le racisme ordinaire est toujours extra-ordinaire. La preuve par @NotSeriousViday

L’histoire à laquelle je vous convie aujourd’hui m’a beaucoup touché. Exposée sous la forme d’un thread (un fil de tweets sur le réseau social susnommé), elle évoque une séquence de racisme ordinaire qui, dans la peau d’un noir, ne l’est et ne le sera toujours pas, n’en déplaise aux bas du front qui tenteront inévitablement de relativiser, si ce n’est de le justifier comme je l’ai hélas cruellement constaté dans les commentaires.  C’est toujours tellement extraordinaire, tant on ne s’attend pas à cette violence là, dans notre société dite civilisée, « patrie des droits de l’homme » qui l’est de moins en moins, au vu et au su de tout ce que l’on peut savoir quand on est comme moi blogueur politique et social… J’ai pensé en faire un article sous la forme d’un témoignage écrit, construit, tel qu’on pourrait le lire dans un article de journal. Mais de quel droit moi, blanc, sans la moindre caractéristique personnelle qui pourrait donner lieu à discrimination (si ce n’est mon gauchisme primaire et secondaire;) me substituerai-je à cet homme dont il s’agit ? J’ai donc fait le choix de laisser telle quelle son expression, sous la forme exacte de ses tweets. A dérouler : capture

 Comme mon ami blogueur Bembelly en aurait lui aussi beaucoup à dire, sur le sujet, lui dont je sais qu’il en a tant souffert…
Il se trouve que Cécile Duflot, que l’on ne présentera plus,  a remarqué ce thread et s’en est elle aussi émue :
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C’est très gentil de votre part d’avoir donné davantage de visibilité à ce témoignage qui pose de nombreuses questions, pas seulement celle du racisme mais aussi celle des rapports humains authentiques, de leur transparence et de leurs motivations, tout comme de celle, essentielle à mon sens,  de l’éducation. Notre époque dans laquelle semble triompher un crétinisme sans foi ni loi,  avec son corollaire obligé de la dérision et de la raillerie de tout, l’absence de valeurs communes, n’y est pas pour rien… Mais, Non, Madame Duflot. Je ne saurais être étranger à ce dont il s’agit. Voyant et lisant cela, je souffre. Dans mes tripes. Dans ma chair. Dans mon âme. Selon un processus personnel que le plus compétent des psychanalystes ne saurait expliciter, je me suis toujours senti, depuis tout petit, potentiellement victime de tous les racismes et de toutes les discriminations. Et pas seulement à cause de mes grandes oreilles, de mon long nez, de ma sensibilité exacerbée ou de mes parents pauvres qui pourraient justifier ce sentiment de « prolophobie », de racisme social, dont je suis ravi de savoir qu’il est à présent condamnable.  Mais je suis aussi noir, parfois arabe, de temps en temps asiatique, tellement  indien, à moins que ce ne soit hindou… ;)  je suis également terriblement femme,  significativement homosexuel(le) et pourquoi pas transexuel. Et ce que je vois poindre de plus en plus ouvertement dans notre pays, cette parole raciste et sexiste, homo et transphobe si terriblement banalisée, malgré toutes les campagnes de sensibilisation qui n’arrivent pas à l’éradiquer, m’insupporte au plus haut point. Des témoignages comme celui de Viday s’accumulent chaque jour qui passe, et la masse des victimes ne semble pas s’éteindre. La semaine dernière encore, dans l’association dans laquelle je milite bénévolement, une jeune femme nous faisait part de tout son désarroi, son impuissance et sa blessure d’avoir subi une scène d’une violence inouïe dans laquelle elle avait été insultée de « sale bougnoule » pour avoir juste repoussé une demande d’argent ou de cigarette…  Mais comment s’en étonner sans hypocrisie quand tant de responsables politiques, de personnalités médiatiques, d’émissions idiotes et de discussions médiocres en attisent les braises, à l’instar des Zemmour, Finkelkraut, Le Pen, et autres réactionnaires et fascistes patentés ?  Il est temps que la peur change de camp, en effet. Le problème en est que les auteurs de discriminations ne se sont jamais sentis aussi enclins à ce sentiment de toute puissance et d’impunité. La faute à qui ? Suivez mon regard… Vous en aurez des images tous les jours, au gré de chacun des articles déposés ici comme les cailloux blancs du petit Poucet que je suis toujours resté. Que la force soit avec vous. Avec un supplément d’âme, aussi.

