Violence à l’école… ou violence faite à l’école ?

La violence à l’école est un problème trop sérieux pour le confier à des politiques… ou aux médias ! Surtout à l’approche des élections. Les solutions risquent en effet d’être un peu trop populistes, et peu adaptées à la complexité du phénomène.

S’il suffisait en effet de mettre des clôtures (pourquoi pas électriques ?) et des portails électroniques partout, cela se saurait… Et il n’y aurait donc pas besoin d’Etats généraux de la sécurité à l’école, comme cela vient d’être annoncé par ce brave Luc Châtel, que nous avions déjà quelque peu étrillé à l’occasion de l’affaire de Vitry

Manifestement, ce brave petit Monsieur a changé d’avis depuis et considère enfin qu’il s’agit d’un vrai problème, que les enseignants eux n’ont pas attendu de voir consacrer par cet épiphénomène de pure convenance communicationnelle pour estimer à sa juste importance.

Ils sont en effet à mon humble avis mieux placés que quiconque pour juger de l’importance du problème, et les traiter comme des demeurés tellement privilégiés qui ne pensent qu’à faire grève (comme cela a été un peu trop souvent le cas…) et à défendre leur pré carré n’est ni à la mesure de l’enjeu ni adapté à la situation qui nécessite davantage de pragmatisme.

j’ai une mémoire de poisson rouge, mais pas si courte que cela : rappelez vous 2008, quand il a été question d ‘instaurer un service minimum car ces salauds de feignants d’enseignants faisaient grève sans arrêt, et qu’il a donc s’agit de remettre en cause ce droit là aussi pour qu’ils deviennent plus raisonnables…

Cependant, même des maires de droite à l’époque avaient considéré que ce service minimum obligatoire était inapplicable, au point d’en arriver à siffler copieusement Fillon à l’occasion de la tenue du 91ème congrès des maires… Ceci d’autant plus que malgré la charge qui leur avait été infligée, notre cher Président n’avait pas daigné y assister.. préférant se pavaner ailleurs.

Mais dans sa grande cohérence, Monsieur Sarkozy n’est pourtant jamais revenu dessus… sauf erreur de ma part.

Aussi, jouer aujourd’hui si facilement les Cassandre en s’effrayant de la montée de la violence alors qu’on a autrefois si manifestement méprisé les enseignants en sabrant de surcroît à coups de machette dans leurs effectifs me semble relever du dernier des cynismes…. ce que je n’ai vu personne relever nulle part, malgré la grande compétence de nos chers journalistes terriblement nationaux, auxquels je ne prétends cependant pas me mesurer, modeste cloporte que je suis, puisque simple blogueur, donc vulgaire mécréant porteur de viles rumeurs, ignobles calomnies et autres approximations néfastes à la qualité de l’information, n’est ce pas ? 😉

2 réflexions sur “Violence à l’école… ou violence faite à l’école ?

  1. L’école !
    Mon fils m’a dit : Elle s’est jetée par la fenêtre.

    Bravo pour ton billet (j’ai traité le sujet sous un angle complémentaire….je crois)

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