travailler plus pour gagner moins: ça suffit !

commune

D’aucuns se résignent à la réalité de cette loi adoptée dernièrement sur le travail du dimanche. Moi pas. Si j’ai manifesté ma joie que le gouvernement se fasse débouter par le conseil constitutionnel quant au statut d’exception projeté pour Paris, ce n’est pas pour autant que j’en accepte le principe général, n’en déplaise à Marc Vasseur qui ne comprend pas, ce cher collègue, qu’on puisse s’en réjouir. C’est pourtant un fait indubitable que notre infériorité numérique à l’assemblée ne nous permette pas d’être vraiment en position de peser bien lourd sur l’issue des votes, et notamment de celui-ci.


Aussi, le fait que j’apprenne que cette loi serait opérationnelle à compter de septembre me remet sur les rails de ma colère et de mon indignation. Qu’un tel changement de nature collective majeure puisse toucher les fondements de notre consensus sociétal pour l’intérêt d’une minorité (déjà suffisamment bien favorisée comme cela) sans que quiconque ne réagisse de manière bien audible et efficace me hérisse au plus haut point, et je tenais donc à y revenir pour crier mon refus de ce que je considère comme une régression sociale qui porte atteinte aux fondements de notre « bien vivre ensemble ».


C’est pourquoi j’en appelle à toute la société civile pour faire barrage à cette dangereuse idéologie qui met le profit au dessus de toute autre considération, afin qu’elle invente des modes de contestation qui démontre avec une évidence incontournable à ce gouvernement délétère que nous ne sommes pas d’accord avec ce genre de pratiques anti-démocratiques (avons nous été consultés ?).


Le dimanche, tous devant les supermarchés et exprimons notre désaccord par des mots simples :


NON à la destruction systématique de nos acquis sociaux.


Et pis cé tout !

Tant qu’on y est, pourquoi ne pas ouvrir aussi les magasins le jour de Noêl et le 14 juillet ?

Jusqu’où cette logique ultra-libérale s’arrêtera-t-elle ?

Résistance !