Pourquoi Marine Le Pen est l’ennemie des travailleurs (et des chômeurs)

 

Depuis plusieurs mois, j’attendais de connaître plus précisément le programme économique du FN pour y répondre et le démonter point par point, en explicitant en quoi il est nuisible pour la défense des intérêts de ceux qu’il prétend défendre, de manière si cynique (je le répète, persiste et signe : les Le Pen ne sont absolument pas des philantropes, l’histoire le prouve assez, et notamment la manière dont ils ont accumulé des richesses par le biais du FN… Le Pen père est d’ailleurs assujetti à l’ISF, lui qui prétend défendre les français les plus humbles… Et ce n’est pas là l’une des moindres incohérences de son positionnement).

Aussi, c’est avec plaisir que je vous fais part de nouveau (pourquoi inventer ce qui existe déja !) d’un communiqué de gauche unitaire récent sur ce thème de la conception économique du FN. Il est isntructif à plsud ‘un titre, et il est en effet utile de rappeler son postionnement dans el débat des retraites, où il était pour la retraite à 65 ans, comme l’UMP, mais Marine Le Pen a jugé utile de retirer ce point de ses positions pour ne  pas froisser son électorat… l’intention, cependant, demeure, et la ligne reste la même. La (les) preuves et les arguments (à votre dispostion pour le débat, comme d’habitude, à condition qu’il soit respectueux des uns et des autres…) :

.

Marine Le Pen : son programme pour le capitalisme français

En prenant la présidence du Front National, Marine Le Pen prétend engager ce parti dans une nouvelle voie, celle d’une prétendue « modernisation », qui permettrait à l’extrême droite de gagner en crédibilité et de pouvoir prétendre à l’exercice du pouvoir.

En plus de renouveler les thématiques racistes qui visent, son seulement l’immigré, mais plus précisément le musulman comme menace sur l’identité de la France, l’équipe de direction autour de Marine Le Pen a commencé à produire plusieurs documents programmatiques censés définir les solutions concrètes à appliquer une fois au pouvoir.

Le premier axe programmatique mis en avant par le FN pour mettre en avant une soi-disant « rupture » est l’abandon de la monnaie européenne « car dans la doctrine économique et politique du FN : une Nation = une monnaie. ». L’objectif principal de cette mesure étant de pouvoir réaliser une « dévaluation compétitive maîtrisée » pour obtenir des « gains de compétitivité », un « soutien aux exportations ». Derrière les discours sur la défense des salariés, c’est le même objectif de « compétitivité » du capitalisme français, défendue par Madame Parisot et tous les grands patrons, que le FN reprend à son compte. Voilà le véritable sens de la « modernisation » version Marine Le Pen, il s’agit d’afficher plus ouvertement la soumission à l’économie de marché !

Quant aux effets négatifs pour les classes populaires d’une sortie de l’euro, le FN s’en accommode sans problème. Il propose l’établissement d’une parité fixée à « 1 euro = 1 franc » « pour maintenir au mieux le pouvoir d’achat », en expliquant que la « baguette d’1 euro passerait à 1 franc et non à 6,57 francs ». Et il oublie juste de souligner que le SMIC qui est environ de 1055 euros nets passerait donc avec le FN à 1055 francs avec la sortie de l’euro. On imagine la perte de pouvoir d’achat énorme qui en résulterait ! Quant à l’augmentation de la dette publique de l’Etat français (dont la majeure partie est souscrite en euro) qui se produirait du fait de la baisse de la valeur de la nouvelle monnaie, le FN se fixe comme objectif de consacrer les ressources budgétaires qu’il faudra pour la résorber. Il en résulterait de fait une austérité accrue pour les classes populaires.

Multiplier les imprécations contre la « bureaucratie de Bruxelles » ne suffit pas pour rompre avec la logique qui a prévalu à la construction de l’Europe libérale. Au fond Marine Le Pen veut remplacer la « concurrence libre et non faussée » à l’échelle européenne par la « concurrence libre et non faussée » à l’échelle nationale. Donner la priorité aux besoins sociaux sur la logique du profit n’est pas son souci. C’est pourtant la seule voie pour s’opposer de façon conséquente à la logique du Traité de Lisbonne. Et le développement d’une logique de solidarité et de coopération contre celle de la concurrence et de la course au profit passe nécessairement, non par le repli à l’échelle nationale, mais par une confrontation permanente au sein de l’Union Européenne pour bloquer et dénoncer les projets néo libéraux qui sont imposés à tous les peuples. C’est le seul moyen pour pouvoir reposer la nécessité d’une autre Europe au service des peuples et du bien commun. Et rompre avec les marchés financiers et les politiques du FMI suppose d’oser annuler la plus grande partie des dettes publiques qui ne servent qu’à enrichir les banques et les marchés financiers au détriment des peuples.