Mélenchon dégage de drôles d’odeurs, en ce moment… #JLM2017

Mélenchon me fatigue, m’exaspère et me navre, de plus en plus. Comme je suis soulagé d’avoir pris mes distances avec ce vieux professionnel de la politique, vu le tournant que prend sa tactique, dont on peut craindre très objectivement qu’elle ne consiste à mordre de manière un peu trop visible sur l’électorat du FN, via un discours et des items propres au souverainisme, ce qui me répugne fortement.  Ce qui me fait dire ça ? Des éléments très précis et concrets. Après sa sortie du mois de juillet au Parlement européen, sur le «travailleur détaché, qui vole son pain au travailleur qui se trouve sur place», (que n’aurait-on dit à la gauche du PS si ça venait d’un autre), Jean-Luc Mélenchon s’est dit favorable à la «régularisation des travailleurs sans papiers mais pas pour le déménagement permanent du monde, ni pour les marchandises ni pour les êtres humains». Il a également déclaré : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation ¹ et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Et maintenant, voilà que Monsieur trouve que le débat sur les « Gaulois » n’est pas « nul »… « Je trouve que toutes les références à l’Histoire sont productives parce qu’elles nous obligent à réfléchir ».

En plus du malaise qu’introduit cette étrange sensation de  complaisance de Mélenchon envers Sarkozy, je laisserai mes lecteurs/trices  apprécier la qualité du débat qui a suivi les propos de l’ancien président à ce sujet et combien il a permis d’améliorer la culture historique tant des politiques que les français en général…

Voilà qui fait beaucoup pour de supposés dérapages, qui deviennent semble-t-il une ligne de conduite communicationnelle. Jouer des coudes pour se frayer un chemin dans le débat identitaire, comme les autres médiocres, je ne trouve pas cela vraiment très sain.  Je sais que cela  déplaira fortement aux fans mélenchonnistes hystériques pour lesquels il est inconcevable de prononcer la moindre critique, même fondée, envers leur grand homme d’une perfection frisant l’adoration aveugle. Mais je m’en fous. Nul n’est sens ignorer la nécessité du débat, et toute idée doit pouvoir être discutée, sans quoi, ça porte un nom. Et c’est tout à fait contradictoire avec le projet proposé par JLM2017. Duquel je tiens très formellement – si tant est qu’il existe le moindre malentendu – à me désolidariser totalement vu le tournant qu’il prend, qui commence pour le coup à sentir un peu fort.  Si l’on considère de surcroit ceux qui, bas du front parmi les bas du front, se revendiquent d’un patriotisme qui est pour moi un crétinisme, alors… Aléa jacta est. Je ne veux avoir rien à faire avec ces gens là.

 ¹ Moi, si.

@ECiotti et #Trump, même combat ! ;-)

Alors les patriotes, heureux ?

(Ne pas rire, ça ferait rager les (déjà) rageux  qui, de l’autre côté de l’océan atlantique,  soutiennent ce grand malade… )

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Grande focale :

Cinq fois réformé du service militaire

Après avoir consulté les archives du bureau national de la conscription, les journalistes ont découvert que le tirage au sort dont parlait Donald Trump n’a eu lieu que 18 mois après la date de son exemption. Autre information, le jeune homme se serait fait réformer pour une excroissance osseuse au talon. Pourtant, à 22 ans, le futur candidat à l’élection présidentielle était en pleine forme. Il pratiquait assidûment le football, le tennis, le squash et même le golf. Certificat médical en poche, le jeune étudiant en école de commerce qui avait déjà échappé quatre fois au service militaire n’a plus jamais été inquiété. Pourtant, personne n’a jamais vu ce document. Et Donald Trump est le premier à éviter le sujet. Jusqu’à il y a quelques jours, lorsque ses légendaires provocations sur les musulmans l’ont mené droit dans le ravin. (source)

Et dire que j’ai failli passer sur ça… ç’aurait été dommage, vous ne trouvez pas ? Ceci écrit, j’aurais aimé le savoir avant, mon billet sur son petit clone de pacotille à tête de gland de la région Paca, devenu la risée des internets civilisés, n’en aurait que plus de peps ! Rires… (coucou les bas du front ! Coucou les patriotes ! Alors, heureux ?😉

 

