Médiapart : et pan dans la gueule de Bertrand (et de l’UMP) !

 

Où il sera prouvé que Médiapart a bien fait son boulot de journalisme d’investigation dans l’affaire Woerth/Bettencourt, n’en déplaise à X. Bertrand… et à l’UMP :

Mediapart poursuit Xavier Bertrand en diffamation

 
Le secrétaire général de l’UMP a qualifié de «méthodes fascistes» les enquêtes de Mediapart. Voici le communiqué des avocats de Mediapart:

«Le quotidien numérique en ligne MEDIAPART a pris la décision de saisir le Doyen des Juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance de PARIS d’une plainte en diffamation à la suite des propos tenus par Monsieur Xavier BERTRAND, secrétaire général de l’UMP, lequel a cru pouvoir qualifier de « méthodes fascistes » le travail de la direction et de l’ensemble des journalistes professionnels de MEDIAPART. 

 On rappellera que par ordonnances en date du 1er juillet 2010, le Tribunal de Grande Instance de PARIS a rejeté les demandes faites par Madame Liliane BETTENCOURT et Monsieur Patrice DE MAISTRE de censurer les enregistrements reproduits par MEDIAPART et commentés par sa rédaction aux motifs que leur sélection, qui excluait toute atteinte à l’intimité de la vie privée des personnes, ne répondait  qu’au but légitime d’informer. 

 Depuis, la révélation de certains contenus d’enregistrements au demeurant, non réalisés par MEDIAPART, établit définitivement le caractère public et édifiant des informations retransmises. Les éléments d’enquête postérieurs relèvent de la pure investigation journalistique sans qu’il puisse être reproché d’avoir manqué à la déontologie. 

 La presse d’information remplit un rôle essentiel dans les sociétés démocratiques. L’information n’est pas la propriété des journalistes ni des dirigeants politiques. Elle est d’abord le bien de tous les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, internautes et de tous les citoyens. 

 Les propos de Monsieur Xavier BERTRAND, émanant d’un dirigeant d’un parti du gouvernement, sont dès lors d’une exceptionnelle gravité. C’est pourquoi MEDIAPART saisira le Juge, gardien constitutionnel des libertés afin qu’il s’en explique. »

Par Jean Pierre MIGNARD et Emmanuel TORDJMAN, avocats à la Cour, conseils de MEDIAPART

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