Un autre document du FN « Comment redresser les services publics ? » est également révélateur de la rhétorique « mariniste ». Cette critique, qui omet les privatisations survenue dès la fin des années 1980, fait découler la casse des services publics, des Traités européens en donnant le règne de la « concurrence libre et non faussée », en multipliant les exemples, en France, à l’étranger… Mais quand il s’agit d’avancer des propositions concrètes, le FN se contente de quelques banalités sur « l’Etat stratège » et surtout en précisant qu’il faudra « stimuler la modernisation du service public, les gains de compétitivité, la qualité et l’innovation », dans un bel exemple de novlangue néo libérale.

Critiquer le Traité de Lisbonne n’est pas suffisant pour mettre un coup d’arrêt à plus de 30 ans d’un démantèlement des services publics. Cela ne peut se faire qu’en posant la question décisive de la propriété publique, qui ne peut s’imposer que par un processus d’appropriation sociale et démocratique qui place les salariés et les usagers au cœur des pouvoirs de décision. Et défendre les services publics, c’est également être capable de mesurer les nouveaux besoins qui nécessitent le développement de nouveaux services publics, de la petite enfance, du logement, du 3ième âge et du 4ième âge, ce qui suppose une confrontation sociale avec les groupes économiques qui voient ces secteurs comme une source de profits. Mais tout cela est bien loin des préoccupations du FN…

Marine le Pen prétend tenir un discours « radical », de « rupture », dénonçant la « marchandisation » et le « règne de l’argent », mais les faux semblants ne pourront pas tenir bien longtemps. Marine Le Pen est prise dans une contradiction entre sa volonté de développer une rhétorique « anticapitaliste de droite » et la nécessité de donner des gages de gestion gouvernementale en annonçant qu’elle sera respectueuse de règles de l’économie de marché et de la défense du capitalisme français. Tout comme elle oscille entre une dénonciation virulente de Nicolas Sarkozy, accusé de provoquer une « débâcle », et un silence prudent sur le chef de l’Etat, comme lors de son discours d’investiture à la présidence du FN. Car si Marine Le Pen veut amener le FN  aux portes de la gestion gouvernementale, cela suppose de réussir à opérer une recomposition au sein de la droite qui ouvre des ponts aux alliances UMP – FN. Au fond, c’est le rôle auquel Marine Le Pen semble vouloir prétendre : être la bouée de sauvetage d’un Nicolas Sarkozy dont les difficultés à rassembler les différentes familles de droite s’accumulent.

En fait, comme souvent, le vrai test est l’attitude des forces politiques face aux mouvements sociaux. La mobilisation massive des travailleurs pour la défense des retraites a été un révélateur du gouffre qui existe entre les préoccupations de la majorité des salariés et les positions du FN. Son programme défend deux mesures : « La retraite à la carte : l’âge de la retraite pourrait être reculé de 60 ans à 65 ans. Les retraites par capitalisation C’est une voie qu’il faudra privilégier à long terme. » Le MEDEF n’aurait pas dit mieux !

.

13 réflexions sur “Pourquoi Marine Le Pen est l’ennemie des travailleurs (et des chômeurs)

  1. Je ne suis évidemment pas d’accord avec l’argumentation de fond, mais je suis d’accord avec la méthode, celle d’attaquer le FN frontalement, c’est à dire sur l’ineptie de son programme.

    J'aime

  2. En fait, je partage pas mal d’observations, parmi celle que tu fais, mais c’est l’arrière-fond anti-libéral qui me gêne. Elle n’est pas libérale, elle est surtout populiste, in fine.
    Bien évidemment, je suis tout à fait en désaccord sur ce que tu supputes à l’Europe.
    Maois pour tout le reste, tu me parais voir tout à fait juste. Particulièrement, à l’évidence, sa rhétorique anti-capitaliste est clairement bidon.

