la délinquance augmente d’autant plus que le regard recule…

Du traitement de l’information par temps de crise…

 Ce n’est pas la première fois que je m’interroge sur la manière dont l’information est traitée, non pas dans le discours, intellectuellement comme c’est souvent le cas (pour moi aussi….), sur la base de généralités partagées entre personnes de bonne compagnie, mais à partir de ce que je vois très concrètement au quotidien, dans mon activité de bloguage, qui suppose une investigation intensive des différentes sources d’information sur un sujet donné, que l’on aimerait traiter.

 Ainsi, cette fois, à partir d’une même dépêche d’agence (France Presse en l’occurrence), qui elle-même découle d’un sondage IPSOS¹ commandé par France-soir, on peut voir se dérouler un film bien différent selon le support médiatique utilisé…

 

  Il n’est pas inutile de savoir au préalable que France-soir appartient au milliardaire russe Sergueï Pougatchev, dont vous pouvez si le cœur vous en dit examiner le pedigree ici. Il a dernièrement défrayé la chronique en dépensant plus de 20 millions d’euros pour redonner une santé à ce titre.  Celui que l’on nomme le « banquier de Poutine » n’a bien entendu aucun lien avec les élites dominantes en place… et encore moins avec notre gouvernement. Ce serait médire.

 Pourtant, on peut s’interroger sur l’intérêt qu’il y a (et il y en a toujours un pour un journal, ne serait-ce que de faire vendre… et l’on sait que le thème est porteur, surtout depuis l’émergence… du FN !), le jour même de la tenue d’une réunion sur le sujet tant décrié du comportement de certains    à lancer une telle boulette dans la marre, sans aucune précaution. Ni arrière pensée ?

 Plus effarant, se voir laisser à croire, si l’on est un citoyen lambda (c’est-à-dire quelqu’un qui a autre chose à fiche dans la vie que de se livrer à notre monomanie obsessionnelle de la traque d’informations), qu’il y aurait à la fois dans le même temps 59% de français qui ont peur et une majorité (84 %) qui se sent en sécurité, voila qui a de quoi laisser perplexe. Mais depuis un certain jour de mai 2002, les sondages, hein, on sait ce que ça vaut…

 En attendant, la propagande gouvernementale bat son plein et la guerre de la com est à l’œuvre dans les unes de nos journaux, reprise à mon avis sans grand discernement par des chefs de file politique qui ne font hélas que se laisser dicter le débat du jour par le chef d’orchestre, qui lui, applaudit des deux mains…

 Mais le débat n’est-il pas ailleurs  ?

 ¹ (Étude réalisée auprès d’un échantillon de 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 22 au 23 juillet 2010).

 

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3 commentaires

  1. ‘Et le désir s’accroît quand l’effet se recule.’

    Un peu plus loin et moins connu, on lit :

    ‘Rompez ses premiers coups ; laissez pleurer Pauline.
    Dieu ne veut point d’un coeur où le monde domine,
    Qui regarde en arrière, et douteux de son choix,
    Lorsque sa voix l’appelle, écoute une autre voix.’

    Corneille, ‘Polyeucte’, I, 1

    Désolé de polluer ton blog avec des références d’un autre âge.

    Je plaisante, je vais récidiver dans un instant sur un article antérieur.

    Merci à toi, Gdec, de ton attention.

    Continue. Lorsqu’on dit la vérité, il en reste toujours quelque chose, et pour plus longtemps que lorsqu’on diffuse de fausses informations (spécialité à la mode : Villiers-le-Bel, Villeneuve près de Grenoble – où le préfet, intelligent, d’après mes informations, vient d’être viré et remplacé par l’ex-préfet de la Meuse qui a la réputation de savoir rétablir l’ordre — et je ne parle pas de l’étude en cours pour en finir avec les Tsiganes, ‘population dangereuse’).

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  2. Qu’elle soit physique ou psychique la violence fait partie du jeu du monde.
    Notamment quand on veut faire du bien, on peut faire mal… très mal.
    Sans parler des mots qui passent et des images qui restent.
    Cette violence n’est pas gratuite, elle correspond aux curieux échanges entre l’offre et la demande.
    Il paraît que la violence s’est aggravée dans nos cités. Foutaise ! De chez foutaise ! Parce qu’en vérité, elle n’est plus ce qu’elle était. Elle ne représente plus le même danger. En un mot, elle a changé d’objet.
    Elle ne tue plus… elle empêche de vivre !
    Elle n’est plus politique, elle est devenue symbolique… elle s’en prend aux symboles, à ce qu’il y a de plus sacré dans l’homme : son rapport avec le monde invisible.
    D’où le problème comme l’a si bien dit Woody Allen :
    « Il ne fait aucun doute qu’il existe un monde invisible. Cependant, il est permis de se demander à quelle distance il se trouve du centre-ville»

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20violence

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