Et si l’Europe avait le Front de Gauche ?

Cet article est spécialement dédié à mon fils, qui prétend du haut de ses 19 ans que le front de gauche n’a pas de programmes, ni d’idées… Et lorsqu’il en a, qu’elles ne sont pas très différentes de celles du PSE…

Le lecteur en jugera (voir ici)..  je mise en effet sur son intelligence et ses capacités d’analyse plutôt que sur une tentative de prosélytisme béat. Certaines vérités sont en effet transitoires, notamment en la matière économique… L’effet de crise le montre assez… Le PSE ne niait-il pas , il y a peu encore, toute possibilité de changement de notre système économique, ne se démarquant que bien peu visiblement du sacro-saint dogme du marché roi ?

Nous partîmes à 15,et nous voilà 36, 2 semaines plus tard…

Europe : pour changer de cap

dali-petit

( Une version courte de ce texte est parue dans Libération du 19 mai 2009 )

Ce texte présente les propositions soumises au débat par les 36 économistes appelant à soutenir le Front de Gauche

Nous sommes à ce jour trente six économistes à avoir signé un texte qui invite à sortir du « dirigisme libéral » en Europe et à soutenir la démarche unitaire du Front de gauche pour les élections européennes (cf. notre appel du 2 mai 2009[1]). Nous prolongeons cette démarche, à bien des égards inédite, en soumettant au débat les propositions suivantes.

Le contrôle des banques et de la finance

La banque et la finance ont été longtemps réglementées et le monde s’en portait plutôt mieux. Le tsunami en cours appelle un encadrement strict. La prohibition des transactions avec les paradis fiscaux et des filiales « hors bilan » est indispensable pour en finir avec la finance parallèle qui nourrit spéculation et évasion fiscale. Il faut limiter radicalement les nouveaux produits financiers afin que les banques reviennent à leur métier (distribuer des crédits en en assumant les risques).

Les banques doivent être sous contrôle public. L’accès au crédit gagne certes à avoir une offre diversifiée avec une certaine concurrence. Mais un pôle de banques publiques articulé à des banques coopératives permettrait cela en protégeant la monnaie comme bien public. Les nationalisations en cours, menées trop timidement, en offrent l’opportunité.

La Banque centrale européenne doit compter le plein emploi et la stabilité financière parmi ses objectifs principaux et doit cesser d’échapper à tout contrôle politique, d’autant plus qu’elle s’est arrogée la conduite du taux de change, laissant l’euro s’apprécier au détriment des exportations.

Simultanément, il faut mettre un terme à la domination des seuls actionnaires sur les entreprises en donnant de nouveaux pouvoirs aux salariés.

Relance et planification écologique

Alors que les Etats-Unis et la Chine déploient des plans massifs de relance, l’Europe est à la traîne. Ses apports propres sont nuls, les 30 milliards affichés étant des dépenses prévues.

Le budget de l’Union représente 1 % du PIB européen, contre environ 20 % (avant même la crise) pour celui des Etats développés, y compris européens. Ce sont les Etats qui recapitalisent les banques et adoptent des plans de relance, et non l’Union. Or, les plans nationaux sont eux-mêmes indigents, en particulier en France.

Au fond, les pays européens s’accrochent à la désinflation compétitive lancée par la France et reprise par l’Allemagne : l’austérité salariale et budgétaire et la flexibilisation du contrat de travail sont sans cesse durcies, pour prendre des parts de marché aux « partenaires », y compris européens. Cette politique non coopérative est suicidaire a fortiori dans le contexte actuel. L’Europe a les moyens d’une autre ambition : une hausse coordonnée des bas et moyens salaires et des prestations chômage, en particulier, articulée à un plan de soutien, financé par un emprunt de l’Union équivalent à 2 % de son PIB, pour les transports publics et la rénovation écologique des bâtiments notamment.

