Mr Woerth existe comme il peut. C’est à dire mal.

  

Eric Woerth, dans l’émission de Ruquier samedi dernier ( « On n’est pas couché« )  a  déclaré que  « Sur Internet […] Il y a un nombre de détraqués qui est assez colossal« . Voudrait-il dire qu’il y aurait donc davantage de (je reprends ses termes)  « détraqués » sur le net qu’ailleurs ?  Voilà une assertion qui mérite réflexion…  et vaut son pesant d’irrationalité !

 Mais cela n’est guère étonnant de la part d’un mouvement soi-disant populaire qui n’a cessé de remettre en cause la liberté d’expression sur le net, cherchant sans cesse à ficher, fliquer et contrôler toujours plus, à travers la loppsi2, Hadopi et, encore plus récemment, l’e-G8… Rejetant aux oubliettes les propositions de Kouchner visant notamment  à protéger les blogueurs des dérives anti-démocratiques et autoritaires de certains pays. Et ne permettant pas aux mouvements de défense des libertés individuelles, y compris sur le net, de participer à ce sommet.

 En outre, si Monsieur Woerth est si vindicatif vis-à-vis d’un instrument et d’un univers dont je ne suis pas sûr qu’il soit si familier, comme bien des gens de sa génération (mais c’est là, je l’avoue un préjugé, je n’en sais rien) c’est aussi et surtout qu’il ne saurait oublier que c’est un site Internet, Médiapart,  qui a ouvert le dossier nécessaire et utile des conflits d’intérêts d’un ancien Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique… avec, notamment, Madame Bettencourt, grande pourvoyeuse de fonds pour l’UMP devant la loi des hommes… et fraudeuse n°1 du fisc français devant l’opinion.  Comme on voudrait voir Mr Ciotti aussi efficace avec elle et ses semblables qu’avec les bénéficaires du RSA !.

 Il est bon en outre de préciser, comme le rétablit Numérama dans le lien précédemment cité, que l’article 6 IV de la loi pour la confiance dans l’économie numérique prévient que « toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d’un droit de réponse, sans préjudice des demandes de correction ou de suppression du message qu’elle peut adresser au service ».

 Il n’est donc pas vrai comme il le prétend qu’on puisse dire tout et n’importe quoi sur la toile… Il suffirait simplement de faire respecter la loi là comme ailleurs. Et que notre pays en ait les moyens. Pour ce qui me concerne, et cela me semble une règle de déontologie élémentaire de blogueur, j’ai toujours fait en sorte sur mon blog de ne laisser passer en aucun cas des commentaires de nature à transgresser la loi, comme le précise ma page avertissement, ci-dessus. A bon entendeur… Bien le bonjour par chez vous.

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