des traces de m… sur un drapeau : rouge, vraiment ?

De retour de vacances idylliques depuis peu, je ne suis pas sûr d’avoir envie de me plonger immédiatement dans la fange nauséabonde qui nous submerge depuis quelques semaines…

Le climat est pourri, et la politique gouvernementale une véritable honte nationale, c’est un fait entendu, qui se partage aussi bien à gauche et au milieu ou à droite que – c’est pour dire ! – jusqu’au Vatican.

Quand on pense avoir raison seul contre tous, cela porte un nom… Et aujourd’hui, c’est le sarkozysme. Qui va jusqu’à nier la véracité des propos du New york Times ou de l’ONU... qui ont eu l’outrecuidance de critiquer la politique sociale de sa sainteté le nain teigneux.

Que Mr De Villepin en retire ses marrons du feu ne me fait ni chaud ni froid, ne prenant plus ses vessies pour des lanternes. Et cet homme est une outre : vide. Qu’il s’attaque à Sarko ne me fait même plus de bien, tant son action est insipide.

Et même l’approche du 4 septembre ne parvient plus à me soutirer une goutte d’enthousiasme. Pas plus que celle du 7, bien que je soutienne ces deux événements, indispensables, mais certainement pas suffisants.

Serais-je atteint d’un mal incurable ?

Non, pas du tout, vous n’y êtes pas : j’attends seulement mon heure, et elle n’a pas encore sonnée : celle de foutre le feu à ce château de paille à purin.

Car la chose est dite : je ne crois plus en les vertus de la démocratie : c’est elle qui a mis sur un piédestal ce nain colérique qui lui crache à présent à la figure. Sans aucune mesure de rétorsion possible. Car c’est cela qui fait mon dépit : cette impunité avec laquelle il détruit toutes nos valeurs communes, en bafouant impunément les lois, avec pour toile de fond tous ces scandales politico-économiques dont le dernier rebondissement en date ici, propres à réveiller tous les populismes les plus désastreux.

Aussi, j’en suis arrivé, seul dans mon coin, à cette pénible conclusion que, face à cette ignoble marée brune, seuls quelques hommes (et femmes) déterminé(e)s agiront plus efficacement que toutes ces palabres inutiles, ces blogages incessants qui ne remuent que du vent, et ces levées de bouclier permanentes sous forme d’appels et de pétitions en tous genres qui n’empêchent aucunement le tyran de poursuivre son ignoble travail de sape de tout ce qui fondait notre république…

Et n’en déplaise y compris à mes amis, voire à mon propre fils, ce n’est pas avec quelques élections que nous contrerons ces gens là. Et que nous dévierons enfin le cours de ce fleuve putride : sa force et sa puissance se nourrissent justement de sa propension à faire le mal. Les beaux discours emprunts de belle morale ne suffiront certes pas à le stopper, c’est un fait selon moi indéniable que bien peu prennent en considération…

Me vient donc à présent l’étrange autant qu’impérieux besoin d’aller fureter, pour seul exemple, de ce côté là. Quitte à paraître extrême. Et donc fliqué. Après tous, celles et ceux qui ont fomenté les révolutions ne devaient pas vraiment ressembler à des agneaux, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, plus que jamais, une rupture économique, politique et sociale est utile et nécessaire. J’aimerais donc contribuer à la construire. En mon âme et conscience.

Le reste : fumée et dilution de brouillard.

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7 réflexions sur “des traces de m… sur un drapeau : rouge, vraiment ?

  1. Rah… Tous les esprits éclairés et combattants abandonnent, uns à uns… que c’est décourageant pour ceux qui espèrent encore…

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  2. Balle de la rentrée

    C’est la rentrée politique. Pas besoin de cahiers, d’encrier, de plumes ou de plumier…
    Mais d’un détective pour détecter le plus apte à tenir toute la classe en respect.
    Maintenant on le sait, il n’y a plus personne à gauche, plus personne à droite…
    Les plus dociles ont pris la fuite et les plus habiles ont pris la suite, comme dans un western.
    D’où la question : à qui va-t-on confier notre nébuleux destin ?
    Nous ne disposons que de trois genres de larrons : des bons, des brutes et des truands ?
    Les bons ne sont plus bons à rien.
    Les brutes ne font plus peur à personne.
    Quant aux truands, on y croit de plus en plus parce que ce sont les seuls qui nous rendent l’histoire crédible.
    Ils sont plusieurs à s’entretuer sous nos yeux et beaucoup à mourir pour si peu.
    Parce qu’ils savent et nous savons que nous voterons pour celui qui fera le plus de cartons.
    Qu’on le veuille ou non, les nouvelles générations ne s’identifient plus aux gentils… mais seulement aux méchants !