Car la crise doit impérativement être l’occasion de changer de mode de développement. Il ne s’agit plus de produire toujours plus, mais mieux. L’impératif écologique met en jeu le long terme. Elle mérite mieux que les marchés de droits à polluer et leurs produits dérivés : une véritable planification.

Réhabiliter les services publics et l’impôt

La puissance publique doit remettre en œuvre une politique active de soutien à l’industrie et à la recherche.

Déficits et dette ne sont pas des maux en soi : ils permettent de lancer des activités. Pendant des années, les citoyens ont entendu parler du « trou du public », jamais du « trou du privé » autrement plus important. Du point de vue libéral, seul le privé crée de la richesse ce qui légitime sa dette. Mais une infirmière ou un enseignant du public sont aussi créateurs de richesses. Quelles activités doivent relever du public, du privé ou bien de l’économie sociale ? C’est une question qui doit revenir au cœur du débat politique. Le public a des arguments pour lui, la faillite du système de santé américain en témoigne.

L’impôt doit être réhabilité. Il n’est pas un fardeau qui grève le privé afin de financer des activités supposées « improductives ». Les « prélèvements obligatoires » financent des prestations sociales – plus de 35 % du revenu des ménages en France -, ont un effet redistributif et soutiennent la consommation. Ils rémunèrent également le travail des fonctionnaires dont le produit est accessible gratuitement. Le gouvernement vient d’offrir 2,5 milliards d’euros de baisse de TVA pour la restauration (on peut faire la même critique au soutien à l’emploi d’une femme de ménage). L’inégalité (qui va au restaurant ?) rime avec gabegie : au mieux 40 000 emplois sont attendus, soit 62 500 euros par emploi. Près de 100 000 postes de fonctionnaires auraient pu être créés à la place. Les besoins ne manquent pas : hôpital, éducation, accueil de la petite enfance pour réduire les inégalités hommes / femmes, etc.

La crise exige de revenir sur la concurrence fiscale et sur la contre-révolution fiscale – dont le « bouclier » est le dernier avatar –  qui mettent à mal la progressivité de l’impôt et creusent les déficits publics. Plus de deux siècles après la proclamation révolutionnaire de l’égalité, l’Europe ne grandirait-elle pas à être pionnière en retenant la règle d’un écart maximal admissible de revenu ?

Plein emploi et droits sociaux

La mondialisation libérale est une catastrophe pour l’environnement. Fermer des usines en Ecosse, proches du lieu de pêche, pour décortiquer des langoustines en Thaïlande, puis les réimporter : est-ce cela le rêve européen ? Favoriser la relocalisation des activités et celles qui polluent peu – comme la plupart des services publics – est une première façon de concilier plein emploi et écologie. Il en est une autre : la baisse du temps de travail. Son mouvement séculaire – et émancipateur – a été stoppé ces dernières années, ce qui, avec l’austérité salariale, a permis la hausse des profits non réinvestis, combustibles de la spéculation. L’assouplissement des heures supplémentaires qui joue contre les hausses de salaire est une calamité pour l’emploi. Le chômage qui s’accélère aujourd’hui appelle des plans de soutien ciblés sur certaines activités mais aussi une réduction massive et généralisée du temps de travail. Un emploi décent pour tous : ne serait-ce pas une meilleure façon de faire vivre le rêve européen ?

Compte tenu des inégalités de développement au sein de l’Union, il importe que le socle des droits sociaux soit défini au niveau national. S’il était européen, ce que le patronat préconise, cela se traduirait par une régression pour la plupart des travailleurs. Est-ce à dire que l’Europe ne peut rien ? Elle peut, au contraire, mais à la condition que les principes de « convergence par le haut » et de « non régression sociale » soient posés comme premiers, en lieu et place de la « concurrence non faussée » retenue par les traités et la Cour de justice européenne (cf. les arrêts Laval et Viking). L’Union pourrait en outre retenir la norme d’un salaire minimum égal au moins à 60 % du salaire moyen. En France, cela se traduirait par une hausse du Smic net de 180 euros par mois. La plupart des pays d’Europe de l’Est sont éloignés de cette norme (à 30% ou 40%). Une telle mesure permettrait de réduire la pression en faveur des délocalisations qu’ils exercent. Elle doit être articulée à un soutien à ces pays, qui, lâchés par l’Union, sont contraints d’accepter les plans d’ajustement du FMI (baisse des salaires et des dépenses publiques).

