Sarkozy est bien un libéral-populiste

L’un des fruits de notre petite consultation bloguistique du  jour (in http://clementineautain.fr/)

 » Depuis longtemps, dans les colonnes de Regards, nous avons développé l’idée que Nicolas Sarkozy était un libéral-populiste, c’est-à-dire un homme politique de droite qui allie dérégulation économique et autoritarisme. En fait, les deux termes font bon ménage : d’un côté, on baisse les sécurités sociales et on accroît les inégalités sociales, en favorisant la logique capitaliste et en menant une politique de classe (au profit des plus riches) ; de l’autre, on maintient l’ordre par un recul des libertés publics, une mainmise sur les médias, une série de mesures sécuritaires. Nous y voilà ! Après le paquet fiscal et la chasse aux sans-papiers, après le renflouement des banques et le fichier Edwige, voici le énième plan de relance qui favorise les entreprises et pas nos porte-monnaie, d’une part, et de nouvelles offensives sécuritaires. Je ne fais pas ici le détail des annonces d’hier de Sarkozy, la presse s’en est chargée. Les titres de Une de L’humanité ou Libération disent l’essentiel : où est le social ? Deux poids, deux mesures, donc… on connaît le refrain. Et ce ne sont pas les quelques déclarations de pure circonstance quand le système sécroule sur l’humanisation du capitalisme qui changent malheureusement le cap gouvernemental. Quant à nos droits et libertés, c’est l’horreur. La descente policière dans le collège de Marciac, l’arrestation délirante du journaliste Vittorio Filippi, l’incarcération à 12 ans chère à Rachida Dati ou les réformes pour la psychiatrie vont au fond dans le même sens. Manquait juste le dossier médiatique sur l’ultra-gauche pour parfaire un climat de suspicion, de mensonge, de stigmatisation, de délire sécuritaire. La justice prend bien souvent le pas sur la politique. Elle devient le lieu ordinaire de règlement des conflits. Même le Président de la République passe par là pour éradiquer les poupées vaudoux vendues avec ironie à son effigie (poupées Sarkozy et Royal avec aiguilles pour les piquer).

Que devient notre pays ?

A bientôt,

Clémentine Autain »

Que rajouter d’autre à ce texte, qui dit l’essentiel de ce qu’il y à dire et à écrire aujourd’hui ? Le fondement d’un début d’analyse selon laquelle notre (petit) Président s’apparente avec de plus en plus d’évidence à son cousin  Berlusconi, lui aussi national populiste,  n’est pas dénué de bon sens, n’en déplaise à Rachida Dati, qui  manifestement n’a pas le bon sens très…populaire.

Pour une gauche de combat.