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Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Les photos qui suivent ont été publiées dans le magazine américain Time, qui a demandé au photographe Sanna Dullaway de coloriser des photos des populations qui ont migré pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pour quelle raison ? Pour montrer que la réalité d’hier ressemble à celle d’aujourd’hui. Seuls les acteurs ont changé : ils étaient européens, aujourd’hui ils sont syriens, afghans ou irakiens. Une exposition éducative et pédagogique à l’intention de tous, mais peut-être plus particulièrement de ceux qui n’ont pas de mémoire, au point d’en oublier l’histoire, un des piliers fondamentaux de notre culture commune, dont cette époque semble avoir cruellement besoin. Peut-être que ces photos seront plus efficaces pour les sortir de leur déni, de leur rejet ou de leur égoïsme que les habituels discours ordinaire des militants et associations antiracistes ? ça ne coûte rien de  tenter… La visite commence :

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1er mai 1945 à Tangermünde, en Allemagne, des habitants traversent un pont sur l’Elbe détruit par l’armée allemande, pour échapper aux troupes soviétiques.

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26 septembre 1945 à Berlin dans un camp de réfugiés.

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Mars 1945, en Allemagne dans un camp de personnes déplacées.


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14 décembre 1945, les seuls survivants parmi 150 Polonais qui ont marché de Lodz, en Pologne, à Berlin dans l’espoir de trouver de la nourriture et de l’aide. Blottis sous leurs couvertures, ils espèrent être récupérés par un train de l’armée britannique.


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Une femme allemande sans-abri. La ville a été détruite suite à un bombardement des forces allées.


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2 janvier 1945 à La Gleize, en Belgique, un groupe de réfugiés attend d’être transporté en dehors de la ville.


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1940, un groupe de réfugiés fuyant Paris avant l’invasion de l’armée allemande.


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Une gare, des réfugiés de l’Allemagne de l’Est sur un train.


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Janvier 1945, des réfugiés belges suivant la ligne ferroviaire avec leurs bagages.


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mai 1945, une foule de réfugiés derrière les barbelés. Ils attendent de traverser la frontière vers l’État neutre du Liechtenstein.


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mai 1944 à Philadelphie. Un groupe de Portugais vient d’arriver à Philadelphie.


J’ai découvert ces photos (il y en a bien d’autres…) par l’intermédiaire d’un ami qui en avait publié le lien sur facebook. Il m’a amené vers ce site, PositivR, que je ne connaissais pas. Le concept est intéressant, de vouloir ainsi  instiller de la pensée positive, ce qui manque cruellement en effet sur les sites d’information main stream. Aussi vais-je creuser cette affaire. Vous me connaissez à présent, je suis prudent, voire méfiant. Des fois que l’on tombe sur une secte, ou un bazar qui propage de la merde des informations erronées, de la daube complotiste ou confusionniste… Je vous redirai plus tard.

Post-scriptum : alors que j’observais sur la fachosphère les bas du front propager leur habituelle pollution idéologique raciste, sous le hashtag #migrants, je suis tombé sur ce tweet d’une personnalité d’extrême droite bien connue :

le-gallou

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Alors que je lui faisais remarquer qu’un grand intellectuel comme lui (rires. Voir ici pour ceux qui ne se souviennent plus de lui… Ils ne perdent rien) devrait réviser son Lavisse, le grand personnage sûr de son intelligence, à ma grande surprise, m’a répondu ceci :

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… et aussitôt un type qui suçait sa roue (merdique, la roue, ça pue le caca de chien) a embrayé par ceci. Un festival :

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J’ai d’abord cru à un fake… mais non. C’est pour de vrai.  La négation même du message que je tentais de faire passer ici. Adieu monde cruel… En tous les cas, le fait qu’un cadre de l’extrême droite, et non des moindres puisqu’on lui attribue la paternité du terme de « préférence nationale », un « penseur » qui est à l’origine du fameux Grece, s’abaisse à répondre à un obscur quidam sur twitter pour lui apporter la contradiction, voilà qui en dit un peu long sur l’efficacité progressive de mes billets. On avance. La réponse est affligeante, même pas digne d’un colleur d’affiches du FN… Un intellectuel, vraiment  ? j’ai de cette fonction une plus haute estime. Je vous laisse répondre à ces gens. Moi, ils me fatiguent. je connais par cœur leurs pathétiques arguments, leurs clichés, leur univers détestable et excluant.  je préfère me contenter du plaisir délicat de passer pour un con aux yeux de pareils imbéciles. Monsieur Pignon vous remercie. Un plaisir sans pareil de traqueur de bas du front dans les internets que vous ne pouvez pas comprendre… Affaire suivante.