Quelles protections ?

Le marché peut faire bien des choses, mais ne peut pas tout. L’intervention publique est nécessaire. A quelle dose ? Le débat est ouvert et cela vaut pour tous les domaines, y compris les relations commerciales.

L’Europe doit cesser d’être le prétexte de tous les renoncements de la gauche. Les Etats nations ont des marges de manœuvre. Par sa puissance, l’Europe est néanmoins un cadre idéal pour une autre politique. Mais cela ne pourra se faire si continuent à prévaloir la libre circulation des capitaux et la possibilité pour les entreprises de localiser librement leur production dans des pays à bas coûts pour la réimporter ensuite. Quelles formes précises doivent prendre ces protections ? Le débat mérite d’être ouvert en partenariat avec les pays du Sud, vis-à-vis desquels une nouvelle ère en matière de politique de développement doit enfin s’ouvrir.

Le dirigisme libéral de l’Europe remonte loin. Le Traité de Rome, qui a d’emblée porté la concurrence au firmament, a été conçu par des économistes néolibéraux dotés d’un projet cohérent : la souveraineté populaire à l’œuvre au niveau national ne permettant pas de démanteler l’intervention publique, il convenait de la contourner en imposant de l’extérieur les « bonnes règles ». Cinquante ans ont passé : nous pensons qu’il est temps de concevoir autrement l’Europe.

Bruno Amable (Paris I), Angel Asensio (Paris XIII) Michaël Assous (Paris I), Philippe BatifoulierLaure Bazzoli (Lyon II), Rachid Belkacem (Nancy II), Mathieu Béraud (Nancy II), Eric Berr (Bordeaux IV),  Laurent Cordonnier (Lille I), Elisabeth Cudeville (Paris I), Jean-Paul DominAnne Eydoux (Rennes II), David Flacher (Paris XIII), Maryse Gadreau (Dijon), Ariane Ghirardello (Paris XIII), Anne Isla (Toulouse II), Florence Jany-Catrice (Lille I), Hugues Jennequin (Rouen), Thierry Kirat (CNRS), Dany Lang (Paris XIII),  Florence Lefresne, Michel Maric (Reims), Jérôme Maucourant (Saint-Etienne), Jacques Mazier (Paris XIII), Matthieu Montalban (Bordeaux IV), Stefano Palombarini (Paris VIII), Dominique Plihon (Paris XIII), Muriel Pucci (Paris I), Christophe Ramaux (Paris I), Gilles Raveaud (Paris VIII), Jacques Sapir (EHESS), Richard Sobel (Lille I), Nadine Thèvenot (Paris I), Damien Talbot (Bordeaux IV), Bruno Tinel (Paris I), Franck Van de Velde (Lille I). (Paris X), (Reims),


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[1] Une version courte de ce texte est parue dans Le Monde daté du 2 mai 2009. La version intégrale est disponible sur le site du Front de gauche : http://www.frontdegauche.eu/

6 réflexions sur “Et si l’Europe avait le Front de Gauche ?