    J'aime

  3. @l’hérétique : je suis aussi populiste, c ‘est à dire que je m’intéresse au peuple et que je tente de rendre mon argumentation accessible et proche des préoccupations de tout un chacun. Quant au fond anti-libéral, je respecte ton désaccord, mais quand on voit quels ravages provoque l’idéologie du marché libre et non faussé (ainsi, ici : https://gauchedecombat.wordpress.com/2011/02/16/capitalisme-45-millions-de-morts-en-sursis/ ) je ne comprends pas vraiment ces réticences…

    J'aime

  4. Vous nous dites: »Et il oublie juste de souligner que le SMIC qui est environ de 1055 euros nets passerait donc avec le FN à 1055 francs avec la sortie de l’euro. On imagine la perte de pouvoir d’achat énorme qui en résulterait ! »Enorme bêtise dans cette affirmation puisque que tous les prix en Euros seraient convertis 1euro=1franc ou voyez -vous la perte .C’est une simple parité.Bien sur il y auras une dévaluation .Le pays dans le passé à déjà pratiqué ,pour le plus grand bénéfice des exportations qui sont au plus mal.Pour bien vous faire comprendre le processus : ¬Avant la sortie :

    1. Négocier avec les autres pays européens qui souffrent de la monnaie unique une « sortie groupée » de la zone euro et de l’Union Européenne, ensemble et le même jour. Ces pays sont l’Irlande, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique,…
    Retrouver ainsi le groupe des pays européens aux monnaies libres : Suisse, Norvège,
    Suède, Danemark…
    2. Créer un « ministère des Souverainetés », ministère technique transversal chargé de coordonner la restauration de la souveraineté de la France dans tous les domaines (monétaire, budgétaire, commercial, migratoire, militaire, diplomatique, juridique, etc…)
    Comment sortir de l’euro ? Les 12 étapes essentielles
    3. Préparer la fabrication de la nouvelle monnaie nationale, le Franc pour éviter la rupture des signes monétaires (pénurie de billets de banque). Les imprimeries de Chamalières (comme aujourd’hui) produiront au fur et à mesure, sous contrôle de la Banque de France, des billets (5, 10, 20, 50, 100, 200, 500 Francs) et à moindres coûts.
    Les chéquiers en € pourront également rester en vigueur par simple substitution de l’Euro en Franc.
    4. Restaurer la Banque de France dans ses prérogatives d’institution monétaire (mais elle conservera son autonomie vis-à-vis de l’Etat !) et dans son rôle de définition de la politique monétaire de la France, en coopération avec le ministère de l’Economie et des Finances ;
    5. Abroger la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’Etat d’emprunter à la Banque de France et qui l’oblige à se financer de façon onéreuse auprès des banques privées et des marchés financiers internationaux;
    6. Seule, ou avec d’autres pays, la France annonce officiellement qu’elle se dote d’une monnaie nationale, le Franc, et qu’elle quitte en conséquence la zone euro, afin de sortir de la crise mortelle qui l’affecte.
    ΔInstantanément, l’euro perd le peu de crédibilité institutionnelle qui lui reste.
    ¬Au moment de la sortie : Institutionnellement, « battre monnaie » est le privilège régalien d’une Nation et donc un retour à la souveraineté monétaire; cela implique qu’une ordonnance (Art. 38) de notre Constitution autorisera le gouvernement à agir dans l’urgence pour sauvegarder la stabilité.
    7. Mettre en circulation les nouvelles pièces et billets de Franc et autoriser la double circulation avec l’Euro pendant 1 à 2 mois. Opération conduite sous la supervision de la Banque de France ;
    8. Etablir de façon temporaire un contrôle des changes, levé, une fois la situation financière stabilisée ;
    9. Au bout de 2 mois de double circulation, seul le Franc a cours légal en France ;
    10. La parité fixée est la suivante : 1 euro = 1 franc avec un taux de change fixe et ajustable (si euro monnaie commune), pour maintenir au mieux le pouvoir d’achat.
    Par conséquent :
    Le prix des biens de consommation ne changera pas pour éviter à nouveau un mouvement très inflationniste comme lors du passage du Franc à l’Euro. Ex: la baguette d’1 € passerait à 1 Franc et non à 6,57 F (en 10 ans, perte de 40 % de pouvoir d’achat !)
    Il n’est pas question de revenir au Franc «Pinay» soit 1 € = 6,57 F;