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J’ai les boules… Au revoir, #chimulus

Vous le savez si vous suivez ce blog régulièrement, j’apprécie beaucoup les dessins de presse bien léchés. Ils en disent souvent plus long que bon nombre de mes billets. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir de talent pour le dessin, de presse qui plus est, ce qui est une disposition particulière… Une compétence. Il se trouve que je viens de poster sur twitter ce dessin, généreusement partagé par Madame Louzinc

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Étrange prémonition du dessinateur ? je venais de relayer ce dessin avec une apostrophe spécialement dédiée aux #gogoFH2017… je m’apprêtais même à compléter mon tweet en écrivant que, humour à part, ce dessin n’était pas plausible dans la mesure où ‘on connait maintenant le train de vie de ces gens là, et le nombre de millionnaires au sein de ce gouvernement (12)  qui ne risquent pas de pointer à Pôle Emploi, contrairement à nous autres, les sans-dents… Hasard ou intention de Madame Louzinc ?…  ? Je découvre dans la seconde qui suit  par Le HuffPost que ce même dessinateur de presse, Chimulus, est mortUn choc, genre coup du droit au plexus. Dans la gauchosphère, je sais que ses dessins étaient fort appréciés, et j’en ai vus plus d’une fois passer dans des tracts, des revues, ou sur des sites politiques, militants ou syndicaux. Je ne savais pas, et l’apprends à cette occasion, que c’était le fils du dessinateur du Figaro Jacques Faizant. Un dessinateur plus classique mais néanmoins délicat que j’appréciais aussi par son humour à froid et sa douce impertinence… Un autre temps. Perdus tous les deux, père et fils. J’ai les boules… 

Au revoir, Chimulus. 

(Ils lui rendent hommage :

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Large :

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: à complèter…

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#violencespolicières un fascisme ordinaire ? Une réponse nécessaire ! #NoJusticeNoPeace ! #BLM #antifa

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Guillaume Mazeau est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris-1 Panthéon Sorbonne. Ses travaux portent notamment sur l’histoire des mobilisations collectives, sur la violence, ainsi que sur les pratiques et les cultures visuelles dans les périodes de révolution.

Il vient de déposer cette publication sur facebook, ici. Je la relaie car elle ne saurait me (nous ?) laisser indifférents ici, compte-tenu de mes (nos ?) positions personnelles en la matière

(Déjà, le site du NPA le diffuse également…).

Voici le texte :

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Vous, je ne sais pas, mais moi, très pragmatiquement, je vais vite me prémunir contre ce genre de situations. Il me faut en effet penser enfin, un peu, à ma petite sécurité personnelle, pour  une fois., vu mes idées, mes actes, mes prises de position… Mon anti-racisme primaire… je ne suis plus si jeune qu’avant, le danger est plus grand, et ce genre d’événements de plus en plus fréquents. J’en sais quelque chose…

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(je fais référence notamment à ceci et à cela concernant le SO de la CGT, et à ce dossier pour ce qui concerne les fachos, dans ma lutte personnelle et collective contre les nazis, dont je vous reparlerez prochainement (voir cet appel).

Si vous avez des pistes me permettant d’acquérir des techniques de self défense pas trop onéreuses (je suis sans emploi, je suis preneur (si possible secteur Nancy-Metz-Epinal). Mais si c’est ailleurs, faites moi le savoir aussi, sur twitter, ici. Je ferais passer… J’ai déjà un demandeur… Défense individuelle ou collective, l’air du temps devient si puant que cette question réclame une réponse concrète, urgente et salutaire. Merci de faire passer.

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Brûlons le Parlement Européen ! #Europe #Barroso #BahamasLeaks

j’ai vu la Grèce démembrée, et ses biens pillés sans scrupules par des prédateurs en lesquels il serait vain de rechercher la moindre trace de morale, avec la complicité active des charognards ultra-libéraux de Bruxelles. La pauvreté qui y règne à présent, après leur passage, ne semble pas les émouvoir outre mesure… Depuis, Attila est dépassé, petit joueur… Et qui après la Grèce ?

j’ai vu des lanceurs d’alerte condamnés, alors qu’ils avaient œuvré avec efficacité constance, et détermination, sans le moindre intérêt personnel, pour l’intérêt collectif et la salubrité publique, en dénonçant ce dont le Président de la Commission européenne s’était rendu coupable. Ce dernier ne sera pourtant pas inquiété.

