Nathalie Artaud, une inconnue… qui aurait gagné à le rester.

Je ne suis probablement pas le seul à le penser, Lutte Ouvrière avait encore de la gueule quand c’était Arlette qui la représentait, mais là, franchement… ça casse pas trois pattes à un canard. Vous l’avez déjà vue, vous, la Nathalie ? Un exemple ici… Elle n’a vraiment de féminin que le prénom, car pour le reste… Bon, je n’en dirai pas plus parce que je suis féministe, mais quand même, faut pas pousser.

 Et en plus, elle est d’une aigreur et d’une agressivité ! Autant l’Arlette avait une force vitale de bon aloi, adaptée à son combat et à ses convictions, autant cette personne semble tout droit sortie d’un bain d’acide sulfurique, et semble avoir pioché ses opinions dans la méthode Coué. Que les médias condescendent à la montrer comme dernièrement sur les plateaux télé à cause de leur petite fête annuelle au château relève d’ailleurs du prodige avec si peu de photogénie…

 Si je suis si mauvais, avec cette militante pure et surtout dure, c’est que je viens de la voir à la télé attaquer Méluche avec un mépris qui confine à la bêtise, avec l’argument à deux balles mille fois entendu qui consiste à prétendre sorunoisement qu’une fois la messe dite, Jean-Luc rentrera au bercail socialiste…

 Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de conneries, mais dans sa bouche rictusée (copyright ©GdeC) de la représentante de Lutte Ouvrière, dont les militants peuvent à présent se réunir dans une cabine téléphonique, cela m’énerve. Car autant on peut l’entendre des socio-traîtres du parti socialiste qui l’ont toujours battu froid même quand il y était, autant venant de quelqu’un qui prétend défendre la cause ouvrière, cela devient l’argument ultime de ceux qui n’ont plus rien à dire. Qui peut croire franchement que quelqu’un qui a mis si longtemps à quitter ce parti va y revenir pour un strapontin, certainement encore plus petit que celui qu’il a occupé lorsqu’il était l’homologue de Morano ? Arrêtez donc d’insulter les militants du parti de gauche qui ne se sont certainement pas enfuis du PS par hasard et par absence de convictions, bien au contraire… Le spécimen qui écrit devant vos yeux tous les jours depuis plus de deux ans en est un exemple bien concret et il suffit de lire chaque jour ses billets pour prendre conscience de ce qu’il n’est pas prêt de virer sa cuti…

 Anticapitalistes nous sommes, et resterons, envers et contre.

Ps. Et toi, CSP, t’en penses quoi, du positionnement de la mégère, guère plus aimable avec le NPA ?

18 réflexions sur “Nathalie Artaud, une inconnue… qui aurait gagné à le rester.

  1. « Je n’en dit pas plus parce que je suis féministe » !!!
    Se dire féministe, après avoir écrit les phrases précédentes, j’en reviens pas !
    L’attaquer sur ses idées, d’accord, sur son physique c’est de la bassesse. Qu’est-ce que le physique à avoir là-dedans.

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  2. Ton article est dégueulasse. Et il prouve au moins une chose, marqué qu’il est par son absence d’analyse politique et son lot d’attaques au faciès : tu ne t’identifies pas au même camp politique que le nôtre (et je n’ose parlé des intérêts sociaux) : si nous étions ensemble, malgré nos divergences politiques, sur le terrain de la lutte sociale, de la défense des intérêts des travailleurs, la bassesse de ton propos aurait laissé place à une polémique sur les idées, les méthodes, les objectifs (or c’est bien sur ce terrain que Nathalie Arthaud parle de Mélenchon… auquel, du reste, elle est loin d’identifier tous les militants du PG : http://www.lutte-ouvriere.org/documents/multimedia/fetes/article/allocution-de-nathalie-arthaud-15612 )
    Et qu’importe en vérité si Mélenchon héritera ou non d’un strapontin dans un gouvernement à majorité PS (il est capable de refuser, et avec panache qui plus est), ou si les négociations électorales porteront sur les législatives ou d’autres échéances : ce qu’il importe de comprendre, c’est que Mélenchon ne défend pas spécifiquement les intérêts des travailleurs. Et pour cause, il n’est pas marxiste ; pire, il est anti-communiste (au sens où nous l’entendons) et il n’aspire tout au plus à qu’un capitalisme pacifié, « plus juste », etc. (cf. ce baratin vieux comme le réformiste qui consiste à faire croire que la capitalisme est réformable) ; ce qui signifie qu’il reste à des années lumières des idées défendues par le mouvement ouvrier révolutionnaires autrefois et défendues aujourd’hui, tant bien que mal, défendues par les militants de LO notamment… http://www.union-communiste.org/?FR-archp-show-2011-1-1427-6011-x.html

