Quand la droite s’empare de l’information… Est-elle encore libre ?

Très attentif à l’évolution du dossier si sensible du traitement de l’information et à cette logique de concentration des pouvoirs médiatiques, économiques et politiques dans ce domaine quels qu’en soient les supports (papier, télévisée, internet), je ne pouvais que souligner l’étrange mouvement de cadors qui vont de la nomination de Denis Olivennes du Nouvel Observateur à Europe 1 (du groupe Lagardère qui détient également Paris Match et Le Journal du dimanche, tous deux dans les mains de l’ancien patron du Nouvel Observateur…), de Joffrin de Libération au Nouvel Observateur, et peut-être de Nicolas Demorand à Libération, dont on a vu l’effet réel de sa déclaration de  fidélité  au service public à l’œuvre jusqu’à ce jour… . Et combien c’est un dangereux activiste politique. Ou un journaliste épris de déontologie. (au choix..).

 Et dire qu’autrefois, Libération était un journal de gauche… Ce temps là est bien révolu.

 Si l’on ajoute à cela la nomination et les pratiques de Val chez Charlie Hebdo (dont je ne me souviens pas avoir vu qu’il s’était excusé de ses fausses accusations envers Siné, qui a été blanchi depuis),  autrefois si transgressif et aujourd’hui si politiquement correct et surtout jamais défavorable au pouvoir en place, la boucle de la domination sarkoziste est bouclée.

 Ce jeu de chaises musicales en dit long sur les stratégies à l’œuvre dans ce cénacle que Mélenchon a bien raison de dénoncer, même si je ne suis pas forcément d’accord sur la forme, mais par contre tout à fait sur le fond : dis moi qui te paie, quel type de journalisme tu pratiques, et je te dirai qui tu es…

 Le devoir d’objectivité du journaliste est décidément bien malmené, en Sarkozie. Et cette logique de concentration à dominante monopolistique à l’œuvre dans le traitement de  l’information m’apparaît comme particulièrement préoccupant pour la santé de notre démocratie.

 Mais puisque tout le monde s’en fout…