DSK a (ré)inventé la poudre… aux yeux.


Le fantôme de l’opéra socialiste a encore frappé : «la croissance seule ne suffit pas» contre le chômage, a-t-il déclaré à Washington. … Effectivement, cette information est de la première importance, et nous ne nous en serions pas douté sans sa pertinente analyse livrée par Libération (dont je rappelle comme ça en passant que ce journal s’embourgeoise et s’auto-capitalise grave… Situation que résume fort bien l’un de mes dessinateurs préférés ici).

Cela fait près de 40 ans que la France (entre autres) est impuissante à livrer un combat digne de ce nom contre ce fléau qu’est le chômage. 40 ans que les gouvernements successifs de droite, de gauche et du milieu sont impuissants à le réduire à la seule part de feignants inhérents à tout système (faites entrer l’assisté !), soit environ 3,5 %… 40 ans qu’ils nous bassinent tous avec le retour de la croissance, les mesures pour l’emploi saucissonnées (entre lesquelles l’atypique se fait piéger et enrage), entre les jeunes, les plus de 50 ans, les chômeurs longue durée, les bénéficiaires de l ‘autrefois RMI aujourd’hui RSA, la femme seule avec enfant, toutes ces cases dans lesquelles il faut entrer pour espérer caresser l’espoir d’avoir un traitement de faveur de pôle emploi qui vous permette d’enfin jouir du bonheur de passer des articles au crayon optique à Carrouf pendant des temps partiels imposés qui ne nourrissent ni son homme ni sa femme et qui vous donnent des tendinites qu’on ne déclarera jamais pour ne pas perdre son boulot ! Même à quémander une prime de quelques dizaines d’  euros pour joindre les deux bouts, ils vous la mégotent, ces ladres, c’est pour dire !

Et après tous ça, ces enfoirés, ces mord-moi-le nœud (ou pas…), ces résidus de fond de capote, ces minables qui se prennent pour le nombril du monde, aidés en cela par de brillants analystes et autres pamphlétaires quasi-organiques de ce système agonisant vont pousser des cris d’orfraie sur l’horreur qu’il y a de voir la France livrée aux mains de la ,grosse blonde qui tache ? Quelle hypocrisie !

Pour moi, une chose est certaine : tant que ce système économique perdurera sur les mêmes bases, jamais nous ne connaitrons la fin de cette souffrance qui profite à tant d’oligarques décatis, qui ont tout intérêt à ce qu’il y ait une masse de chômeurs pour abaisser le coût du travail. Cela s’appelle la loi de l’offre et de la demande puisque l’emploi est considéré comme un marché alors qu’il devrait s’agir d’un bien collectif d’intérêt public, et je doute que ceux qui s’en foutent plein les fouilles soient très enclins à voir tomber leur régime lucratif si nous n’y mettons pas un peu du nôtre…

Va falloir aller leur arracher la redistribution des richesses avec les dents ! Et je crains fort que cela ne se fasse point avec des manières très démocratiques… Pourtant, j’aimerais croire un dernier instant au concept de révolution par les urnes, au bénéfice du doute. Encore un dernier petit espoir pour la route. Mais si rien ne vient… je ne serai pas de ces révolutionnaires de salon dont mes adversaires m’accablent : ils ne me connaissent pas.

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7 réflexions sur “DSK a (ré)inventé la poudre… aux yeux.

  1. Suggestion : toruver le moyne de lire (en bibliothèque ») l’oeuvre collective

    « Travailler deux heures par jour » Edition du Seuil

    C’est vieux mais en soi toujours d’actualité

    Et c’est, entre autres, la réponse au chômage

    Trouver du boulot d’accord, mais pour produire quoi ?
    Du nécessaire ou du superflu ?
    Du durable ou du volontairement fabriqué non durable ?

    « Il y a le vital, le simplement normal (déjà quelque peu subjectif), le superflu (bien plus subjectif encore) et le luxe (sans commentaire). Et il y a près de deux milliards de Terriens qui ne disposent pas du vital, alors/parce que quelques millions de Terriens n’appellent pas le superflu par son nom »

    Seuls, pour limiter la casse, des femmes et des hommes, politiques ou non, vivant, avant tout et dans leur quotidien, l’intelligence du cœur, donc avec le sens des vraies valeurs éternelles (différent de religieuses), prêts à prôner par l’exemple la simplicité volontaire soutenable et durable et pour autant pas triste, mais loin des plaisirs aussi vains qu’éphémères, seules ces personnes réalistes-là peuvent limiter la casse.

    Autrement dit une indispensable décroissance soutenable de la consommation suicidaire des uns et de la pauvreté non méritée des autres. Une décroissance vitale pour notre pays, comme pour l’Europe et la planète tout entière.

    Il y en a combien en France ? Combien à Bruxelles ? Le club Bilderberg les laissera-t-il agir ?

    Simplicité volontaire soutenable et durable et pour autant pas triste pour soi-même et sa descendance. En essayant tous les jours de faire un peu de bien autour de soi.

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  2. @ mic,
    Tout dépendouillera des instances pendantes qui indiqueront au lambda- attentif qui il s’agira de lécher dans les burnes selon les instances du moment.
    Et le plan « barrage à l’extrême droite » déjà pas mal éculé, nous a fait singulièrement mal aux fesses il y a encore peu…
    Question de mémoire…Mais, on voit bien que c’est encore « ushuayable » en dernier recours à l’argan.

    Sinistre constat: l’huile/cosmétique-toc permet à l’extrême droite de pénétrer plus loin encore dans le fion!A l’empathie que suscite la candidature de N.H nous pouvons estimer la quantité de neurones en action sous les cheveux de nos contemporains.

    La délégation de pouvoir, par principe, y participe comme un effrayant diagnostic!

    Steph.

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  3. @ J.M
    C’est parce que tu ne te départies pas d’une vision utilitariste du monde et de son fonctionnement que tu persiste à « trancher » le temps en unités « travail », ainsi, au delà d’une forme naïvement fouriériste sur la question du partage du travail, travail qui à petite doses nous rendrait libres et citoyens, tu ne supposes pas seulement que la notion même pourrait s’effacer devant une autre conception du monde – autre que : peu de travail mais tous au boulot!- dans laquelle la valeur « travail » serait abolie au profit de la suppression de tout ce qui nous ennuie.
    Mais pas en valeur ou en nécessité « travail », mais dans le principe de la suppression du travail lui même comme définition de l’activité sociale, de son dépassement en tout.

     » les individus sont tels qu’ils manifestent leur vie, ce qu’ils sont coïncide donc avec ce qu’ils produisent et comment ils le produisent » disait un vieux philosophe alors qu’il était encore jeune, en 1844.

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