  1. Quand un producteur parle comme un consommateur, c’est qu’il y a plus de produit à vendre, mais le souvenir et les phobies maintiennent l’illusion.
    Les chirurgies faussement démocratiques succèdent aux coups d’États électoraux guidés par la guerre des nerfs. Les abus de langages configurent le discours officiel.
    L’inflation des pathologies économiques et des modes de régulation administrative ont crée un engouement pour la croyance à tout prix, à bas prix. Cette religion confond parabole et législation.
    Depuis que les maladies globales ne sont plus adaptées à la médecine institutionnelle, la réorientation professionnelle transforme les humanistes en cannibales.
    La suite ici :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/04/23/bloc-note-politique-sur-mesure-espoir-a-la-carte-et-gout-des-autres/

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  2. hey,
    Nan j’ai précise ce que je pense car l’introduction ne reflète pas ma vision: le front de gauche a des idée mais il ne fait pas campagne dessus..nuance !
    Donc ce texte est déjà une bonne chose !
    Je persiste et signe, en quoi ce texte est différent des positions du PSE ?
    J’ai passé les constats qui sont partagés par l’ensemble de la gauche.
    J’ai séléctionné, un peu prés dans l’ordre du texte du front de gauche, les passages du programme du PSE sur les points évioqués en reprenant les itre du texte :

    Le contrôle des banques et de la finance

    « 2. Nous proposons de mettre fin aux paradis fiscaux, à l’évasion et à la fraude fiscales, et de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent en Europe et dans le monde, de sorte que tous les acteurs du marché paient une part équitable d’impôts aux Etats où ils opèrent. »

    « 1. Nous proposons de réformer les marchés financiers, en prenant appui sur les réflexions déjà développées dans l’Union européenne bet au niveau mondial. Le nouveau système de règles doit couvrir tous les acteurs financiers. Il doit être fondé sur la transparence etl’information publique de tous les intervenants. Il doit comporter des obligations précises sur les fonds propres requis de tous lesacteurs financiers, et des limites strictes aux niveaux d’empruntsévitant la création de situations d’endettement incontrôlable. Des limitations sont également nécessaires sur les rémunérations et primes des dirigeants d’entreprise, qui doivent refléter les pertescomme les bénéfices. Des contrôles seront à instaurer pour empêcher les conflits d’intérêt. Il faut assurer aux salariés le plein exercice de leur droit à l’information et à la consultation lors de tout rachat d’entreprise, et aux salariés inclus dans des fonds de pension le droit de contrôler comment leur argent est investi.

    Le système européen de supervision des marchés financiers doit être considérablement renforcé : les institutions financières doivent faire apparaître sur leurs bilans tous les risques qu’elles
    ont souscrits. La vente à découvert n’a fait qu’aggraver la crise et elle doit être éliminée par les instances de régulation. Les fonds spéculatifs et les fonds privés d’investissement doivent faire
    l’objet d’un contrôle et d’une régulation plus efficaces, dont les principes-clé seront l’obligation de transparence sur leurs actifs et leurs règles de contrôle, des dispositions impératives d’information des investisseurs sur les risques, une limitation au financement par l’endettement et des restrictions sur leurs acquisitions. »

    « 3. Nous proposons de travailler, avec tous nos partenaires internationaux, à une réforme de l’architecture financière mondiale et de prévenir l’arrivée de nouvelles crises financières en donnant aux institutions financières internationales l’ouverture démocratique nécessaire. »

    « La Banque Centrale Européenne doit soutenir la croissance et l’emploi tout en préservant la stabilité des prix. »

    « Nous soutiendrons la création d’emploi en assurant l‘accès des entreprises au crédit dont elles ont besoin pour investir et se développer, par exemple auprès de la Banque Européenne d’Investissement. Nous entendons appuyer le développement en Europe de l’économie sociale, qui emploie actuellement plus de 5 millions de personnes notamment dans les coopératives, en introduisant un statut européen d’entreprise à but non lucratif adapté aux associations, mutuelles et fondations. Notre plan européen de réformes progressistes est essentiel pour aider
    tous les Européens à tirer avantage de la mondialisation et à améliorer leurs conditions de vie. »

