Mélenchon, retraites et COR au pied…

(source ici)

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et Méluche a excellé sur ce registre, avec une démonstration sur les retraites qu’il a été difficile de contredire sur le plateau, hier soir, de l’émission de Ruquier « On est pas couchés » :

Mélenchon Vs Zemmour & Naulleau 3 [ITV] Retraites 240410
envoyé par peanutsie. – L’info video en direct.


j’ignore si les arguments, notamment chiffrés, sont aussi sûrs que son assurance le laisse croire (je n’ai pas eu le temps de vérifier), mais on peut au moins lui accorder un crédit : celui d’être sur le bon créneau pour convaincre « la masse » plutôt que l’élite…

En tous les cas, par delà les querelles de chiffres qui ne manqueront pas de se produire malgré les expertises et les sources toutes plus sérieuses les unes que les autres que les politiciens de tous poils ne manquent jamais de se jeter à la figure, je ne peux qu’approuver quelqu’un qui pour financer les retraites va chercher l’argent là où il est, plutôt que dans les poches de ceux et celles qui ont contribué à produire de la richesse sans jamais en retoucher le bénéfice… Là où d‘autres n’ont pas manqué de se sucrer, malgré (surtout pendant ?) la crise.

Quand le supposé pragmatisme brandi par tout un chacun sur ce sujet ne va, encore et toujours, que dans une seule direction, sans jamais en explorer d’autres, on peut me permettre de douter de sa véracité : examiner un problème, quel qu’il soit, par le seul biais de son trou de serrure limité par une certaine idéologie économique, partagée par la droite et une certaine (pseudo) gauche, voilà qui ne peut me satisfaire. Et ne devrait convenir à personne à l’esprit libre, compte-tenu de l’ampleur du phénomène dont nous parlons.

Mais le conformisme ambiant s’accroche fort au rocher de l’ancien monde :

« Il y a crise quand le jeune ne veut pas naître et l’ancien ne veut pas mourir » (A. Gramsci)

Post-scriptum : et surtout, n’oubliez pas de signer la pétition sur les retraites ici.

2 réflexions sur “Mélenchon, retraites et COR au pied…

  1. Je suis d’accord avec J.L.Mélanchon,car pour financer les retraites et la SS il n’y a pas de problème, voici pourquoi :

    – Le patronat reçoit chaque années pour 65 milliards d’euros de subventions de l’état (35milliards) des collectivités locales et de l’Europe libérale qui échappent aux cotisations sociales ( Sécurité sociale et retraite).(cf le Canard enchaîné du 14 avril 2010)

    -Selon les statistiques de la banque de France, les actifs français du CAC40 ( les 40 plus grosses entreprises cotées à la bourse de Paris) gérés par des banques tricolores dans ces paradis fiscaux atteignaient 538 milliards de dollars en 2008.
    Ces entreprises du CAC40 , grâce à leurs filiales dans les paradis fiscaux, ont pu faire échapper 538 milliards de dollars soit 393 milliards d’euros à l’impôt et aux cotisations sociales. D’après les calculs de Daniel Lebègue, ex-directeur du Trésor, le manque à gagner fiscal correspond à plusieurs dizaines de milliards par an ( environ 40 milliards).  ( cf article d’Agata Kovacs, pour Mecanopolis, du 2 mars 2010, avec les informations du Canard enchaîné et des quotidiens suisses La Tribune de Genève et Le Matin) : http://www.mecanopolis.org/?p=14222

    – 456 niches fiscales qui permettent aux nantis d’échapper à l’impôt et aux cotisations sociales, celles-ci représentent 110 milliards d’euros de manque à gagner pour les recettes de l’Etat. Soit plus des trois quarts du déficit budgétaire de la France ( déficit budgétaire de 150 milliards en 2009).(cf le Canard enchaîné du 14 avril 2010)

    Supprimons 35 milliards de subventions l’Etat aux entreprises, récupérons les 110 milliards de manque de recettes, récupérons environ 40 milliards des cotisations SS et retraite qui s’appliqueraient sur 393 milliards d’euros d’actifs placés dans les paradis fiscaux, sans parler de ce qu’on ignore!
    La totalité des sommes récupérées dépasserait les 185 milliards d’euros par an, alors il n’y a plus de problème pour financer les retraites et pour combler le trou de 10 milliards en 2010 de la Sécu et financer très largement les besoins sociaux de ce pays qui ne sont pas couverts .

    En conséquence, il resterait plus de 145 milliards aujourd’hui, en étant en pleine crise, pour financer une politique sociale ambitieuse qui supprimerait notamment les cas les plus inhumains (SDF, chômeurs en fin de droit, rétablissements des secteurs publics supprimés,…)

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