la pédagogie du flash-ball

Auteur de l’article : LDH, ici

Répression des lycéens qui manifestent contre la casse des retraites : la pédagogie du flash-ball

Communiqué LDH


Depuis plusieurs jours, les représentants de l’actuelle majorité parlementaire orchestrent une véritable campagne de dénigrement de la jeunesse de ce pays.

Les jeunes lycéens seraient trop stupides ou immatures pour avoir compris quoi que ce soit à la « réforme » des retraites, ils ne songeraient qu’à la paresse ou à la violence, ils seraient manipulables comme des enfants de cinq ans… et les sujets qui font pourtant l’objet de leurs cours d’éducation civique ne seraient pas de leur âge. Il n’est pourtant pas très difficile de comprendre l’inquiétude d’une génération constamment stigmatisée comme violente voire dangereuse, qui est confrontée à la perspective de longues années de stages et de petits boulots avant d’accéder à un emploi digne de ce nom et qui sait que l’obligation, pour ses aînés, de s’user plus longtemps au travail signifie aussi, pour elle, autant d’emplois en moins dans un très proche avenir.

Mais, décidément, ces gouvernants n’aiment ni ne connaissent la jeunesse de leur pays. Après le mépris, l’épreuve de force : la journée du jeudi 14 octobre a été marquée par une série de provocations et de graves incidents à l’entrée des établissements scolaires, la réponse à la mobilisation des lycéens étant apparemment le déclenchement d’opérations « musclées » des forces de police. A Montreuil, ville dans laquelle un manifestant avait déjà été gravement blessé en 2009 dans des conditions que la CNDS a considérées comme contraires aux règles légales et déontologiques applicables à la police, un lycéen a été blessé à l’œil par un tir de flash-ball. Et dans de nombreuses villes l’emploi de la force est manifestement disproportionné, comme s’il fallait créer des incidents pour justifier la campagne de dramatisation politicienne du début de la semaine.

La Ligue des droits de l’Homme observe que ce choix du passage en force pour imposer une « contre-réforme » qui met en danger le droit à la retraite des plus fragiles confirme l’indivisibilité des libertés et des droits sociaux : ceux qui s’attaquent aux seconds menacent aussi les premières. Elle n’en appelle que plus résolument les citoyens à manifester le 16 octobre à la fois leur opposition à la casse de notre système de retraites et leur refus de la « politique du pilori » anti-étrangers, anti-Roms et, spécialement ces jours-ci, « anti-jeunes ».

Paris, le 15 octobre 2010.

6 réflexions sur “la pédagogie du flash-ball

  1. Concernant spécifiquement les carburants, le ministère de l’Ecologie a assuré que, grâce au déblocage des réserves et les importations, il n’y a aurait aucun problème jusqu’au « début du mois de novembre ».

    « Au-delà, nous trouverons des solutions en développant les importations », a-t-on souligné au ministère.

    Actuellement les importations proviennent, par camions, par barges et par bateaux, d’Italie, d’Espagne, de Belgique et d’Allemagne.

    http://www.romandie.com/ats/news/101016084335.6v90jayt.asp

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  2. « Le gouvernement confirme qu’il n’y a pas de pénurie », a assuré Christine Lagarde, ce samedi sur RTL. « Les stocks de carburant sont de plusieurs semaines », précise la ministre de l’Economie, soulignant que seulement « 230 stations sur un total de 13.000, soit environ 2 % » était en rupture totale de carburant.

    http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/carburants-230-stations-en-rupture-roissy-dans-le-rouge-16-10-2010-1084339.php

    Je viens de m’apercevoir que ce chiffre de 230 stations-services en rupture de stock, C’EST DE L’INTOX !

    La France compte 100 départements, donc il n’y aurait que 2 stations-services en rupture de stock dans chaque département ? !

    Seulement 2 stations-services en rupture de stock dans chaque département ? !

    Foutaises !

    Ce chiffre est sous-estimé.

    Ce chiffre, c’est de l’intox.