    Relance et planification écologique

    « Un nouveau plan de relance renforcé pour l’Europe, avec des investissements coordonnés en matière d’emploi et de croissance verte. Nous, Parti Socialiste Européen, avons déjà proposé notre propre plan de relance européen, qui pourrait enrayer le chômage de masse et donner à l’Europe un nouvel élan. »

    L’augmentation du budget de l’Union, avec des ressources propres, pour donner leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de préparation de l’avenir. (proposition du PS Francais)

    – La reconnaissance pour l’UE du droit de lever des emprunts pour financer ses investissements lourds à long terme. (proposition du PS Francais)

    16. Nous proposons un Accord européen sur les salaires, garantissant un salaire égal à travail égal et prévoyant l’établissement d’un salaire minimum décent dans tous les Etats membres, soit par la loi, soit par la négociation collective. Les travailleurs ne doivent pas voir leurs droits sociaux mis en concurrence.

    14.Nous proposons, dans chaque législation européenne, d’insérer une clause de progrès social et de mener une analyse préalable de l’impact social et environnemental avant toute nouvelle mesure. Les politiques de libéralisation déjà adoptées doivent faire l’objet d’une évaluation sociale. Nous proposons que l’UE mène un audit de l’impact social de ses politiques environnementales et énergétiques afi n de prévoir les mesures les mieux adaptées pour éviter qu’elles ne pèsent prioritairement sur les plus défavorisés.

    Réhabiliter les services publics et l’impôt

    15.Nous proposons d’établir un cadre européen pour les services publics, qui garantira aux citoyens le droit d’accès universel et égal à ces services, la qualité, l’autonomie locale et la transparence des services publics, et qui maintiendra leur intégrité telle qu’elle est définie nationalement. Ainsi les règles européennes en matière de concurrence et du droit des entreprises ne s’opposeront pas aux droits des citoyens. La part des critères sociaux et environnementaux dans l’attribution des contrats et marchés publics européens doit être élargie et renforcée dans les règles communautaires.

    Nous entendons négocier un Pacte européen du Progrès Social établissant des objectifs et des normes pour les politiques nationales de solidarité, de santé et d’éducation afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités et de soutenir le développement économique et social de l’Union. Nous réclamons la création dans tous les Etats membres, pour les retraités, les chômeurs et les invalides du travail, d’allocations sociales adaptées à leurs besoins et leur permettant de vivre dans la dignité.

    18.Nous agirons dans tous les Etats membres pour soutenir des politiques fiscales justes, garantissant le financement des systèmes de protection sociale des citoyens européens.

    19. Nous agirons pour empêcher l’exploitation des travailleurs et pour renforcer leur droit à la négociation collective. […]

    Su le passage sur l’impot je suis ok mais vu que ca concerne pas l’europe j’en parle pas ici mais ca rejoitn l’analyse et les propositions du livre « vive l’imôt » de Liem Hoang Ngoc, deuxiéme sur la liste grand est PS et économiste.

    Plein emploi et droits sociaux

    ->Par l’économie sociale, la croissance verte et la réduction du temps de travail en Europe->la réduction n’est pas dans le manifesto, je sais que ca existe mais faudrait rechercher le texte et je suis fatigué !

    Quelles protections ?
    ->pas de solutions avancées par le texte « en débat »
    De son côté le Pse propose:

    19. Nous agirons pour empêcher l’exploitation des travailleurs et pour renforcer leur droit à la négociation collective. De récents arrêts de la Cour Européenne de Justice ont créé l’incertitude sur le respect des droits des travailleurs et des accords collectifs. Avec les partenaires sociaux, nous évaluerons l’impact des arrêts Laval, Viking et autres jugements afin d’assurer que ces droits
    ne soient pas remis en cause. De même il est indispensable de réviser la directive sur le détachement interentreprises des travailleurs en Europe. Afi n d’encourager la négociation collective au niveau européen, nous voulons créer un cadre européen adapté aux négociations et aux conventions collectives transfrontières. En outre, nous agirons pour la fixation d’une durée maximale de travail décente, cohérente avec les droits à la santé et à la sécurité au travail et avec un équilibre normal entre temps de travail et vie personnelle.