    11. Désormais, la politique monétaire de la France est conduite conjointement par le ministre de l’Economie et des Finances ainsi que le gouverneur de la Banque de France, sous contrôle populaire, par une commission de surveillance parlementaire ; Dans un premier temps, le Franc devrait paradoxalement se réévaluer de X % face au Dollar, à la Peseta, à la Drachme, à la Lire, à la Livre Sterling, etc.., compte tenu de
    l’état relatif (par rapport à la France) de décomposition des économies des pays de la zone euro (hors Allemagne) voire des USA. Grâce à notre politique économique et à la stabilité monétaire que nous allons rétablir au niveau domestique, nous serions dans un deuxième temps contraints de pratiquer une dévaluation compétitive maîtrisée (acte politique fort et positif pour le pays), tout comme les USA et la Chine la pratiquent actuellement.
    Cette dévaluation prévisible de l’ordre de 20 à 25 % du Franc aurait plus d’avantages que d’inconvénients. Elle augmenterait certes de 20% la dette extérieure, souscrite en Euros (à condition que l’Euro existe encore !), soit 67% de la dette. Ce qui représente une augmentation de 10 points environ de dette par rapport au PIB, loin du tsunami parfois annoncé par les tenants de l’Euro. Ceci est sans compter bien entendu le phénomène inflationniste inévitable dû au désordre monétaire mondial !
    Surtout, cette dévaluation produirait des effets très positifs sur la dynamique de l’économie nationale, compensant largement la hausse provisoire de la dette : gains de compétitivité, soutien aux exportations. Parallèlement, nous allons grâce à la « déprivatisation de l’argent public » (fin de l’open market) – soit une « monétisation de la dette » pour obtenir une capacité d’autofinancement allouée à l’économie réelle, par un dégagement d’excédents budgétaires – entamer aussi un mouvement de résorption de la
    dette plus rapidement, sans désastre social. Selon nos prévisions et avec notre modèle économique patriotique, il est possible de recouvrer l’équilibre budgétaire à partir de 2016 et de résorber une majorité du capital dette publique à l’horizon 2025. Cette politique monétaire était celle des trente glorieuses !
    ¬Après la sortie :
    12. Un an après la sortie de l’euro, le ministère des Souverainetés publie un premier bilan de l’impact de cette décision sur l’économie française, son industrie, son commerce, le pouvoir d’achat et l’emploi. Le cas échéant et en fonction de l’évolution future du SMI, le Franc pourrait être adossé ultérieurement à un étalon monétaire polymétallique constitué d’un panier de monnaies et de métaux précieux (Or, argent platine, platinum..).
    GdC au lieu de proferer des anathemes sans fondement ayez au loin l’intelligence de donner votre avis ,sans tomber dan des propos vaseux.Et pour une fois assumé le dialogue dans les limites de la correction.

    J'aime

  5. Posons la question qui est le plus crédible en économie?

    JLM y va de ses mesures de gauche qui sont toujours belles et bonnes mais qui au final ne peuvent jamais vraiment s’appliquer parce qu’il y manque un ingrédient indispensable pour cela: notre souveraineté monétaire. Or c’est le point essentiel sur lequel semble vouloir s’appuyer MLP en ce début de campagne. Tiendra-t-elle jusqu’au bout? Nous verrons mais en tout cas cela me semble être le point de départ indispensable à toute politique publique. Cela aurait le mérité d’effacer nos dettes, qui sont à 80% des intérêts que nous devons à des banques privées! Et de retrouver notre souveraineté monétaire seule à même de nous faire envisager une politique nationale bonne pour le peuple français.

    J'aime

  6. @asse42 : je trouve cela très amusant qu’un suppôt de la Royale défende la vision économique du FN… que tout un chacun peut s’accorder à considérer comme totalement inapplicable quand on a toute sa tête… même dans les discussions de bistrot. Que tes ennemis se situent davanatge dans le front de gauche qu’au FN est plutôt truculent, et source pour moi d’une grande curiosité… mais cela ne m’étonne guère dans la mesure ou les fidèles de Ségolène ont le même type de comportement que ceux de la Marine… Royale ? C’est à dire une imperméabiltié totale aux arguments et un fonctionnement purement affectif et émotionnel, avec des certitudes que rien ne vient ébranler. Avec une admiration sans faille pour leur idole, et un mérpis pour tous els autres. Mais allez, VA, je ne te hais point….

