populisme, mon cul !

L’argument du populisme est à la mode, de nos jours (tristes, les jours).

Après cette tête de (censuré) de Huchon, aussitôt dénoncée avec d’autant plus de virulence qu’il fait partie de ce pseudo socialisme que je hais pour avoir trahi tous les espoirs que le peuple avait mis en lui (pas dans le gros, mais dans le socialisme) au point de rejeter gauche et droite dans le même sac alors qu’il n’a jamais connu la gauche vraiment au pouvoir, voilà que Valls (pas le nain, l’autre. Ah zut, ya pas d’S, pardon Monsieur), prétendant au prochain gouvernement de Sarko dont il est si proche, puis plus surprenant encore, Dany l’autrefois rouge, tendance sociale-libérale écolo grand cru, qui tapent à bras raccourcis (la tête aussi) sur Méluche. Ça alors ! D’où vient donc cette soudaine passion commune dans la sociale libéralité d’une certaine gauche canada-dry pour notre Parti de Gauche vraiment ?

Si c’était pour de bonnes raisons, encore, ça passerait. Je ne suis pas du genre aficionados aveugle (sourd, si : une otite mal soignée, désolé) qui excuse toutes les tares du grand chef adoré qu’il ne faut surtout pas critiquer.

Mais là, c’est un peu plus grave. La pire insulte qu’un homme de gauche puisse recevoir : se voir rabaissé au rang de gros borgne breton à fille blonde genre teutonne (je parle de la voix, pour qu’il n’y ait pas de confusion) qui tente de faire des vagues en passant chez Ruquier.

Pourtant, je ne comprends pas, Jean-Luc, que j’ai vu de près, je sais donc de quoi je parle, ne lui ressemble pas ! Ni à la blonde, ni au père. Alors quoi ? Le discours, peut-être ?

Il ne me semble pas avoir entendu le représentant du Parti de Gauche dont je suis nier l’existence des chambres à gaz, déclarer admissible la torture, prétendre que de supposés sidaïques mettent en cause l’équilibre de la Nation, faire des jeux de mots douteux du genre Durafour crématoire, taper en dessous de la ceinture comme pour seul exemple gracieux « Sarkozy veut enculter les musulmans », et être condamné 25 fois au moins pour des raisons tout aussi diverses que coups et blessures volontaires, apologie de crime de guerre,  antisémitisme, diffamation, provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale, contestation de crime contre l’humanité, violences en réunion et injures publiques mais aussi (moins connu) pour oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer (tout ça est là).

Ce ne peut être pure coïncidence que des gens comme ceux là se mettent soudain à évoquer d’une même voix bien suspecte une telle filiation spirituelle sans s’être abreuvés aux mêmes écoles de pensée, dont la source idéologique n’est pas bien difficile à cerner…

Tous ces faux derches libéraux vont-ils continuer à faire dans la métaphore agricole comme l’euro-député écolo qui nous a gratifié de cette superbe métaphore qu’est « labourer sur les terres du Front national » pour dire que nous nous intéressons tout simplement à ce que veux et vit le peuple auquel nous appartenons tous, ce qui à leurs yeux serait donc si négatif ? Au point de confondre populaire et populiste… Préféreraient-ils la conception si populaire de l’UMP ?

L’ensemble des militants et sympathisants du Parti de Gauche (ainsi, Sacha, qui vient d’ouvrir un blog, dont le premier billet nous rassemble sur ce point) se sentent donc insultés et diffamés par ces déclarations, alors que nous aurions tant de sujets à débattre plus utilement, et nous tenons à le faire savoir à juste titre à qui de droit. Vous trouverez ici une copie de la lettre adressée à Martine Aubry, pour le moment sans réponse, et une autre à Cécile Dufflot, visible ici.

 

« Accuser de populisme, c’est travestir le principe même de la démocratie, proclamé par notre constitution. Il ne s’agit plus du « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », mais du gouvernement du peuple par ceux-là seuls qui savent ce qui est bon pour lui. » (Benoit Schneckenburger, sur le blog de Mélenchon).

 

 

Au moment où je termine ces lignes, je n’ai pas vu beaucoup de voix, à gauche, hors du champ des partisans, s’indigner de ces grossiers parallèles injurieux, et j’aimerais bien que le PS et Europe écologie n’aient pas tant de retenue sur le sujet…

 

Post-scriptum : Et puis Tiens, allez donc voir ça : Pourquoi Mélenchon les rend fous..

 

 

31 réflexions sur “populisme, mon cul !

  1. Très juste, le Yéti également publié un excellente chronique où il estime que ces gens-là n’ont aucun argument valable à opposer à Mélenchon, si bien qu’il ne leur reste plus que l’insulte.

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  2. Au lieu de sniffer a nouveau du heros de gauche sauvant la populasse, je prefere laissez parler le peuple lui meme par democracie directe.Tiens, mon petit doigt me dit, que certains parlant au nom du peuple n ont pa confiance au bon sense du peuple.Bizarre!

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  3. @antiphonsgarden : c’est dans le programme du front de gauche, vazy voir avant de te prononcer… : première année : une constituante (par,avec, et pour le peuple !) avec des conditions très restrictives pour qu’il n’y ait pas de confiscation de pouvoir

    @Damrod : je connaissais oui…

    @le concombre : t’a vu sa tronche ?

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  4. Considerant que « la loi de Godwin » est employer a tours de bras sur internet comme cliche limitant le debat…..je pense que certains ne sont pas conscient de leurs mots clefs les faissant saliver comme le chien chien a Pavlov.

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  5. C’est sûr qu’il a plutôt une tronche de premier de la classe qui a intégrer tous les sacro-saints principes du capitalisme que d’un luron ayant lu chomsky… Mais je ne suis pas adepte de la morphopsychologie… Quoi que… Quand je vois le fille de Le pen, j’ai envie de me mettre au garde-à-vous…

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  6. C est plutot les « arrivistes » qui ont bessoin d un « leader ». A mes yeux, de Strauss-kahn a Melenchon, c est le meme discour de  » l homme fort salvateur ».Pas tres democracie de base, tout cela!

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