Implosion au NPA : un gâchis.

Oui, c’est une déception. Voire un réel gâchis. Mais dans le même temps, pas vraiment une surprise. Le NPA préfère donc s’enfermer dans sa logique suicidaire et autarcique plutôt que de rejoindre le Front de Gauche, auquel il aurait pu donner un appui décisif, illustrant une présence nouvelle et visible de l‘Autre Gauche. Le peuple appréciera.

Pourtant, les avis étaient pour le moins partagés : la motion d’orientation politique de la direction n’a pas obtenu de majorité (41,8 %), face aux « identitaires » (27,8 %) et aux « unitaires » (26,4 %). Face à cette fracture évidente, Besancenot a donc préféré faire le beau sur les plateaux plutôt que d’assister à un tel désastre. Et l’assumer ?

Après le départ des insoumis qui ont fondé gauche unitaire il y a presque deux ans (et qui ont rejoint le front de gauche), voilà qu’une nouvelle scission se fait jour. En effet, plusieurs membres du NPA ont annoncé à l’issue de son congrès leur départ du parti. Il s’agit de Leila Chaibi (ex-CE et CPN NPA L’appel et la pioche), Yann Cochin (ex-CE et CPN NPA Clamart) , France Coumian (ex-CPN NPA Paris 19e) , Maël Goepfert (ex-CPN NPA Paris centre), Danièle Obono (ex-CE et CPN NPA Aubervilliers) , Anthony Smith(ex-CPN NPA Reims) et Stéphanie Treillet (ex-CPN NPA 94).

Une partie de ces migrants n’ont en effet pas apprécié le refus systématique de la direction du NPA de prendre part au Front de gauche.

Cet isolement de plus en plus flagrant du NPA, qui s’illustre de surcroît par une hémorragie sans fin de ses militants,  ne peut que tristement illustrer la blague idiote des détracteurs de l’autre gauche : « bientôt, ils pourront se réunir dans une cabine téléphonique ! ».

Espérons qu’il y aura quelqu’un au bout du fil pour répondre au désespoir de ses militants… j’en connais qui vont flotter dans le brouillard  un bon moment après tout ça… Dommage : ce sont des frères. Et des sœurs… Ou des cousins, comme voulvoul.

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