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  3. Je recopie un article du site BELLACIAO :

    Un témoignage plein d’espoir de la raffinerie de Donges.

    Je suis allé, ce soir, à Donges avec les collègues du collège Pierre Norange qui voulaient apporter l’argent qu’ils ont récolté dans la journée. Nous avons été super bien accueillis par quatre responsables de la CGT (ceux qui sont venus au lycée jeudi matin).

    Cela m’a regonflé pour la semaine prochaine. Ils sont déterminés à continuer car ils se sentent soutenus : une personne leur a envoyé une journée de salaire de Nouvelle Calédonie, des étudiants de Rennes 2 puis des étudiants de Nantes sont venus à leur rencontre…..

    Ils se sont aperçus, ce matin, quand ils avaient besoin de monde au dépôt, que plein de gens sont arrivés pour les soutenir face aux éventuels CRS.

    Quand je leur ai demandé comment, concrètement, nous pouvions les aider, la réponse a été simple : allez chercher de l’essence aux pompes !

    Ils nous ont expliqués que ce n’est pas très grave si les CRS débloquent les dépôts. De toute façon, les raffineries ne fonctionnent plus. En conséquence, dans quelques jours, il n’y aura plus rien dans les cuves. C’est à nous de créer la pénurie. Plus vite les cuves seront vides, plus vite le gouvernement sera au pied du mur. Dites le autour de vous…

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article108069

    C’est exactement ça : « Allez chercher de l’essence aux pompes ! »

    Allez faire le plein !

    Faites passer.

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  4. Quand les Français ne se déplaçaient même pas pour aller voter, on disait :

    « Les Français ont voté avec leurs pieds ! »

    Aujourd’hui, comme hier, beaucoup de Français ont compris que pour bloquer le pays, il fallait suivre la consigne des travailleurs CGT de la raffinerie de Donges.

    « Quand je leur ai demandé comment, concrètement, nous pouvions les aider, la réponse a été simple : allez chercher de l’essence aux pompes ! »

    http://www.7septembre2010.fr/post/2010/10/17/Bonnes-nouvelles-de-la-raffinerie-de-Donges-%2844%29

    Aujourd’hui, comme hier, beaucoup de Français ont suivi la consigne et sont allés faire le plein de leur voiture, ou de leur moto, ou de leur jerrican.

    Cette action n’est pas seulement une action de précaution ou une action de panique.

    Cette action est aussi une action politique de chaque automobiliste, de chaque motard.

    Cette action a comme conséquence concrète la pénurie de carburant dans cinq régions françaises : Ile-de-France, Pays de Loire, Poitou-Charente, Rhône-Alpe, Provence Alpe Côte d’Azur.

    Les journaux télévisés diffusent en ce moment la carte de la France : ces cinq régions sont en rouge (= très grande difficulté pour trouver du carburant).

    De plus en plus de régions sont en orange.

    De moins en moins de régions sont en vert.

    Nous sommes en train de gagner la guerre du carburant.

    Si nous arrivons à créer une pénurie de carburant sur tout le territoire français, le gouvernement sera forcé de reculer.

    « Les Français ont voté avec leur voiture ! »

    « Les Français ont voté avec leur moto ! »

    « Les Français ont voté avec leur jerrican ! »

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  5. Dimanche 17 octobre 2010 :

    Seules 200 stations-service sur 13.000 étaient « gênées » en France, a affirmé le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau sur Europe 1.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j29ijdvNScFqHll4Rm1KgmqyO-tw?docId=CNG.2af5526021d4fb9e8c9306f1ce8b643b.461

    Seulement 200 stations-service en rupture de stock ?

    La France compte 100 départements, donc il n’y aurait que 2 stations-service en rupture de stock dans chaque département ?

    Seulement 2 stations-service en rupture de stock dans chaque département ?

    Foutaises !

    Ce chiffre est scandaleusement sous-estimé.

    Ce chiffre, c’est de l’intox.

    Dominique Bussereau ment presque autant qu’Eric Woerth.

    Ce gouvernement est un club de menteurs.

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