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  3. L’anticapitalisme, ça ne veut rien dire.
    Si on ne se bat pas contre la propriété privée des moyens de production (je ne parle pas de « nationalisations », mais de collectivisation), si on ne souhaite pas que les travailleurs gèrent eux-mêmes la production et la répartition des richesses (je ne parle pas de « révolution citoyenne », mais évoque ici une révolution sociale), si on ne veut pas retirer, y compris par les armes, le pouvoir à la bourgeoisie au profit du pouvoir international des travailleurs (je dis bourgeoisie, la classe sociale, pas « oligarchie », la catégorie politique), l’anticapitalisme ne reste qu’une position morale.
    Une position morale qui n’a rien de fondamentalement anti-capitaliste. Une analyse de classe permet de s’en apercevoir.
    De même qu’elle permet de comprendre (d’éviter la « connerie » de ne pas voir, pour reprendre ton terme) dans quel camp social Mélenchon se situe, fondamentalement. Et ce, quels que soient ses discours et ses envolées lyriques « radicales »… qui, malheureusement, n’impressionnent pas que les journalistes en mal de sensations et de bousculades …
    Je maintiens donc : si je peux comprendre et respecter ta position, je trouve ton papier dégueulasse.

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  4. @récriweb : ce que tu écris là me choque. Je ne suis pas communiste, n’entends rien à tes diatribes idéologiques, et n’y vois que des bribes d’un catéchisme qui n’est pas le mien : je suis athée. Et ce qui me choque le plus, c’est cette idée de s’attaquer aux gens par les armes. Je suis quant à moi pacifiste. Et par de là la politique, il y a derrière, pour moi, fondamentalement, l’être humain. Tu me sembles totalement endoctriné, et cela me fait peur, je l’avoue. Alors s’il faut tuer des gens pour être plus à gauche que toi, et bien je n’en suis pas. Le choix des armes finit toujours par se retourner contre soi. Plus que la gauche et l’anticapitaliste il y a l’humanisme. Et ce que tu prônes s’apparente fort à la tyrannie. Et qu’elle soit de gauche ou de droite, je me battrai toujours contre.

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  5. Pacifiste, en effet, je ne le suis pas. Car si je suis opposé à toutes les guerres coloniales et impérialistes, je crois savoir, en revanche (aucun catéchisme, ni endoctrinement, ni diatribes sectaires ici), que pour changer le monde de fond en comble, il faudra renverser les rapports sociaux. Non pas négocier, ni tenter d’amadouer le capital, mais construire une société où le capital (qui repose sur l’exploitation) aura disparu. Et pour cela, à l’instar des Communards et des travailleurs russes de 1917, ne pas se faire d’illusion : la capital ne se laissera pas abattre et se chargera de répondre à toute menace contre sa domination par toutes les horreurs que l’on n’ose à peine imaginer. Songe seulement à la barbarie qu’il a imposé dans le monde hier et qu’il continue de perpétuer aujourd’hui sur la planète entière alors qu’il n’est pas réellement menacé par la violence des exploités… Et songe à ce dont les régimes bourgeois ont été capables quand ils ont été menacés : durant la Commune et la semaine sanglante, en Syrie aujourd’hui, etc.Je défends l’idée de la nécessité non pas de la violence en soi, mais bien celle d’être suffisamment bien organisé et fort pour empêcher, neutraliser ceux qui veulent notre assujettissement et mieux, permettre ensuite à ceux qui font réellement fonctionner la société de prendre les commandes. Non, décidément, je ne suis pas pacifiste : les exploités devront s’emparer du pouvoir par la force car ils n’auront pas le choix. Par pour tuer, ni satisfaire des instincts qui ne seraient pas « humains », mais pour se défendre et s’accorder toutes les chances d’inverser enfin le cours de l’histoire… Non, le pacifisme est étranger aux valeurs du mouvement ouvrier révolutionnaires, aux idées qu’il a toujours véhiculées. parce qu’il est le meilleur moyen de le désarmer et, au-delà, le meilleur moyen de perpétuer l’ordre capitaliste actuel.