j’ai vu celui-ci veiller par le biais de sociétés bien peu scrupuleuses et d’un machisme hallucinant à ce qu’on ne l’égratigne pas trop par des questions embarrassantes… (alors, Juncker, peur des filles ?)

j’ai vu ce que la tempête du brexit avait semé, comment cette crise avait été si mal gérée, la zizanie que cela avait entraînée, et combien le racisme s’était alors libéré, et le mépris des peuples si ouvertement exprimé, qui n’avait pas attendu cela.. Xénophobes et pro-européens se livrant une guerre fratricide dont cette belle idée d’Europe ne saurait sortir indemne.

J’ai vu les lobbies à l’œuvre dans les institutions européennes, devenues un véritable gruyère,  au point qu’elles se laissent écrire leurs documents de travail et leurs décisions par des sociétés comme Shell... (et ce n’est là qu’un exemple)

j’ai vu le grand espoir populaire, puis la grande désillusion, et enfin la colère qu’à fait naître Syrisa, et comment Tsipras s’est couché devant les marchés… Et puis il y a eu Podemos, et nous avons encore un peu espéré… Mais dont nous ne savons pas ce qu’il a pu produire, si ce n’est une autre illusion sans résultats probants, hormis la prise de Madrid et Barcelone… pas tout seul. Mais un espoir qui a échoué aux dernières élections législatives, en juin dernier.

j’ai vu la manière dont des milliers de personnes ont abordé nos côtes, fuyant la guerre, les massacres, la prostitution forcée, les violences et les pillages, et combien y ont laissé la vie… dans l’indifférence générale, quand ce n’est pas le pur et égoïste rejet, face à l’incroyable impuissance des institutions européennes, débordées par un phénomène dont elles n’ont pas traité les causes profondes. Quelle insupportable banalisation du mal, absolu, depuis l’émotion suscitée par la photo du petit Aylan… Larmes.

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J’ai vu l’insupportable explosion de violence et de haine qui n’attendait que cela pour se révéler au grand jour, relayée par une extrême-droite plus forte que jamais en Europe, minée par le retour des obscurantismes de toutes natures (comme ici en Pologne), qui se paie en outre le luxe de siéger dans les instances européennes tout en y étant si ouvertement et violemment opposée,  profitant de ses prébendes… jusqu’à les détourner. Le ridicule ne tue pas.

j’ai vu – rien que ça, excusez-moi du peu ! – cet ancien  Président de la commission européenne, Manuel Barroso, partir à l’ennemi en allant pantoufler tranquillement chez Goldmann Sachs, au plus grand mépris de toute considération de l’intérêt public, et de l’image et ses conséquences sur l’idéal européen… ou ce qu’il en reste.

Et enfin, cerise infecte sur le gâteau déjà bien pourri à la crème plus qu’avariée, j’ai vu cette gentille petite vieille dame, Neely Kroes, ancienne commissaire européenne à la concurrence (sic), se faire piquer la main dans le pot de confiture en ne déclarant pas Mint Holdings Limited, sa société offshore, qu’elle n’a jamais été révélée aux autorités bruxelloises… Une affaire Cahuzac puissance mille, puisqu’à l’échelle européenne. Une paille.

Et que nous dit-on en haut lieu de ces deux dernières affaires qui entachent tant la crédibilité de nos institutions européennes dans leur totalité ? Que ces braves gens si exempts de tout reproche et de tout délit seraient… embarrassés !

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Seulement cela ? Embarrassés ?! De qui se moque-t-on ? Une fois de plus, de tous les peuples d’Europe…  Alors que nous avons vu comme je viens de le décrire et de  le prouver très concrètement (lire les liens, bordel !)  la  Grèce pillée, les voyous en col blanc de la Commission européenne, jusqu’à son Président, mouillés jusqu’au cou, empêtrés dans les conflits d’intérêts,  et un système technocratique totalement impuissant à résister à la pénétration de lobbies aux intérêts contraires aux nôtres qui n’ont aucun scrupule à détruire notre planète, pendant que des lanceurs d’alerte sont quant à eux condamnés et que les rares souffles de démocratie qu’ont été Syriza et Podemos sont étouffés dans l’œuf et l’espoir populaire d’être enfin représentés dignement avec, ces gens sont… embarrassés ?!

Brûlez tout !

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