Ras le bol de la gauche molle

J’en ai marre. Ras la casquette (le bonnet, le chapeau, les bonbons, les miches – rayer la mention inutile) de cette argumentation à la con, de cette stratégie de bas étage digne tout au  plus d’un pilier de bar… et encore, j’en connais de plus subtils. Je ne vous félicite pas, Monsieur le  (vraiment ?) journaliste.

 Le discours est pourtant de plus en plus couru dans une certaine nomenklatura bien française, qui ne saurait se réduire à un quelconque parti, puisque comme je l’évoque notamment dans mon précédent billet du jour, le flou idéologique que se complait à entretenir cette f(r)ange incertaine et irrésolue  navigue au grès du vent et des ondes de choc sur le Modem, le PS, Europe Ecologie, en passant par les radicaux de gauche et pourquoi pas, tant qu’on y est,  via République solidaire, dont le Lider maximo a encore sa carte à l’UMP, n’en déplaise aux intégristes que nous sommes.

 Continuez de nous ostraciser, de nous réduire à moins que rien, de nous dénier toute forme de pensée élaborée, de nous jeter dans le même sac que le FN (au profit de qui ou de quoi, dites moi ! Si ce n’est d’une bête immonde… contre laquelle, pourtant, nous luttons tous, ici) ou de poursuivre à droite et à gauche cette ligne obscure qui consiste à laisser croire (à quel gogo ? Hélas il y en a…) que nous ferions le jeu de celui contre lequel nous combattons. Lui, et surtout, à travers lui, sa vision de la société. Celle dont nous ne voulons pas.

 « Pour ces gens là, Monsieur, on ne pense pas, non, Monsieur, on ne pense pas »… On dit, on fait dire, écrire et savoir, que quand on est contre, on est pour. Cette figure de rhétorique me laisse pantois : la ficelle est grosse, mais manifestement inusable, puisqu’ils sont tous là, à s’en servir.

 J’espère de tout cœur qu’ils s’en brûleront les doigts. Jusqu’à l’os.

 

 

6 réflexions sur “Ras le bol de la gauche molle

  1. Il faut s’y faire GDC, à tous ces arguments fallacieux… J’écoutais Atali, il y a quelques jours, qui disait, ce que savent les gens dits de gauches, que dans quelques années, 1% de la population possèdera 80% des richesses. Et Jacques ajoutait qu’il fallait s’attendre à ce que surviennent quelques jacqueries, des petites révoltes localisées. Même lui, qui n’est pourtant pas un dangeureux gaucho populiste, s’aperçoit de ce qui nous pend au nez. Malheureusement, il sera trop tard… La répression sera féroce, car même au risque de voir leur sacro-saint système s’écrouler, les détenants du pouvoir et du capital, ne lacheront rien!
    …..

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  2. y’a qu’une gauche , c’est la notre …

    En d’autres termes , le centre de gravité a basculé … l’ancienne gauche se trouve maintenant au centre et partage beaucoup d’idées avec l’UMP . ( TCE , etc …)

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  3. Alain (le philosophe) disait: » Quand quelqu’un me dit qu’il n’est ni de droite, ni de gauche, c’est qu’il est de droite… »

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  4. @joel : on va quand même continuer à se battre, jusqu’à notre dernier souffle, hein ? Le château de cartes de l’économie mondiale et de la sur-financiarisation de notre société présente de sérieux risques d’ébranlement, tout de même ? Ainsi, l’affaire wikileaks… Pourquoi tant de gens tremblent que leur système de prises de décisions ne s’étale au grand jour, à ton avis ?

    @concombremasqué : je sais, je sais… certains même se disent apolitiques et ont des idées très caractéristiques de l’extrême droite… Cela me fait penser à ce registre du « tu sais, je ne suis aps raciste mais…). Kif kif.

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