    Je ne suis pas humaniste non plus : parce que je ne crois pas à cette vieille fadaise qui consiste à nous faire gober l’idée de l’existence d’une « nature humaine ». Le monde dans lequel nous vivons n’est pas un monde qui connait des dysfonctionnements à cause de la nature humaine, des dysfonctionnement qu’il faudrait atténuer par la force de la raison ; le monde est tel qu’il est , selon moi, car divisé en classes sociales, en classes sociales aux intérêts non pas seulement opposés (à arrondir par la négociation), mais antagonistes (le capital ne vit que de l’exploitation, et la moindre faiblesse de sa part dans ce processus est pour lui un suicide). Le monde est ce qu’il est car il impose à l’humanité entière la dictature du capital ; une dictature où, comme il se doit, les principaux dirigeants ne sont pas élus (ni du reste les hauts fonctionnaires qui, eux, restent quand fonctionne l’alternance et valsent les ministres)… Et vouloir coûte que coûte se donner tous les moyens de faire disparaître cette dictature n’est pas, selon moi, être dans le camp de la tyrannie, comme tu dis. A moins de tout confondre. La tyrannie est partout autour de nous, si tant est que l’on ne se laisse pas divertir par la mascarade des élections qui ne changent rien à rien, si tant est que l’on ne se divertit pas à répandre l’illusion que les élections, dans les régimes bourgeois, peuvent changer quoi que ce soit. Et pour la combattre, il faut s’en donner les moyens.

    Je ne dis pas non plus que je suis « de gauche » : je suis dans le camp des travailleurs. Ce qui est loin d’être le cas de beaucoup qui passent leur temps à revendiquer une morale ou des valeurs de « gauche ». Si être de gauche, c’est vouloir seulement battre la droite, alors je n’en suis pas : car je sais que, dans un cas comme dans l’autre, la classe des travailleurs ont prendront plein la tronche, et ce, quelque soient les discours « de gauche » de leurs dirigeants réformistes. Si être « de gauche », en revanche, c’est contribuer à l’organisation révolutionnaire des travailleurs, organisation qui leur sera nécessaire pour enfin changer le monde, alors oui, je veux bien me dire de gauche. Mais dans ce cas-là, alors, la gauche ne représente que 1% des électeurs…

    Une dernière chose : je suis révolté, et je sais que tu l’es aussi. Mais il faut éduquer cette révolte. Les idées que tu véhicules étaient déjà combattues par les marxistes au milieu du XIXe siècle ; des idées qu’ils qualifiaient d' »idéalistes » (par opposition aux idées matérialistes et dialectiques) ; des idées qui n’ont jamais rien apporté au mouvement ouvrier, à part des illusions et des discours… Des expériences et une littérature abondante permettent de prendre connaissance de ces discussions et polémiques (tout militant de la gauche radicale devrait en prendre connaissance, ne serait-ce que pour éviter de reprendre les clichés journalistiques et de se ridiculiser)…

    Quoi qu’il en soit, l’aspect fondamental de l’activité de LO est la défense du programme d’émancipation de la classe travailleuse, le programme communiste ; et ce ne peut être que sur ce terrain, me semble-t-il, que ta critique pourrait être constructive.

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  6. Le conflit entre Gauchedecombat et Recriweb me chiffonne beaucoup. Il est d’ailleurs le pendant de l’opposition entre Arthaud et Mélenchon. Cela me chagrine car j’adore lire et discuter avec les deux. Et à vrai dire, selon moi, nous sommes du même camp qui va de la gauche du PS jusqu’aux plus à gauche. Recriweb, je sais que tu n’es pas d’accord avec cela. Mais si j’ai mis beaucoup de temps à m’engager dans un parti politique c’est, parce qu’issu de ce qu’on appelle les quartiers populaires, boursier, fils de rmiste, etc., j’avais un clair écœurement envers les partis politiques. Si nous, les forces de gauche, perdons ces classes populaires, c’est en grande partie à cause de cela.

    Je comprends ta position Recriweb. Sincèrement. Seulement, pour 90% à 95% du peuple, ces embrouilles relèvent plus de l’inutilité que du combat légitime. Peu importe que cela soit vrai ou pas, je parle de ce qui est perçu.

    Nous avons un combat à lutter contre les fascistes. Nous avons un combat à avoir face aux néofascistes de l’UMP. Et nous avons un vrai combat à mener face aux capitalistes de gauche, les Terra Nova, Valls et compagnie. Ne crois-tu pas que les priorités sont d’abord ici? Car viendra peut-être le jour où toi et moi seront dans la majorité. Et à ce moment-là nous lutterons l’un contre l’autre de manière bien plus constructive aujourd’hui.

    Si Jean-Luc se mettait à taper sur le NPA, LO, le PCF et Solidaires avant de taper sur l’UMP et Terra Nova, je réviserai alors mon engagement. Car je ne suis pas au PG comme je suis un supporteur du Virage Auteuil: je suis dans ce parti pour ses idées, non pour l’étiquette.

    J’aurais pu mieux écrire, s’il le faut j’écrirai plus longuement sur ce sujet.

    Fraternellement.

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  7. Post ridicule et inutile…

    Aucune argumentation politique…

    De l’aigreur donc.

    Et pourtant, c’est un militant du Font de Gauche que je suis, qui dit que cela est contreproductif !

    Artaud comme Poutou nous aide a imposer nos thèmes !

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