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20la%20rentree

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  3. Je partage ton sentiment quant aux rassemblements…

    Je note juste que la démocratie dont tu parles est une comédie, une farce, une sorte d’happening pour divertir nos concitoyens pour les empêcher de penser et d’agir comme par exemple cette vague de sondages relative à 2012.

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  4. Grand temps pour une VERITABLE democracie de base et directe.
    Le populisme marche seulment avec des irresponsables en demande de « grands dirigeants ».

    Considerant le sort de mes ancetres bienveillants et girondistes, et ayant entendu assez souvent (par des gens qui ont plus tards tournes beaucoup plus petit bourges que moi,vielle entettee de valeurs resistantes: » toi, une fois la revolution faite,au mur et vlan! », je me m efie des « nouveaux maitres »du jeu.La revolution est permanete et perdre l espoire en l humain, n est pas de bonne augure pour le regime voulant « eduquer »le peuple.

    La democracie directe ne serra pas la panacee directe, mais un apprentissage sur le tas.
    Nous projetons tous notre unconscient sur l humanite.Je m aime autant que les autres.

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  5. même avant le nain , je savais que la démocratie , n’a que le nom ! .. mais qu’est ce que tu veux , on se laisse prendre au jeu .. comme des veaux !… On attend une heure qui ne viendra jamais ..et pour se consoler , on blogue , une sorte de thérapie .

    C’est la vie , ainsi . Ce pays inscrit dans le monde capitaliste , même avec un gouvernement de gauche , n’est pas prêt de faire les révolutions du style  » Amérique latine  » ..

    peut être qu’on verra çà dans un siécle ou deux , quand les pays qui crévent la faim , victimes du capitalisme , se rebifferont , ils sont plusieurs milliards …sans la Chine qui finit même par s’accommoder du systéme !…

    c’est te dire ! …

    C’est bien d’avoir un idéal …mais le mettre en oeuvre dans ce pays , ou chacun de nous est habitué à la vie occidentale , ses gadgets , son ordi , sa voiture ..dur dur de changer les mentalités ! ..On a rien de comparable avec ces peuplades oubliées qui ne sont même pas vaccinées contre la polyo ..

    bon, je me contenterai d’envoyer Sarko au rencard … 🙂 je ne verrai pas la suite …et toi non plus …d’ailleurs …çà sera toujours la république Francaise et son systéme électoral qui convient aux partis de gouvernement .. de temps en temps l’alternance comme consolation ..

    Une autre solution : délimiter ta propriété en principauté populaire avec une frontière , vivre de ton économie propre.. 🙂 bon, je plaisante ..

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  6. @tueursnet : pas d’accord : tu généralises et ne peut parler au nom de tous les jeunes. j’en connais qui préfèrent s’identifier plus positivement…

    @dpp : je sais je sais… et en ai éminemment conscience, de cette dilution de la démocratie dans un bal des apparences et, tragiquement, en ce moment, des affaires… D’où mon humeur écœurée… et l’envie de combattre autrement.

    @antiphonsgarden : est-ce normal que je ne comprenne pas tout ce que tu dis ? Mes vacances si profitables auraient-elles tué quelques neurones ?

    @joel : content de te retrouver. Non, rassures toi je ne suis pas naïf au point de penser qu’une véritable révolution puisse avoir lieu. Trop de veaux, ou plutôt de moutons, qui, même s’ils voudraient bien changer quelque chose, et ressentent bien que le monde ne tourne pas comme il devrait, cèdent au fatalisme, en se disant que seuls ils ne peuvent rien… Et c’est là qu’ils ont tort, surtout. Ensemble, nous serions forts, face à une minorité qui s’est accaparée la plupart des richesses de notre pays tout en éliminant un à un tous nos droits les plus élémentaires.

    Mais je répète : quelques uns, déterminés, font parfois plus que bien des assemblées et des nuées de gens indécis. Laisserons nous encore longtemps ces gens mettre à bas la république ?

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