La retraite, c’est sacré.

En entendant ce matin à la radio que l’âge légal de la retraite serait porté à 62 ans en 2018 contre 60 actuellement, en l’augmentant chaque année de quatre mois à partir du 1er juillet 2011 (ce qui reculera mathématiquement l’âge de départ en retraite à taux plein pour ceux qui n’auraient pas suffisamment cotisé  à 67 ans…), j’ai ressenti un réel sentiment de révolte face à une  injustice aussi criante.

Et ce ne sont pas les arguments des uns et des autres, aussi brillants et étayés soient-ils par des études prospectives et autres forums d’experts quels qu’ils soient qui me feront changer d’avis.

Car, pour moi (pour nous ?), il s’agit là d’une véritable violence sociale faite par une classe favorisée envers ceux qui ne le sont pas. Une déclaration de guerre en somme, ni plus ni moins. Et si on me cherche, on me trouve. Le tomawak est déterré.

Car je pense que beaucoup ressentent comme moi l’intolérable qui consiste à essuyer les effets de la crise, à se voir rejeté par un marché du travail qui décrète que vous êtes tantôt trop jeune tantôt trop vieux pour travailler (comme le disait Bartolone ce matin sur France Info, la gloire de ce gouvernement va consister à remplacer de jeunes retraités par de vieux chômeurs), à payer de plus en plus de cotisations diverses et variées, et partir de plus en plus tard à la retraite, alors que tout un chacun a pu constater à quel point certains s’en mettent plein les poches, et n’ont pas l’intention de se priver davantage à l’avenir … Triomphe de la cupidité, sans aucun garde-fous…  Sans parler du renflouement des banques qui a véritablement laissé à penser à tout un chacun que même lorsque les riches perdaient, ils gagnaient quand même…. Sur notre dos.

Ce sentiment d’injustice que je pense partagé par une majorité pourrait être salutaire s’il servait de moteur à une volonté commune de changer le monde dans le quel nous vivons pour le rendre meilleur. Mais je ne peux que constater autour de moi que beaucoup se laissent tondre sans réagir… Un esprit particulièrement défaitiste semble régner sur notre époque. Et cela me désespère.

Chers concitoyens, j’attends donc que vous me prouviez le contraire, et que vous êtes bien  cette nation combative que vous avez su être autrefois.

Alors :

Résignation ou…  Révolution ?

14 réflexions sur “La retraite, c’est sacré.

  1. J’attends le grand soir, naïvement peut être. Malheureusement je n’agis pas concrètement. Je suis un révolté et non un révolutionnaire…

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  2. GdeC, je passe sur le commentaire intempestif de Des pas. Il est vraiment perdu pour la science.
    [je rappelle que l’intempestif est une qualité]

    Tu pourrais rappeler de temps en temps (je l’ai fait brièvement dans un ou deux commentaires) l’escroquerie sociale que représente la confusion entre « longévité moyenne d’une génération » et « espérance de vie ».

    Escroquerie intellectuelle, oui, mais j’ai bien écrit « sociale ». A qui peut-on dire, sans risque de réplique : « vous allez vivre 120 ans, vous pouvez bien travailler jusqu’à 70 ou 80 ans » ?

    « j’attends donc que vous me prouviez le contraire, et que vous êtes bien cette nation combative que vous avez su être autrefois »
    C’est très beau GdeC, on dirait du De Gaulle.
    Voulez-vous venir réanimer GdeC ? il est comme les autres, après mes commentaires.

    Pour que le discours que tu dénonces ne passe plus, il faudrait réanimer l’école. Ou plutôt concevoir autrement l’art de vivre ensemble.

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  3. @des pas perdus : implosion, explosion… je crois que nous sommes plutôt sur le registre du « on n’y peut rien, mon brave Monsieur, on est bien trop petits! »… Alors qu’une foule est plus forte qu’un seul, en général, non ? Il suffirait de trouver le bon mode de protestation… les grèves ne pèsent plus grand chose. il faudrait frapper là où ça fait mal…

    @damrod: fais de ta révolte quelquechose de constructif, quoi que ce soit : écris, parle, crée un blog, envoies un courrier à ton député, ou à l’élysée. mais ne te laisse pas tondre sans rien dire.

    @lou : le 18 juin, c’est après demain. Quand au pouvoir de l’éducation,tu prêches un convaincu. Mais l’éducation populaire est en train de crever faute de finances, et l’école se fait tondre les effectifs jusqu’à ras la couenne sans guère de réactions, sinon tès sporadiques… et méprisées par ceux qui nous dirigent. je répète, persiste et signe : trouvons d’autres moyens d’action, plus imaginatifs. Imitons les Désobéïssants, par exemple…

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  4. Rien à craindre , le PS l’a dit , ( par la voix de Hammon ) en 2012 , il revoit tout çà ! … 🙂

    Pour faire la révolution en étant allez , en criant fort , une dizaine , çà va être dûr ! 🙂

    Pour tous les révoltés qui ne sont pas révolutionaires , ( puisque la vraie gauche n’arrivera au pouvoir qu’en 2084 d’après mes projections ) 🙂 je propose de faire péter le systéme , en votant systématiquement blanc à chaque élection … avec cette mesure anti-sociale , il y a bien 80 % de révoltés ! non ? … cA me ferait marrer , et pas que moi, ( dans le monde entier aussi ) … qu’un député soit élu avec 5 % des exprimés !… c’est facile , y compris pour tous les endormis ! juste mettre un autre bulletin que ceux imposés ! 🙂

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  5. Joel, ta proposition est juste.
    L’abstention serait aussi bien que le vote blanc, mais il est vrai qu’on ne sait pas qui s’abstient (des malades, des personnes au chevet d’un malade).

    Je me répète (l’âge !) : si, en 2002, il n’y avait pas eu une semaine de folie et de manifestations invitant à voter pour Chirac, ce dernier aurait quand même été élu, aucun doute sur ce point, mais avec 15% des électeurs, ce qui rend plus modeste ou moins arrogant.

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  6. a Lou,

    Je préfére le vote blanc, même s’il n’est pas reconnu, il est un acte citoyen tamponné sur la carte , qui a une signification claire, qui veut dire qu’on refuse la caste imposée par les partis .. tandis que dans les abstentions , on met de tout ! c’est illisible , comme tu le soulignes ..çà va du désinteressé , aux malades , jusqu’à à la pure faignasse pour qui se bouger est une corvée.

    Cordialement

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