quand le fascisme joue sur les mots

La mise en orbite médiatique d’une Marine Le Pen, pour ne prendre que cet exemple, me semble assez caractéristique du phénomène. Tout doucement, d’articles en dossiers, d’interviews en invitations télévisées, de sondages en sondages, la charismatique leader du Front National, qui est un parti d’obédience fasciste, faut-il le rappeler, est en passe d’être naturalisée dans le paysage politique hexagonal. Il ne serait ainsi pas surprenant que d’ici peu un certain nombre de ses idées s’enracinent dans l’opinion et que certains journalistes soient amenés à écrire : « Le sujet n’est désormais plus tabou, l’islam en France pose un certain nombre de problèmes » ou bien « Le sujet n’est plus tabou : les étrangers sont trop nombreux en France » ou encore : « Le sujet n’est plus tabou : Marine le Pen sera présente au second tour de l’élection présidentielle », ou bien encore : « Dans les rangs de l’UMP, le sujet n’est plus tabou : il faut faire alliance avec le Front National »…

extrait du billet   « LE SUJET N’EST PLUS TABOU ! », par Vincent Migeat sur le blog de Paul Jorion

7 réflexions sur “quand le fascisme joue sur les mots

  1. Il serait effectivement temps de faire sauter un bon nombre de pseudo-tabous voulu par le tout puissante bienpensance de ce pays.

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  2. @MPHA: je ne te le fais pas dire… et écrire.
    @Vall : cesse de cultiver l’ambiguïté sur le sujet et précise ta pensée. Il est temps de choisir ton camp, camarade…

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  3. « la toute puissance bienpensance de ce pays », on va se transformer en fabricants de barbelés bientôt, parti comme c’est, et nous sur des miradors en train de surveiller une foule « qui ne penserait pas comme il faut ».
    Stratégie politique où paranoïa (ou plutôt délire de persécution) ?

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  4. « Le fascisme n’a pas été pulvérisé. Il a été intériorisé et il ressort un peu partout, partout un peu ». (Printemps dans un jardin de fou – Henri-Frédéric Blanc)

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