans les blogs… Etait-il donc utile d’utiliser un format similaire, compteur kilométrique  en moins ?  ?

Le nouvel Obs parle au sujet de cette aimable petite sauterie de « concours de politesse, plein d’attentions exquises et d’effusions conviviales. Un sourire angélique aux lèvres, les suiveurs ont révisé le manuel de savoir vivre de Nadine de Rothschild. […] Comme à la finale de « Questions pour un champion », maître Jean-Pierre Mignard et ses compères de la Haute autorité de la primaire proclament les résultats officiels.

Ensuite, le contenu de cette mascarade, tout aussi vide de substance à penser et de débats à ouvrir, au point que les  commentateurs de ce non événement en soient réduits à souligner, faute de mieux, qu’il a utilisé au moins une fois le mot « ouvrier », histoire peut-être de faire mentir l’invitation de Terra Nova… alors que ses constats lui sont si consubstantiels, et consacrent l’absence, que ce soit  des programmes ou des discours, des intérêts et des attentes des plus modestes. Le succès des théories de Montebourg, qui s’est si vite et si bien rangé dans le camp du vainqueur, à leur probable écoeurement,  n’en était qu’un pâle substitut… 17 %  de pas grand chose,  au dessus de la partie immergée de l’iceberg ?

Et à cela, ce désespoir social, Hollande ne répond  nullement. La mesure phare de Hollande, le recrutement de 60 000 professionnels de l’éducation, fait bien pâle figure aux côtés des mesures de ces prédécesseurs qui ont emporté l’adhésion populaire, et qui consituaient de réelles avancées sociétales. Pourra-t-elle suffir à percer le nuage noir de la désillusion collective ? Reste à Hollande en effet à trouver d’autres mesures concrètes et un peu plus lumineuses pour emporter l’adhésion d’un plus grand nombre que celui de ses seuls fidèles en 2012. Je veux bien me rassembler, mais pas avec n’importe qui, et sur n’importe quoi.

Et pour le moment, c’est le grand rien, et Hollande est certes un bon équilibriste et un bon candidat (cmme l’était en outre, également Sarkozy…) mais sera-t-il un bon président ? J’en suis moins sûr.  j’attends en effet  bien davantage de celui qui est censé et doit impérativement inccarner le changement que ce que cet éléphant du PS nous a montré et démontré jusqu’à présent. On ne peut pas dire en effet qu’il se soit  illustré de quelque manière que ce soit par sa combattivité envers les puissances de l’argent qui  nous aliènent aujourd’hui .

Nul, je vous avais averti que ce billet le serait, constitué qu’il est pas de la non matière… à penser et à espérer.

4 réflexions sur “un non billet pour un nom de gauche (vraiment ?)

  1. …………………………………..
    et puis ………………………..
    C’est un Parti qui est parti, reste rien. Il a même passé l’aspirateur à voix, la droite n’a plus qu’à se servir dans le sac.

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  2. Au beau milieu de l’agitation actuelle, division franco-allemande à propos de l’euro, élections en Tunisie, lynchage lybien, finale de rêve… Et bien l’élu arrive à se faire une place de choix dans les médias. Alors mollasson, intime, conquérant, investi, nouveau, piégeux… mais qui est-il vraiment? Conseiller référendaire à la Cour des comptes, c’est un métier. Oui! Mônsieur! il a quand même travaillé « quelque temps » en tant que « avocat ». Ce carriériste, militant de la première heure, exerce en réalité le métier de professionnel de la politique, cumulards à souhait en bon fonctionnaire de l’énarchie. Ainsi, on comprend mieux la petite phrase « Le candidat du système » dixit AUBRY, énarque elle-même. Et pour couronner le tout, le destin de la France se joue à Neuilly sur Seine à boire du champagne entre M. Sarkosy (Maire), M. Hollande (lycée Pasteur) et Mme Le Pen (née sur place). Que les français le veuillent ou non. On oublie le faste de Versailles, ce sera Neuilly ta mère! Bonjour le choix!

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