mes amitiés à Julien Dray…

je n’aime guère Julien Dray, à qui je reproche d’avoir renié ses idées de jeunesse, et que je range – à tort ? – dans le même sac que mon cousin ancien soixante huitard que j’admirais tant à l’époque,  devenu aujourd’hui banquier blotti dans son confortable espace de luxe ambiance cuir et son costume de prix, pendant qu’une partie de sa famille vit dans un dénuement qui gagnerait à  connaître ne serait-ce qu’une petite expérimentation locale du partage des richesses.

Plus sobrement dit et avec moins de subjectivité et de place accordée à l’humeur, je dirais que nous avons, Julien Dray et moi,  une divergence d’opinion quand à une certaine manière de se comporter au quotidien qui me semble outrageante vis à vis des principes qu’il défend.

Cependant, il me paraît important de défendre une certaine conception que je me fais du droit à l’information,  et l’un des plus élémentaires droits  de l’homme, même quand il s’agit de quelqu’un que je n’apprécie pas particulièrement,  à savoir la possibilité pour chacun d’être jugé dignement et en toute équité, selon des procédures légales. Et non pas jeté en pâture à la vindicte populaire sans autre forme de procès. Et force m’est de constater comme beaucoup d’autres commentateurs plus médiatiques que la présomption d ‘ innocence est dans le cas qui nous occupe ici  ouvertement bafouée.

C’est pourquoi je souhaitais me faire le relais de cette nouvelle pièce à conviction qu’il m’importait de contribuer à porter à votre connaissance, pour qu’elle s’en trouve éclairée d’une autre lumière que celle, à mon avis bien frelatée sans quoi je ne serais pas blogueur, des médias traditionnels. Car on s ‘étonne en effet avec l’auteur du billet qui suit qu’elle n’ait pas été portée plus lisiblement à l’attention de tout un chacun. C’est ici : http://www.variae.com/affaire-dray-la-lettre-dont-personne-ne-parle/