Gaza, et moi, et moi, et moi…

Etrange silence, que celui de cette gauche de combat, toujours si vive à dénoncer, à critiquer, à polémiquer, et à donner son avis et ses jugements péremptoires sur tout et n’importe quoi…

Mais justement, ce n’est pas n’importe quoi, ni n’importe qui…  » Béni soit celui qui, n’ayant rien à dire, s’abstient d’en donner la preuve en paroles » disait je ne sais plus qui… Il aurait pu ajouter « en paroles et en écrits »….

Soyons modestes, le sujet est grave, sérieux, complexe. Et il me semble plus convenable de ne pas ajouter ma voix au magma de paroles et d’écrits en fusion qui coule si généreusement sur ce sujet si éruptif, depuis…. la naissance d’Israël.

Mon avis compte bien peu, face à l’hécatombe, de part et d’autre. je ne peux que condamner assez naïvement,  j’en ai conscience (mais les évidences doivent parfois être martelées : il n’y a pas de sang impur qui doive abreuver les sillons de quelque pays que ce soit…) les meurtres commis ici et là…

N’ayant aucune compétence sur le sujet traité, je m’abstiendrai donc de donner plus avant mon avis. je n’ajouterai pas de la confusion à la cacophonie médiatique, à l’indignation facile,  et à cette tragique complexité du monde tel que je le vois. Qui ne m’en émeut pas moins. Mais que faire de cette émotion là, qui ne trouve aucune autre utilité que celle de se déverser ici en des mots peu lisibles pour le commun des mortels ? Peut être la garder pour moi… et me taire.

Merci de respecter ce droit là aussi : le droit au silence.