Sus au grand Népote !

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« Le front social est apaisé ».

(Nicolas Sarkozy, Le figaro, 15 octobre 2009)


Après avoir pris connaissance de l’étonnant interview du grand Népote droit dans ses bottes de sept lieux, à l’issue d’une journée marathon qui semblait présenter cependant « de petits trous dans son agenda » surchargé, entre un entretien à 10H00 avec Rajendra Kumar Pachauri et sa visite surprise à Gandrange (où il est venu jouer le père Noël devant des interlocuteurs incrédules ¹), je ne sais trop pourquoi je me suis soudain mis à ressentir la furieuse envie de me plonger dans l’histoire de France…


Il m’a semblé en effet pouvoir retrouver, malgré mes faibles connaissances en cette matière, des analogies avec une certaine époque et le déclenchement de certains événements, notamment de par l’attitude méprisante et si éloignée des réalités communes de ce psychopathe inconscient qui nous gouverne… De nombreuses réactions consécutives à cet interview me confirment hélas dans cette impression d’un monarque à côté de la plaque.


Au chapitre « Révolution française» de l’encyclopédie en ligne wikipédia, nous pouvons lire ceci : « La Révolution française qui naît d’une crise financière, concentre essentiellement discours et critiques sur les privilèges fiscaux du clergé et de la noblesse (le poids des impôts est inégalement réparti entre ceux-ci et le tiers état alors que celui-ci est le plus productif). »


Voilà qui fait sens.


A force en effet de se poser sur un registre forcené qui s’enferre dans une idéologie dépassée (dont le bouclier fiscal n’est qu’un exemple, mais si parlant…),  ignorant de la réalité de tout un chacun et de la colère qui gronde dans les tréfonds de l’inconscient populaire ², les mêmes causes pourraient bien conduire aux mêmes effets…


Un autre monde est possible.


A nous de le réinventer.


Résistance !


¹ « Quand on a appris que M. Sarkozy venait, on était tellement déconcertés. On s’est dit ‘il va annoncer la réouverture de Gandrange’. Nous attendons maintenant que Nicolas Sarkozy annonce la réouverture de l’aciérie de Gandrange ! », a-t-elle lancé ironiquement. (elle, c’est Aurélie Filippetti, députée de Moselle, dans le Nouvel Obs)

²qui laisse pourtant passer de temps à autres des éruptions sporadiques, telles que le phénomène de Poitiers ou les (faux) chantages à la bonbonne de gaz de certaines victimes des multiples plans de licenciements, qui par cette violence symbolique répondaient à une violence économique et sociale bien plus grande encore. Sans parler des nombreux suicides inhérents aux réorganisations sauvages de sociétés mues davantage par l’appât du gain et la recherche de profits maximaux pour satisfaire encore et toujours plus des fonds de pension qui n’ont rien retenu des leçons de la crise, que par le souci de l’être humain, ceci entraînant cela.

5 commentaires

  1. Sauf que lors de la révolution française, Louis XVI avait bien compris qu’il fallait changer les choses, un peu tard certes, mais il l’avait compris… lui…

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