propagande réac : retour sur l’affaire Sylvie François

Ce bidonnage réac de pure propagande n’a, à ce jour et à ma connaissance, jamais encore été démenti par les principaux intéressés, les Rioufol, Lévy et autres Zemmour,  toujours si sûrs d’eux, péremptoires, mais qui se sont pourtant étrangement investis dans l’histoire, sans prendre la peine d’en vérifier les sources. Pour de prétendus journalistes, ça la fout mal. Et pourtant… Des milliers de personnes y ont cru, nourrissant si besoin en était le rejet de l’autre et les votes xénophobes,  pour le plus grand bonheur du FN.

Qu’ont-ils à dire pour leur défense ?

Un extrait d’un article des Inrocks consacré à ce sujet (la totalité est ici) :

Guerre de religion à Barbès

Le Bloc identitaire est à l’origine de l’opération « Sylvie François ». En juin 2010, une habitante, « Française de souche », de la Goutte-d’Or appelait à un apéro saucisson-pinard pour protester contre l’islamisation de son quartier. « Sylvie François » a pu s’exprimer sur I-télé, RMC, Europe 1 où elle racontait une vie quotidienne effroyable : les insultes des musulmans dans la rue parce qu’elle ne portait pas le voile, l’impossibilité d’acheter du jambon ou du vin dans un quartier sous domination islamique.

Sur I-Télé, le polémiste Eric Zemmour s’insurge, parle de provocations musulmanes et de guerre de religion à Barbès. Le chroniqueur du Figaro Ivan Rioufol exprime son « soutien à la résistante de la Goutte-d’Or » (sous-entendu : contre l’invasion mahométane). Elizabeth Lévy, du site causeur.fr (qui veut « éradiquer les différences à la schlague »), les rejoint.

Dans les médias, « Sylvie François » va répéter son message… Et pourquoi pas, si elle subit dans sa chair un tel cauchemar ? Sauf que… Après enquête, Le Nouvel Observateur révélera la mystification. « Sylvie François » est le pseudonyme d’une militante du Bloc identitaire qui habite en Alsace. C’est un bidonnage. Il n’y aura pas de démenti à la hauteur du buzz. Le Bloc identitaire a gagné la bataille de la perception. Dans une société française ébranlée par la crise, reste une seule trace : Barbès est aux mains d’une « armée d’occupation ». Marine Le Pen utilise d’ailleurs le terme sur les ondes de France Info.