A gauche toute !

Quel cloaque….. Vous savez bien de quoi je veux parler, non ?

Faisons confiance aux militants disent les un(e)s… usant et abusant, comme on le dit dans nos Vosges profondes, de « simagrées »…

Recentrons nous sur le cœur de la gauche disent les autres… en adoptant une posture qui semble relever davantage d’une logique de défense d’appareil que d’une véritable conviction…

Pourtant, si l’on s’éloigne un peu de ce champ de foire, et qu’on fait l’effort immense de privilégier les idées, la ligne de démarcation me semble pourtant claire : d‘un côté (regardez à votre droite…), un PS (je n’ose même plus utiliser cette abréviation en bas d’une lettre tant il est connoté…) qui se rallie à la social-démocratie et qui ne renie rien de l’économie de marché.  Pour ces gens là,  socialistes de bonne foi (mais laquelle, faut-il se demander… surtout quand elle prend les apparences d’un inquiétant mysticisme) hier encore le dépassement du capitalisme semblait utopique, voir hérétique. Aujourd’hui, ils retournent volontiers leur veste, cela ne fait pas bien… « Vous comprenez, mon bon Monsieur, il faut être pragmatique, la crise est passée par là… »

De l’autre côté (regardez cette fois à votre gauche, vraiment), des socialistes qui n’ont pas encore digéré le positionnement du PS tant  vis à vis de l’économie de marché que du mépris idéologique dans lequel ce grand parti a rangé les tenants du Non à une certaine Europe plus économique que sociale… Un magistral NON contourné depuis en toute quiétude par les uns comme par les autres, au plus grand mépris de la démocratie… Et favorisant ainsi les extrêmes… dont je ne suis pas. Mais j’avoue malgré tout une certaine jubilation intérieure et une satisfaction revancharde qui m’a fait penser que j’avais certainement, il n’y a pas si longtemps,  du sang irlandais dans les veines… Si vous voyez ce que je veux écrire…

Dans ces conditions, comment faire de nouveau confiance à la voix du grand nombre quand on se souvient que les français ont préféré élire en deuxième position (il n’y a pas si longtemps, dans une élection qui n’était pas si anodine… souvenez vous !) un représentant d’extrême droite xénophobe plutôt qu’un homme de gauche, même fade… ?

J’ai mal à ma gauche. je ne veux plus de cette gauche là.

A une gauche de fonction électoral(ist)e, choisissez une gauche de combat. Nos temps troublés en ont besoin. La fadeur et le politiquement correct sont devenus désuets. Et décalés. Regardez donc du côté des socialistes passés à l’UMP… oh, pardon, au gouvernement. Leur vision de l’économie et de l’efficacité politique n’était certainement pas très éloignée de celle des ténors de l’UMP, sinon ils n’y seraient pas, je ne les juge pas. C’est leur choix, à défaut de leur conviction. Qu’ils l’assument, tant bien que mal. Mais vous, quel est le vôtre ?

Le moment est venu de parler clair. Et droit. Surtout à gauche. Avec ou sans avocats…