Questions pour un… champion !

Les titres dans la presse nationale :

nombrilisme français pour Le Point, mortellement ennuyeux pour Bayrou, « panélistes » déçus pour BFMTV et pour Europe 1, frustration des interlocuteurs pour Le Figaro, dédoublement de la personnalité du (petit) Nicolas pour France soir, blabla de Président pour Sarkofrance chez Marianne (2) , « un candidat en campagne plutôt qu’un président » pour Le Monde, grosses ficelles pour l’Humanité, passe-plats et vieilles recettes pour Libération, changement de chaîne au bout d’un quart d’heure pour Mélenchon via l’AFP, la justice coûte cher à Sarkozy pour July chez RTL

 

Les réactions de la classe politique et syndicale  (source : les échos/AFP).

1. Gérard Larcher, président du Sénat, salue un « président humain qui cherche à réconcilier les Français, à restaurer la confiance et à sauvegarder notre pacte social » ainsi que « son courage et sa franchise ».

 2. Christian Jacob, chef de file des députés UMP : « Sans éluder aucun des grands sujets qui préoccupent les Français, le président de la République a remis en perspective l’action de la majorité depuis 2007« 

 3. Nouveau centre : « En s’efforçant de renouer le dialogue avec les Français, (Nicolas Sarkozy) s’est montré à l’écoute d’un panel d’hommes et des femmes incarnant les grandes difficultés actuelles de la société française. Face à la gravité des questions soulevées par ce panel, le chef de l’Etat est souvent apparu comme un président déjà en campagne. »

 4. Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem : « C’était une émission interminable et j’ai préféré regarder Hosni Moubarak » 

 5. Alain Vidalies, secrétaire national PS à l’emploi : « Nicolas Sarkozy est devant le chômage comme un spectateur impuissant devant une inondation qui se dit que cela finira bien par baisser. »

 6. Jean-Pierre Chevènement (MRC) : « Après avoir écouté « paroles, paroles » aux Français, on termine épuisé et vaguement peiné de la vanité de l’exercice du pouvoir ». « A force d’activisme brouillon qui l’amène à apparaître en « spiderman » sur tous les fronts, il manifeste qu’il a définitivement cessé de prendre le temps de penser avant d’agir » 

7. Arnaud Montebourg (PS)  : « C’était une émission qui ressemblait à une co-production publicitaire TF1-Elysée, et qui organise l’autopromotion du président de la République ». « Aucune contradition, aucune analyse face à la mauvaise foi du président de la République, pour ne pas dire un certain nombre de contre-vérités ». « S’il y avait eu sur le plateau un journaliste digne de ce nom qui avait travaillé son dossier, il lui aurait dit: mais comment se fait-il que vous annoncez que vous allez augmenter avec un demi-milliard les emplois aidés, alors que vous venez d’en supprimer 120.000? ».

 8. Mouvement des jeunes socialistes (MJS) : « Les jeunes sont les grands oubliés de plus de deux heures d’émission. Pour les jeunes, Nicolas Sarkozy a réussi à proposer pour la troisième fois en trois ans de doubler le nombre d’apprentis, mesure inefficace quand de toute façon il n’y a pas d’emplois. Les jeunes attendent encore les réponses sur la lutte contre les discriminations, l’accès à la santé, à un logement à un premier emploi, à la préservation de l’environnement, tous ces sujets ont été snobés par TF1 et le président de la République »

 9. Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche : « Comme l’an dernier, on a écouté un chef de l’Etat compatissant enfoncer des portes ouvertes et faire de belles promesses ». « Mais la compassion ne suffit pas à régler les problèmes ». « Surtout au moment où tous les secteurs de la société sont aujourd’hui lassés de ce pouvoir qui multiplie les déclarations d’intention sans lendemain pour masquer son incapacité à agir véritablement ». « C’est un président de la République affaibli par les polémiques à répétition qui frappent son gouvernement et au plus bas dans les sondages qui a essayé de redorer son blason jeudi soir ». « Ce spectacle doit renforcer la conviction des hommes et des femmes de gauche que l’alternance est devenue une nécessité et le rassemblement de la gauche un impératif ».

 10. Europe Ecologie-Les Verts : « Les Français ont de nouveau assisté à un show sécuritaire : un président qui divise la population, qui confond multiculturalisme et communautarisme, et qui court après Marine Le Pen, un président qui stigmatise les fonctionnaires et confirme les suppressions de postes dans l’enseignement, un président qui exploite de façon indécente l’émotion de l’affaire Laetitia mais qui ne répond pas aux besoins de moyens de la justice ».

 11. Pierre Laurent (PCF) : « Sarkozy ne sort pas grandi de cette soirée laborieuse ». « Aux policiers, il affirme que les effectifs sont suffisants, aux magistrats que les moyens ne sont pas le problème, aux chômeurs qu’il va les envoyer en stage, aux agriculteurs que les marchés ont fait leur bonheur, aux ouvriers que la +vraie+ pénibilité est d’être sans emploi… Il confirme surtout qu’il est incapable d’écouter les Français ».

 12. Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : « Plus démagogue qui lui tu meurs ». « La prestation de Nicolas Sarkozy donnait à penser à ces rediffusions, qu’on passe et repasse aux téléspectateurs jusqu’à la nausée ».

 13. Marine Le Pen, présidente du Front national : « Je crois que l’on ne transmet que la foi qu’on a et j’ai le sentiment que le président de la République n’a plus la foi. Je ne l’ai pas trouvé objectivement convaincant ».

 14. Laurent Berger (CFDT) : le président « conduit une politique pas compréhensible en matière d’emploi ». Il veut rajouter « 500.000 euros pour des emplois aidés, alors qu’il les avait réduits de 120.000 en 2011 

 15. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : «  J’ai trouvé ça un peu laborieux. Tout ça pour ça. J’ai trouvé ça long ».

 

 Si vous avez préféré la réaction de Pierre Laurent, tapez 11, si vous vous reconnaissez davantage dans la proposition d’Europe Ecologie, tapez 10, et enfin tapez Zéro si comme moi, vous avez préféré vaquer à d’autres occupations bien plus agréables et utiles.