    J'aime

  7. @demonty : tiens ? Il y en a qui réfléchissent, et savent écrire en français, au FN ? j’en reviens pas… mon avis est que ton scénario catastrophe, je ferai tout pour qu’il ne se produise pas. Car l’appliquer entraînerait une série d’ondes de choc sur toute la planète avec des conséquences catastrophiques pour l’économie mondiale, déja suffisamment ébranlée par cette bande de boursicoteurs sans vergogne qui n’hésitent pas à spéculer sur le prix des matières premières en entraînant dans les vertiges de leur cupidité insouciante des millions de pauvres gens sous le seuil de l’ extrême pauvreté… Et ton argumentation ne dit pas en quoi cela permettra de contrer ce phénomène. Refuser la circulation des personnes (enfin, pas toutes, hein ! votre peur de l’autre est sélective…) et laisser agir en toute liberté la circulation des capitaux en ne faisant rien de surcroit pour lutter contre l’économie immatérielle me laisse un peu sur ma faim. Mais bon : on a l’économie que l’on mérite… et qui ressemble à sa vision sociétale.. : la tienne est isolée, autarcique, repliée sur elle même. Un autre monde est possible que cette France forteresse inexpugnable, genre de camp retranché protégé par des barbelés électrifiés et des pièges à feu que tu nous dresses avec ta vision économique si excluante…

    PS. Ceci dit, pour être honnête, j’avoue qu’effectivement le point de la conversion de l’Euro au Franc est un peu tiré par les cheveux, mais contrairement à ce que tu écris ce n’est pas moi qui ait pondu cet article, c’est un communqiué de Gauche unitaire, banane ! je suis d’accord avec l’ensemble, mais effectivement, je n’aurais pas mentionné ce point là… qui est maladroit. Ce qui n’ôte rien aux conséquences très négatives de cette conversion. Que d ‘ailleurs la majorité des français rejetteraient s’il y avait un référendum, car la plupart d’entre nous savent bien que cette mesure est totalement inapplicable.

    Ps : je n’ai de diatribes qu’envers ceux qui me parlent mal. Le respect n’est pas à sens unique. Si l’on s ‘adresse à moi avec correction, je réponds avec correction, comme tu peux par là-même le constater. Par contre, quand on a des propos à la limite du tolérable, qui attaquent ouvertement telle ou telle comunauté, en utilisant des noms d’oiseau, il est certain que je ne les laisse pas passer : ces propos sont condamnables, non seulement moralement, mais pénalement. j’en prépare d’ailleurs un beau florilège, histoire de montrer à tout un chacun ce que les militants de base du FN qui traînent sur la toile peuvent répandre comme immondices… Je prendrai certainement la peine de les citer en entier… Bien le bonjour par chez vous.

    J'aime

  8. Je pensais vraiment que Jacques Sapir reflétait la pensée economique du parti de gauche.

    Extrait de son article du moment dans marianne2:
    « On voit bien désormais que la zone Euro, dans son état actuel, est devenu une véritable machine de guerre sur le plan social pour imposer toujours plus de sacrifices et de régression.
    Ici gisent pour l’éternité tous les rêves des socialistes ou socio-démocrates des divers pays concernant l’Europe sociale. »

    Je ne comprends pas que ces questions de monnaie et de monétarisme ne soient pas au moins un sujet de debat au PG. Il est facile d’ironiser sur le programme economique du FN, mais tout aussi facile de critiquer ceux qui pretendent tout changer en gardant l’euro. Te rends tu compte à quel point ceci nuit a votre cause?

    J'aime

  9. @demos : Sapir, contrairement aux théories fumeuses du FN, prône un protectionnisme un peu plus modéré que celui, extrémiste, du parti d’extrême droite. Donc, non, cela ne nuit pas trop à notre cause… Mais je te remercie tout de même de ta mansuétude à notre endroit, c’est trop mimi…

    J'aime

Les commentaires sont fermés.