Renault, collabo : notre mémoire manipulée par France 2

Louis Renault présente un prototype de Juvaquatre à Hitler et Göring à Berlin en 1938

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Falsification de l’histoire :

pour un droit de réponse

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Les héritiers de Louis Renault mènent une bataille juridique et médiatique pour obtenir la réhabilitation de Louis Renault. Pour rappel, les usines Renault ont été nationalisées par ordonnance en 1945 au motif  suivant : « Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées NOTOIREMENT insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. »

Le 13 juillet 2010, la Cour d’Appel de Limoges a condamné le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane à payer 2.000 euros de dédommagements à deux petits-enfants de Louis Renault et exigé que fût retirée de l’exposition permanente une photo de l’industriel, entouré d’Hitler et Göring, au salon de l’auto de Berlin de 1939, avec cette légende : « Louis Renault présente un prototype à Hitler et Göring à Berlin en 1938 (sic) […] Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht. Renault sera nationalisé à la Libération. ». Un dossier du Monde Magazine du 8 janvier 2011, du Journal Télévisé de France 2 le 2 mars 2011, ont donné un écho approbateur à cette décision judiciaire. Ainsi se précise une vaste entreprise de réhabilitation de Louis Renault, et avec lui, du haut patronat français sous l’Occupation, relancée depuis quinze ans par plusieurs historiens ou publicistes qui ont préféré les témoignages postérieurs à l’Occupation aux archives des années 1940-1944.

Pour l’historienne Annie Lacroix Riz dont les publications sur cette période reposent sur l’analyse des archives françaises (ce qu’il en reste) et allemandes et citent toutes les sources, les faits de collaboration ne font aucun doute. Elle a demandé un droit de réponse à France 2, qui lui a été refusé.

Le Parti de Gauche apporte son soutien à la mémoire outragée des résistants, en particulier tous les salariés de Renault arrêtés, torturés, fusillés pour fait de sabotage et de résistance à l’intérieur comme à l’extérieur des usines Renault de Billancourt et du Mans. Il soutient la demande de Madame Lacroix Riz pour un droit de réponse sur France 2 (pétition en ligne). Le PG milite  pour un statut des medias qui garantisse leur indépendance. Il défend l’indépendance des chercheurs, dont les travaux ne peuvent être soumis ni aux pressions médiatiques, ni aux pressions de la justice.

Voici ce que dit le texte de la pétition citée en lien ci-dessus, rédigée par Annie Lacroix-Riz :

A l’attention de France 2

Le 2 mars 2011, Monsieur PUJADAS a présenté au journal de 20 H. de la chaîne publique de France 2, un dossier spécial intitulé « Louis Renault a-t-il collaboré avec l’Allemagne nazie ? »
Ce dossier fut entièrement consacré à blanchir celui qui fut l’objet d’une confiscation de ses usines décidée par l’Assemblée Nationale le 15 novembre 1944 pour collaboration avec l’ennemi. L. Renault fut emprisonné et mourut en prison.
Le 16 janvier 1945, Charles de Gaulle, soutenu par toutes les forces politiques et patriotiques de l’époque, signait une ordonnance instituant la nationalisation des usines Renault.
Voici un extrait de l’exposé des motifs :
« Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées NOTOIREMENT insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt.
La mairie de Boulogne sur ses panneaux publics consacrés à la mémoire des usines Renault rappelle d’ailleurs clairement ces faits historiques.
L’initiative de M.PUJADAS et de la direction de France 2 est un outrage à la mémoire de tous les patriotes morts pour la France, de tous les salariés de Renault arrêtés, torturés, fusillés pour fait de sabotage et de résistance à l’intérieur comme à l’extérieur des usines Renault de Billancourt et du Mans.
Sollicités pour exiger un droit de réponse, les services de M. PUJADAS ont sèchement refusé.
Nous appelons tous les démocrates de notre pays, tous les élus de la nation, tous les témoins et les associations d’anciens combattants, déportés, ou de fusillés, les historiens, syndicalistes et gens de culture à signer cette pétition

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