Le nombre de la Bête

 The Number of the Beast is 666 par William Blake, musée Rosenbach, Philadelphie (source)

 

Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokalupsis) signifiant mise à nu, enlèvement du voile ou révélation. (Wikipédia). Je n’aurais pas dit mieux…

  Il m’apparaît confusément probable que nous soyons éventuellement nombreux à nous poser la question… Le monde ne semble-t-il pas avoir atteint son point de fusion sociétale ?  Genre Sodome et Gomorrhe ? Noé et son déluge ?  Les invasions de sauterelles et les pluies de crapauds morts ?  Et tutti quanti ?

 Entre les suicides publics qui remettent l’usage de l’immolation au goût du jour,  les révoltes arabes (ou pas), les mouvements sociaux, ceux des indignés ou d’autres,  les émeutes anglaises, les conflits armés, la peste brune qui se propage (et pas seulement chez les Desouches), la crise boursière et ses effets collatéraux (comme je suis triste pour lui… le pauvre !), et cette guerre mondiale des monnaies qui s’annonce, on n’est pas dans le caca !

 Surtout avec des gouvernements aussi corrompus

 Et si l’on rajoute à cette fresque apocalyptique les attaques d’Anonymous, la disparition annoncée de… Facebook (oh non, pas ça !), les invasions d’algues vertes, brunes, et de méduses bleues à Lacanau, c’est la totale !

 Du coup, ce qui constituait il n’y a pas si longtemps le centre des préoccupations médiatiques françaises nous apparaît aujourd’hui bien dérisoire…

 Le monde est fou.

 Cela n’est pas irrémédiable : la folie étant à mes yeux – d’après le peu que j’en sais – la pathologie de la perte de sens commun, si notre monde souffre de l’absence de projet collectif, il suffira d’en reconstruire un. Qui ne soit pas exclusivement basé sur la richesse financière, mais humaine, tant qu’à faire…

Heureusement, un autre monde est possible.

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