Journalisme couché. Et moi toujours debout… Pffff !

Le show qui se voudrait intimiste, sur le ton de la confidence (avec Pujadas comme ami…) commence par une grande révélation, que nous livre en avant première tonitruante le Figaro... Problème : Woerth l’avait déjà plus ou moins annoncé. On s’en doutait. Aucune surprise donc.

Autre révélation, tirée du Point cette fois : « Eric Woerth est lavé de tout soupçon« . Pour ça, Yann l’avait déjà devancé aussi en nommant à juste titre l’un de ses billets « L’IGS lave plus blanc que blanc ». En effet, c’est un fait, il ne nous apparaît pas que l’Inspection des Finances soit la garantie d’une enquête indépendante. De plus, ce rapport a tout de même révélé certains points que la presse nationale ne crie pas vraiment sur les toits… Comme l’écrit Juan, ce travail pose en fait davantage de questions qu’il n’en résout ! Mais comme d’ordinaire, notre président est un bon prestidigitateur… Regardez sa main gauche, pour ne pas voir ce que fait sa main droite ! Et surtout, quand il vous parle de République irréprochable, regardez donc non pas ses yeux, mais ses oreilles : elles remuent ! Mais non, la France n’est pas (mais pas du tout !) un pays corrompu !   Pure calomnie !

Il y aura bien un remaniement, mais contrairement à la rumeur, en octobre. Woerth a priori n’est pas concerné. Cela me semble une erreur stratégique fondamentale. Non pas parce qu’il est coupable (on n’en sait rien) mais parce que l’intérêt collectif l’aurait justifié. Cette affaire discrédite gravement notre pays à l’étranger.

Quant aux retraites, alors que ce sujet aurait de toute évidence nécessité, tant il nous concerne tous, un grand débat contradictoire, (aurait-il moins de valeur que celui sur l’identité nationale ?), « Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu’il n’accepterait pas de revenir sur le recul de l’âge de départ à la retraite à 62 ans ni sur l’alignement des cotisations retraites public/privé, mais qu’il était ouvert sur le reste. »(source ici). Drôle d’ouverture ! Qui se caractérise comme toujours par un mépris profond pour la vérité des autres, surtout quand elle s’exprime dans la rue : « Ce qui aura une influence, c’est l’idée que nous nous ferons de la justice. Ce n’est pas l’importance des manifestations« . Comme je l’ai déjà exprimé ici et là, il va donc nous falloir inventer, si l’on veut faire reculer cet homme sans foi ni loi d’autre sorte que la sienne, d’autres formes de luttes alternatives.

Pour le reste, je laisse à mes collègues blogueurs le soin de compléter… ce soir ou demain, pour une vérité politique plus contrastée et haute en couleurs !

Et vive la France : libre !

Moi je vais me coucher…

(Auprès de ma brune, qu’il fait bon dormir !).