Retraites : loin du peuple, loin du coeur…

 

 

source : la photothèque du mouvement social

 

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 « Des  couilles en or pour la France d’en haut, des nouilles encore pour la France d’en bas ». (vu ici)

  

A propos des grèves d’aujourd’hui comme de celles d’hier, certains peuvent toujours se poser de mauvaises questions, voire manier la raillerie facile comme on agite un chiffon rouge devant des taureaux ou des grenouilles, leur (peu de) discours de fond  m’apparaît  comme un manque de considération certain, voir un total irrespect pour les  préoccupations ordinaires du monde du travail… Et c’est là qu’ils rejoignent la même méconnaissance (dans le meilleur des cas : celui du Faucon)  ou le même mépris (Hashtable) que celui dont fait preuve Sarkozy et les élites dominantes à notre endroit. Accompagnés dans leur entreprise de désinformation notoire  par certains journalistes dans un mouvement d’ensemble qui ne peut qu’entretenir une colère noire.

 Et ceux qui n’ont pas encore compris à quel point cette colère et ce ressentiment envers nos élites dirigeantes de droite et de pseudo-gauche  comme envers les médias qui les soutiennent s’accumule jusqu’à un point de non-retour, qui fait dire à juste titre à Stef, plus conscient de ce que je veux dire et écrire ici, qu’il y a effectivement risque de radicalisation, et que celle-ci est le fait d’un Président irresponsable. Le garant de la paix civile, c’est lui et personne d’autre. Qu’il assume ses responsabilités. Et récolte ce qu’il a semé… Lui et tous ceux qui le soutiennent.

 Ainsi, associer tous les grévistes à des fonctionnaires nantis ou à des feignants patentés comme je l’ai lu ici et là (je ne lis pas que des blogs de gauchiste…) relève de la fantasmagorie anti-sociale pure, provenant de vulgaires droitistes sans grande envergure, dont la réflexion idéologique tourne autour de 2 degrés celsius. Et je reste positif.

 A moins que ce discours si provocateur ne soit publié que dans le dessein plus pervers d’inciter ceux qui voient très vite rouge (dont je suis)  à réagir avec le maximum de virulence possible  pour faire du chiffre sur leur compteur de visites…

 D’ici qu’on manie de nouveau l’argument si coutumier à droite, celui qui fait mouche auprès de tout parent consciencieux de la protection de sa jeunesse, qui consiste à dire que celle-ci est manipulée par des mouvements d’extrême gauche (qui selon eux commence déjà au parti socialiste…), il n’y a pas loin de la coupe aux lèvres… Dénierai-t-on aux jeunes la faculté de penser, et d’appréhender la problématique des retraites de manière éclairée ?

 Continuez à boire ce noir poison du mépris social,  Messieurs, et à prétendre qu’il n’y a pas d’autre solution possible que cette réforme qui pour vous est bien peu mais pour nous beaucoup car plus que symbolique des efforts que l’on nous demande sans cesse là où d’autres sont ostensiblement épargnés, en feignant de laisser croire que tous ceux qui s’opposent n’ont pas de cerveau, et vous récolterez bien vite à l’avenir le fruit de votre mauvaise foi. Ou néanmoins, foi bien partiale…

 Car de l’argent, en France, il y en a, pour financer nos retraites, contrairement à ce que vous laissez entendre, et je ne cèderai pas au slogan facile de poursuivre en disant « dans les caisses du patronat », mais je fournirai simplement à l’appui de cette assertion ce seul lien, qui en dit long pour un grand nombre d’entre nous, sur l’injustice qui règne en ce monde.

 Et quand je dis cela, Mr hache sur table, ce n’est pas pour geindre. Je ne suis pas vraiment de ceux là qui pleurent sans agir… vraiment. Vous pourrez en juger par vous-même à l’avenir…

 « Un jour viendra où les pauvres enfonceront vos portes. Et je serai avec eux. Car l’injustice est trop criante. »

 

 Ps. Face à ces adversaires idéologiques, une  réponse bien concrète et délicieusement cinglante : celle-ci.

 

Et la résistance continue.