jeunesse cherche futur

 

La crise fait durement ressentir l’absence de statut social accordée à notre génération. Seul groupe social orphelin de protection collective, elle paie d’autant plus fort les conséquences d’une crise aux multiples effets. Pendant et après les études, la précarité s’institutionnalise durablement comme seule condition possible pour la majorité des jeunes. La crise vient aggraver encore plus cette situation.

En France, le chômage des jeunes avoisine les 23%. En temps de crise le chômage des jeunes augmente considérablement et très vite. Ces derniers ne se voyant souvent offrir que des contrats précaires, intérim ou autres CDD. Ce sont donc les premiers touchés en cas de ralentissement économique car un plan de licenciement coûte très cher. Les jeunes sont surreprésentés parmi les travailleurs en contrat temporaire. Même si pour beaucoup d’entre eux, ces contrats permettent de rebondir vers des emplois permanents, pour d’autres, ils sont synonymes d’entrée durable dans la précarité. Le bilan pour les jeunes est accablant : deux tiers d’entre eux vivent avec moins de 600 euros par mois.

Le plan de rigueur de Fillon viendra les pénaliser encore plus durablement. En effet alors que 34% d’entre nous renonce à se soigner pour raison financière, la nouvelle taxe sur les mutuelles va rendre toujours plus difficile l’accès au soin. Ces dernières, qui sont déjà dans des situations difficiles et font face à la concurrence des assureurs privés et des bancassurances n’auront d’autre choix que d’augmenter leurs tarifs.

Pour changer cette situation intolérable dans laquelle le gouvernement veut installer la jeunesse, nous considérons deux priorités. Il est primordial d’offrir aux jeunes un réel statut social, qui les tienne à l’abri de l’extrême précarité qui fait leur quotidien aujourd’hui. Par ailleurs, afin de lutter contre une précarisation des jeunes arrivants sur le marché du travail, il est urgent de refaire du CDI la seule norme d’emploi, en supprimant les contrats précarisant tels que les embauches en intérim.

Le 15 octobre aura lieu dans toute l’Europe une journée de mobilisation contre les plans de rigueur. En France un collectif regroupant l’ensemble des organisations de jeunesse progressistes s’est constitué. A l’image du collectif  « La retraite une affaire de jeunes », il entend mobiliser les jeunes et faire entendre leur voix. Il affirme clairement le refus de toute politique d’austérité et porte l’exigence de réponses réelle à l’urgence sociale. L’ensemble de la Gauche devrait prendre exemple sur les plus jeunes et prend à bras le corps le refus des politiques antisociales et porter ensemble les mesures de rupture que nécessite l’effondrement du système.

A Paris, le rassemblement aura lieu à 14h devant la bourse de Paris.

Entre les banques et la jeunesse, il faudra choisir.

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