le 18 février 2009 : rien.

Pour information (seulement de l’information, n’est-ce pas !?!…), le mercredi 18 février 2009, vous avez le choix entre :

1.
« Le peuple qui manque »

au cinéma Le méliès de Montreuil,

2.
La Nuit du Badminton…

(« Dans une ambiance festive… Venez nombreux! ») ici :

ufr2

3.
L’ appel du non au 18 février 2009.

4.

Une enquête exclusive :

Luxe, vols et arnaques :

les secrets de la place Vendôme…

5.
La sortie tant attendue de banlieue 13 Ultimatum

6.
Une animation très spéciale pendant ce carnaval 2009 de Venise,

qui se tiendra dans le noir complet

Ou ceci :

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/reuters/29/617030/gouvernement_et_syndicats_preparent_le_chantier_du_18_fevrier.shtml

Cependant, pour la Madone des patrons (ils auraient quand même pu en choisir une autre, faut vraiment qu’ils soient en crise !), pas de négociations ! Des décisions… C’est ce qu’espère Laurence Parisot de la rencontre prévue mercredi prochain entre le chef de l’Etat, les organisations syndicales (dont nous rappelons que certains syndicats ont été exclus : FSU, UNSA et SUD.. voir ici) et les représentants des employeurs. Voilà qui relève d’une curieuse conception de la démocratie, à laquelle l’a probablement habituée ce si petit président. Mais, à sa décharge, elle tente tout de même de faire dans le social, je vous en laisse  juges, c’est ici

Devons nous attendre quelque chose de cette date fatidique ? Les français ont voté… et on les comprend !  Qu’attendre en effet de celui dont la vie politique a été jalonnée de mensonges et de trahisons, de mépris pour le bas peuple, sinon des mesures ridicules qui ne seront très probablement constituées que de quelques miettes saupoudrées sur un brasier…  par un apprenti magicien qui joue parallèlement les pompiers pyromanes, conformément à sa pathologie si particulière… (« Regardez bien ma main gauche pour ne surtout pas voir ce que fait ma main droite »).

Certains avaient appelé à boycotter la dernière séquence télévisée de ce petit énervé autoritaire. Je n’étais pas de cet avis, lui laissant le bénéfice du doute et espérant assez naïvement qu’il allait enfin prendre la mesure des événements et changer de cap pour se conformer à la réalité… je m’attendais donc à des surprises… Mais sitôt passée cette séance de prestidigitation télévisuelle, je ne pouvais que partager les réactions de mes collègues blogueurs, que mon ami Slovar résume ainsi :

L’homme qui mentait à l’oreille des grévistes

« Comment ne pas penser à Tex Avery et à ses personnages qui continuent à courir à fond de train jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent qu’ils courent dans le vide et disparaissent alors, à une vitesse stupéfiante, dans le gouffre au-dessus duquel ils s’agitaient ? »

ou celle de Monsieur Poireau : « Il continue sa partition alors que tout s’écroule autour de lui. C’en serait touchant s’il ne s’agissait pas de nos vies. Quelles que soient les conditions, il ne connait qu’un seul chemin, celui de « la réforme, la réforme » comme si changer était la panacée !

C’est pourquoi je suis à présent sans illusions, surtout en observant les réactions de chacun des membres de ce gouvernement, le doigt sur la couture du pantalon, au garde à vous face au mot d’ordre martelé ici et là avec une insistance dramatique et tellement annonciatrice de nouveaux embrasements, stimulés de surcroît par l’exemple de nos cousins d’outre-mer un peu plus entreprenants…

Tant d’aveuglement me sidère. Et je ne comprends guère la stratégie des syndicats qui consiste à ralentir le mouvement social en gestation  – qui a tant montré sa force le 29 janvier 2009 – en appelant à une autre grève inscrite aussi loin dans le calendrier… pour mieux laisser retomber le soufflé ?

Il est vrai que certains syndicats « irresponsables » ont été écartés non pas des négociations mais de la convocation au communiqué des décisions prises unilatéralement par notre tyran national, déjà préparées depuis le 10 février  en premier lieu par deux syndicats de combat particulièrement vindicatifs  ( c’est ici ) avec pour médiateur,  cela ne s’invente pas, quelqu’un dont seuls les immigrés (et avec eux, RESF)  connaissent précisément les compétences en la matière et les qualités de négociateur et de sensibilité à la détresse des êtres humains : Mr Brice Hortefeux !  Cherchez l’erreur…   Cela nous prépare de beaux lendemains qui déchantent…

En attendant, vous pouvez toujours vous rendre sur le site du 19 mars, histoire de suivre le cour des événements…. et d’apporter votre contribution. C’est ici : http://www.19mars2009.fr/

2 réflexions sur “le 18 février 2009 : rien.

  1. Cela dit, je trouve que la date du 19 mars est beaucoup trop tardive. En matière de luttes, on bat le fer pendant qu’il est chaud. Les journées de mobilisation éparpillées tout au long de l’année ne servent à rien (il suffit de voir les annonces faites par le nain gesticulateur lors de sa dernière intervention).

    Tout ça pour complaire les mêmes syndicats jaunes qui se dépêcheront d’aller servir la soupe à Sarkozy dès qu’il y aura mis les formes…

    J'aime

Les commentaires sont fermés.