La règle de Peillon (sur le jeu de Nicolas).

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Peillon récidive


Le ravi de la crèche persiste et signe. Autrefois professeur de philosophie, on l’a connu plus inspiré qu’en s’abaissant à brandir l’arme létale qui consiste à fustiger l’Autre gauche en l’accusant de tous les maux, y compris celui de contribuer au succès de Sarkozy :

« Il y a aujourd’hui à l’intérieur de la gauche un certain nombre de gens, dont Jean-Luc Mélenchon, qui prennent une responsabilité extrêmement grave parce qu’ils font le jeu de Nicolas Sarkozy« , a-t-il dit sur RMC et BFM TV » (source : l’Express).

Celui qui prône un « large rassemblement du PCF au MoDem » devrait peut-être s’abstenir de voter. Son discours n’est en effet pas toujours éclairé. Il me semble souffrir de quelques incohérences idéologiques. Surtout si l’on songe, pour seul exemple, à la volonté du fondateur du Parti de gauche d’opérer un regroupement de ce qui est épars à gauche du PS… Mais peut-être suis-je quelque peu archaïque, comme nous en qualifiait gentiment l’ami b. mode.

En effet, pour nous, la droite n’est pas la gauche. L’un des premiers à l’avoir appris à ses dépends est le concurrent de Monsieur Douillet, UMP, aux partielles des Yvelines, à Poissy, Frédérik Bernard (PS) (voir ici), qui jura mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus…

Monsieur Peillon, désespoir de la gauche, peut toujours multiplier les déclarations et autres appels à l’unité. Il n’en est pas moins, de par son discours paradoxal et son positionnement incompréhensible et flou, sans parler de ses diatribes méprisantes, l’exact centre du désaccord, de par sa proximité de pensée avec le Modem et le grand écart qu’il représente à lui seul.

Il serait donc fort temps que le PS se situe plus exactement face à ce genre de courant de pensée qui menace sa crédibilité… Il en va de l’avenir de la (vraie) gauche.


Et vive la Résistance… au libéralisme, qui n’est définitivement pas un socialisme.

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10 réflexions sur “La règle de Peillon (sur le jeu de Nicolas).

  1. Ben, ils ont la pétoche et ça se comprend… Imagine un peu, devoir faire des concessions entre les deux tours pour être sûrs de garder leurs régions, ça doit pas les rendre très à l’aise !

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  2. Gwendal, qu’ils aient chaud aux fesses me sied à ravir. Leur présomption s’en trouvera peut-être amoindrie, et c’est tant mieux car il faudrait bien que ces gens là finissent par arrêter (je sais, mais je trouve ça rigolo, alors je maintiens !) de se prendre pour le nombril de la gauche. Un autre monde est possible que celui des petits arrangements entre amis libéraux… (voir à ce sujet l’excellent billet de l’ami de Ruminances, dont le lien est dans mon billet sous son pseudo de b.modec’est terriblement éclairant).

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  3. Désolé de vous décevoir mais le PS reste la 1ère force de gauche et pour quelque temps encore. Je suis d’accord sur le fait qu’à un certain moment il ait profité de cette hégémonie mais les faits sont là, il est majoritaire. Maitenant aux autres partis de gauche de lui montrer qu’il est supérieur à lui en s’alliant mais celà semble plus facile à dire qu’à faire. Car les élus communistes qui sentent bien que mélenchon est en train de les bouffer veulent garder leurs fauteuils et donc s’allient aux socialistes. D’ailleurs Buffet l’a joue trés habile en disant pas d’accord avec le PS et front de gauche. Dans la réalité tout se fait à la carte, chaque fédération décide.

    On ne prend pas la place du Khalif aussi facilement.

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  4. pazmany, ce n’est pas la place du calife, qui nous intéresse, mais l’intérêt commun.Et je doute que le Ps puisse encore l’incarner pour l’avoir subi depuis trop longtemps, et très jeune.un autre monde est possible.

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  5. coucou GDC,

    Je n’interviens pas souvent ici, mais te lis…

    @ Gwendal

    Tu vois moi j’ai la naïveté de penser qu’il existe de vrais élus de terrain, qui se battent pour conserver des Régions, mais pour les plus fragiles, qui contrairement aux bobos en tous genres, eux ne peuvent se permettre de supporter des règnes de l’UMP-FN !

    Il faut aussi aborder la question du pouvoir, sous cet angle d’attaque.

    C’est pourquoi je me bats encore, à l’approche de ma retraire, car la misère dans les quartiers ou le monde associatif, te crève les yeux et te fend le coeur.
    On n’hésite plus du coup pour choisir entre « pas terrible, mais mieux que rien », et « l’abondon dans son horreur » !!!

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  6. Oui, la fourmi rouge, on fait la différence, entre droite et rose pâle. Il n’empêche qu’au 1er tour , on vote pour ceux dont on se sent les plus proches. Et je ne suis pas loin de penser que c’est ainsi qu’on convaincra le maximum de gens à retourner aux urnes…

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  7. …c’est un moyen, des pas perdus.

    mais il y en a des tombereaux encore ( et fort honorables encore ! ), qui peuvent faire avancer la gauche à définir les contours de nouveaux projets mobilisateurs.

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  8. Bon papier. Il serait bien utile qu’un jour Peillon explique clairement sa ligne politique… et sa fluctuation dans le temps, du NPS à aujourd’hui. Si c’est comme cela qui voit son destin présidentiel, cela va devenir de plus en plus compliqué pour lui

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