notre pays a la gangrène

 

 

Alors que l’UMP, par le biais du suffisant Benjamin Lancar vient de lancer l’Observatoire des mensonges de la droite de la gauche (omg en abrégé¹),  site que je vous invite bien évidemment à pourrir de commentaires comme je viens de le faire… ça sert à rien mais ça leur fera les pieds !), comme si leur précédente initiative malheureuse et ruineuse en la matière ne leur avait pas servi de leçon, voilà que l’on apprend, par l’intermédiaire de France Info  notamment, que la version officielle donnée sur le cas des otages français au Niger est un peu…mensongère, elle aussi. Tout comme sa perception de la situation en Tunisie… est hallucinante.  Sur  quelle autre planète vivent-ils ?

 Ce sera donc mensonges contre mensonges. Car après celui-ci, et toute une longue série d’autres (affaire Woerth/Bettencourt, Médiator, mensonges de Sarkozy sur la sécurité, sur l’immigration, sur les Roms, sur la situation économique de la France, et sur toutes ses promesses non tenues), nous vivons décidément dans une société bien corrompue. Et bien peu conforme à nos aspirations les plus légitimes. Utopiques ?

 Va falloir faire le ménage. Et virez des instances dirigeantes des partis et du gouvernement les menteurs, les escrocs, les auteurs de conflits d’intérêts flagrants (ainsi, les nombreux avocats d’affaires du gouvernement actuel, ce qui a valu à Hirsch tant de réactions furibondes de ses anciens collègues ministres), les ministres ayant eu affaire à la justice, ceux qui ont eu des déclarations contraires aux principes républicains, les racistes et xénophobes, ceux qui ont enfreint les lois (ou demandé à leurs collaborateurs de les enfreindre, ce qui revient au même), les députés et sénateurs qui, à la botte du président, étouffent les débats démocratiques nécessaires, privant ainsi les citoyens de leur légitime voix au chapitre (comme ce à quoi on a pu assister lors du non débat sur les retraites qui a justifié le boycott inédit de la CGT, du Parti de Gauche et du PCF), ceux qui soutiennent les criminels etc etc etc. ça va faire du monde à évacuer, va falloir y aller à la brouette…

  Et si on leur rendait la monnaie de leur plan social à tous ces membres de gouvernement et de cabinets, en leur préparant une charrette, comme celles qu’ils laissent subir à leurs concitoyens au plus grand mépris de la loi, comme ce fut (c’est encore…) le cas chez Molex, où les derniers salariés (protégés soi-disant : syndicalistes et représentants syndicaux, les derniers de la charrette…) se voient refuser par le liquidateur le paiement de leurs indemnités de licenciement… (un message dans l’oreillette me fait savoir que ce manquement de la Société Molex serait enfin compensé par le paiement de ces indemnités légales grâce à un remboursement de trop perçu d’impôts de cette entreprise américaine. Ouf, sauvés les gars ! Content pour vous…). (Il n’est pas anodin de préciser que, là comme ailleurs, Molex a du déplorer pour justifier ces licenciements… des bénéfices records. Tout cela est très logique. Et lourd de sens).

 Je ne dis pas que la classe politique est totalement pourrie (l’utilisation du sigle UMPS, par exemple, mais étrangère, car j’en connais trop bien l’origine nauséabonde…) sinon je ne m’intéresserais pas aussi passionnément à la politique ; je dis tout simplement que le contexte actuel de gouvernement de notre pays est inédit…  en voie de Berlusconisation ? La « sarkozyzation »², ce n’est pas mieux…

 On dit que le front de gauche, et notamment Mélenchon, est populiste ? Alors, à vous de voir, que préférez vous ? Un populiste d’extrême droite, quel que soit le visage partisan qu’il adopte (comme le dit très bien Nicolas J. et je suis assez d’accord avec son analyse, pour une fois…)  ou un populiste de gauche, vraiment (et non pas extrême comme certains tentent de nous stigmatiser, notamment au PS… par intérêt tactique ? ) qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, dénonce à juste titre les oligarchies et les ressorts de la domination économique et politique dont notre pays souffre depuis bien trop longtemps, étouffé sous la chape de plomb de l’hypocrisie généralisée…

 A moins que le peuple que je ne suis effectivement pas préfère un(e) représentante   plus tiède, plus sérieux(se), plus conformiste, moins virulent€, plus présentable, plus conforme à ce que chacun€ se fait de l’idée d’un président (ou d’une), qui porte un programme plus conventionnel, qui ne viendra surtout rien bousculer… et qui donc ne se montrera pas trop antilibéral. Alors que la situation et le contexte politique, économique et social, voire historique, nécessitent selon moi un réel changement de modèle sociétal, qui prenne davantage en compte les besoins des populations, lassées de toutes ces affaires,

 Notre pays mérite mieux qu’un candidat à la présidentielle classique qui utilisera de bonnes vieilles (trop) recettes de gouvernement avec des méthodes toutes aussi éculées.

 Un socialiste pourra-t-il parvenir à ce tour de force ? Je n’en suis pas certain. A moins qu’il ne soit véritablement socialiste, au sens originel du terme. Et pas comme le parti de ce nom  qui a tant trompé les électeurs dans le passé, au point de le rendre totalement non crédible, s’est révélé jusqu’à présent. Une simple valse d’étiquette (UMP versus PS) ne saurait suffire. Il nous faut quelqu’un dans lequel le peuple s’identifie. Pour de bonnes raisons, pas de mauvaises.

 Ça c’est la différence entre populiste et extrémiste… : un projet de société plus humain, moins axé sur des valeurs purement matérielles, qui donne véritablement la parole à tous, qui soit porteur de principes sociaux et moraux indiscutables (la loi est là, notamment, pour les identifier, et les faire respecter.. A condition qu’on lui en donne les moyens) et dans lequel tout un chacun peut trouver sa place et sa voix, contrairement à celui qu’on nous propose aujourd’hui, unique modèle excluant, et valable (soi disant le seul purement pragmatique alors qu’il est essentiellement idéologique…)  mais, hélas, transversal à la droite, à l’extrême droite et à une certaine gauche.

On ne donnera pas à manger au peuple les mêmes chimères que celles qu’on lui a vendues jusqu’à présent, sous  peine d’échec total et de voir l’extrême droite se matérialiser un peu trop concrètement sous nos yeux…

 Est-ce de cette société là dont nous voulons ? Moi pas. Voila pourquoi j’ai choisi le parti de gauche. Et ses propositions qui vont dans le sens de ce que j’écris ici.

 Ps. Je tiens à préciser que l’adresse de L’OMG de Lancar n’est pas http://observatoire-des-mensonges-de-la-gauche.fr/

 .

 ¹  voir aussi le hashtag   #omgauche sur twitter pour ceux qui voudraient suivre l’actualité de cette chose là (et oui, yen a !)

² oh ! L’horrible barbarisme… 

9 réflexions sur “notre pays a la gangrène

  1. La seule ligne de rupture pour donner espoir au peuple et à tous ceux qui souffrent du capitalisme, c’est le NON de gauche à la constitution européenne. Il est complètement incohérent que ceux qui ont voté «non» passent des accords avec ceux qui ont pris position pour le «oui» : ce sont deux choix de société complètement différents. Ce ne peut être que des accords de circonstances !

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  2. Reste plus qu’à créer l’Observatoire des Fables et Forfanteries Éhontées de Nicolas Sarkozy et de son Entourage (O.F.F.E.N.S.E.)…

    …Et ce n’est pas la matière qui manque !

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