    20. Nous entendons renforcer les droits des travailleurs à l’information et à la consultation. La participation des salariés dans l’entreprise, au niveau européen et international, est une question clé pour l’avenir, à la fois comme composante d’une Europe véritablement sociale et comme condition indispensable de l’action internationale pour un travail décent. Nous agirons pour élargir la participation des salariés aux processus de décision au niveau des groupes européens. A cette fin, les droits d’information et de consultation des travailleurs doivent être inscrits dans les directives sur le droit des entreprises à partir du modèle de la Société de droit européen ; et les droits des comités d’entreprise européens doivent être élargis. Nous voulons également promouvoir un dialogue social plus approfondi entre syndicats et organisations patronales au niveau européen et l’étendre à d’autres secteurs.

    21. Nous proposons que l’Union développe une stratégie pour les droits des enfants afin de réduire la pauvreté infantile et de garantir le droit à l’éducation, commençant dès la petite enfance.

    22. Nous proposons d’établir une Charte européenne des stages, reconnaissant les droits sociaux des jeunes commençant leur expérience professionnelle et assurant qu’ils débutent leur vie au
    travail dans des conditions satisfaisantes.
    23.Nous proposons de renforcer les droits individuels et collectifs des consommateurs et de prévoir les outils efficaces pour faire respecter ces droits dans l’Union européenne.

    24.Et le PS propose une politique de «  juste échange » aux frontières de l’Europe pour taxez les produits entrant ne respectant pas les m^mes normes sociales et environnementale qu’en France.

    Ca fait catalogue les propositions mais je voulais mettre du concret, des propositions plutôt que rester dans le bla-bla des avants propos des textes du PSE où ont peut rien comparer ! Si j’ai oublié des points, c’est possible, me préciser lesquels pour que je recherche ! On peut toujours être plus précis, il y a beaucoup de propositions donc j’ai essayé de mettre l’essentiel se rapportant au texte…

    En substance, dans ce texte, je vois une différence:
    Un accent plus fort du front de gauche sur la réduction du temps de travail au niveau européen mais sur le fond, cela reste, comme le PSE, des mesures de régulations économiques et d’harmanositation fiscale et sociale avec un brin d’écologie. Je vois pas de rupture majeur moi,
    si ? où ?

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  3. Moi non plus……
    Et il faut arrêter de dire que le PS n’a pas d’idées, surtout quand on n’a pas pris la peine de lire les propositions du PS…. par contre, il est vrai qu’on a du mal à les entendre….. A propos du prochain meeting, on a plus entendu dire que Ségo et Martine y allaient ensemble….réconciliées le temps d’un meeting, et gna gna gna….. j’en ai marre de ça, et Ségo me fait ch……

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  4. Je constate que les idées et propositions du Front de Gauche sont identiques et convergentes avec celles du PS.
    Il serait , à mon avis, plus judicieux de cesser de se  » bouffer le nez » entre camarades de gauche et pour une fois d’être solidaires dans la bataille des européennes, parce que sinon Sarko et la bande UMPiste auront de beaux jours devant eux pour continuer à foutre nos libertés à terre et notre pays en l’air !
    il faut se rappeler de la dernière guerre, se souvenir que nous étions tous frères dans la résistance contre l’ennemi d’alors , que tous les courants politiques ont su se donner la main pour sauver la France !
    Aujours’hui, il est temps de se réveiller et de refaire front , tous ensemble pour sauver la démocratie !
    Pitié ! que la Gauche se regroupe….sinon nous allons tous crever !
    Sauvons la France ! Sauvons l’Europe ! Sauvons la paix, la liberté et les droits de l’homme !

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