La politique pour les nuls (art. 1) : le libéralisme.

Aujourd’hui, première leçon de « La politique pour les nuls » : ne pas confondre libéralisme et liberté…

L’un des principaux arguments que les thuriféraires du libéralisme économique ont coutume de développer, c’est que le capitalisme a partie liée avec la démocratie. Reposant sur la liberté d’entreprendre, il serait par nature un puissant stimulant de toutes les libertés. Argument de pure propagande : l’histoire a montré que non seulement le capitalisme s’accommode de tous les régimes politiques, y compris les plus dictatoriaux – quand il ne suscite pas directement ces derniers -, mais encore que la liberté prônée par les capitalistes n’est jamais que celle d’imposer leurs intérêts au reste de la population et d’accaparer les ressources et profits en en redistribuant le moins possible à ceux qui les ont engendrés par leur travail. Les détenteurs de la force économique n’ont jamais fait que ce que font, en tous temps et en tous lieux, les individus et les groupes les plus forts : écraser ceux qui ne peuvent leur résister et accepter de composer, provisoirement et aux moindres frais, avec ceux dont ils ne peuvent réduire la résistance.

Alain Accardo, Le petit-bourgeois gentilhomme, collection « contre-feux », éditions Agone.

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