Quand on a le front d’être de gauche…

1er tour des élections cantonales : déclaration du Front de gauche

Au soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l’âge de la retraite est sanctionné. L’ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d’abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l’ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république !

La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n’en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée.

Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d’un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus.

Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite.

2 réflexions sur “Quand on a le front d’être de gauche…

  1. En attendant que ce soit les gens qui eux-même imposent leurs choix politiques et leurs programmes concourant au renversement des conditions existantes à ceux qui affichent de les représenter mais concoctent tout dans l’ombre funeste de leurs alcôves, force nous est faite de constater la pathétique poussée de la peste autoritaire, nationaliste, xénophobe et radicalement « brune ».

    Le « Bleu-Narine » très largement médiatiquement soutenu et artificiellement remis en scène par les politicards de tous bords exhale un profond dégoût
    la fRance d’en bas se mettrait donc au « Bleu d’Ethyl-haine », et déjà ce matin il y a comme une grosse « gueule de bois », juste après la langue qui d’ordinaire la précède.

    Pour faire bon poids, n’oublions pas qu’une nouvelle tournée à la thon est d’ores et déjà pré-servie pour Dimanche prochain.
    Steph.

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  2. Vu le traditionnel peu d’intérêt que ce type d’élection rencontre, les résultats des cantonales n’ont aucune valeur prédictive pour 2012. Même si, grégairement, les médias dans leur ensemble nous font depuis dimanche soir des tartines de déductions/prédictions quasi scientifiques et évidemment indubitables. .

    Par contre, il est vrai qu’une abstention massive réfléchie, expliquée et active au printemps 2012 pourrait être une stratégie payante et didactique susceptible d’interroger sur la légitimité des élus, d’une part, et de faire peut-être réfléchir, d’autre part, nos irresponsables politiciens. Avant, parmi les cataplasmes, un recours, entre autres, à la cyberdémocratie informatisée non traficable et la comptabilisation du vote blanc dans les suffrages exprimés.

    Quoiqu’il en soit, il y a de quoi désespérer de l’intelligence de certains électeurs quand, dans certaines circonscriptions, on constate pour quel candidat peu recommandable, élu ou bien éliminé après ce premier tour, ils ont voté. Avant que soit élus ou ré-élus des présidents de conseils généraux pas toujours non plus « blanc blanc », voire pas du tout recommandables.

    Les veaux seront toujours les veaux ! Et notre « démocratie » toujours une « pseudo-démocratie »

    Car vu le culte totalement irrationnel et quasi religieux qu’on nous a inculqué qui voudrait qu’un vote « majoritaire » (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte ou d’action, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. :

    « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Feu Alain Etchegoyen, ex-commissaire général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )

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