ce terrorisme d’extrême-droite venu d’outre Rhin… #Dresde #antifa

Deux poids, deux mesures. Selon que les actes terroristes proviendraient de l’un ou l’autre camp des demeurés d’extrême-droite ou des djihadistes, il faudrait donc que notre  indignation soit à géométrie variable ? Serait-ce parce que les attentats en question ont eu lieu en Allemagne et non en France ? Ou parce qu’ils ont touché une mosquée plutôt qu’une église ou un temple ? Je n’ose y songer…

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En tous les cas, l’étrange silence médiatique en France sur ces bombes qui ont explosé à Dresde en dit long sur la gestion de l’information par nos médias nationaux, et leur pitoyable sens des priorités. Mais peut-être étaient ils trop occupés à relayer la fange provenant du livre d’un personnage peu ragoûtant ? Voilà qui ne fait pas grand cas de l’intérêt public, et je doute que notre paysage politique et médiatique en sorte finalement grandi. L’atmosphère de « tous pourris » qui règne actuellement d’un coté comme de l’autre de l’échiquier politique (ainsi, cet autre exemple du fauxcialisme triomphant) n’avait pas franchement besoin de cela… Le journalisme en continu abîme notre société franchement plus qu’il ne l’informe véritablement. La preuve par ce terrorisme d’extrême-droite venu d’outre-Rhin (pour l’instant…) et de son absence significative dans nos médias qui nous est ici dévoilée. CQFD.

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Sarkozy, t’es foutu, les notes de Choukri Ghanem sont dans la rue ! NO #NS2017

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Des commentaires après cela sont-ils encore nécessaires ? Je m’étonnerai toujours de ce que des gens puissent soutenir encore un type pareil, pourri jusqu’à la moelle  #NotMyPresident

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Quand l’ascenseur social dépasse le 36ème sous sol…

Bien que non spécialiste des questions scolaires (malgré une formation initiale en sciences de l’éducation, paradoxe, quand tu nous tiens…), sur lesquelles j’ai tendance à déléguer (un peu trop ?) mon analyse au toujours très pertinent Grégory Chambat, mon regard s’est arrêté sur cet article :

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J’espérais en le lisant trouver quelques clés d’éclaircissement du phénomène décrié. Je veux dire davantage d’explications que celles usuellement apportés, relevant essentiellement de la reproduction  dénoncée depuis si longtemps par Bourdieu et Passeron. Et oui, j’en suis resté là… Je me fais vieux. Que nous dit l’article ?

Le Cnesco, instance indépendante créée en 2013 pour évaluer les politiques publiques en matière d’éducation, a mobilisé pour l’occasion de l’étude sur laquelle repose l’article 22 équipes de chercheurs en France et à l’étranger. «Des économistes, des didacticiens, des sociologues, des psychologues…

«Les résultats cumulés de ces recherches sont étonnants mais les responsabilités ne sont pas toujours où l’on pense…».

  • Notre école est la plus inégalitaire de tous les pays de l’OCDE comparables à la France. Pourquoi? D’abord, parce que chez nos voisins, la situation s’améliore. En France, à l’inverse, nous n’avons pas réduit les inégalités d’un pouce. Pire, elles augmentent.
  • «très récemment, les inégalités se développeraient encore plus parce que les résultats de l’élite scolaire sont, eux, à la hausse»
  • Un même diplôme n’a pas le même rendement: il ne donne pas les mêmes chances d’obtenir un emploi selon l’origine sociale du jeune. C’est particulièrement vrai pour la voie professionnelle.
  • «A niveau d’éducation, milieu socio-économique et résultats de l’enfant donné, les familles issues de l’immigration maghrébine envisagent ainsi trois fois plus une orientation vers un bac général que les familles natives en France». A catégories socio-professionnelles égales, ils sont deux fois plus nombreux à leur payer des cours de soutien scolaire.
  • En dix ans, selon Pisa, l’écart de performance scolaire entre les élèves issus de l’immigration et les natifs s’est accru. «Il y a un gouffre entre l’investissement des familles et la réalité de la réussite». Pourquoi? Le sociologue Georges Felouzis, membre du collectif de chercheurs, a tourné la question dans tous les sens : «Ce n’est pas seulement lié au niveau de diplôme des parents, qui lui a progressé. Il y a autre chose», dit-il. Dans son jargon, il pose l’hypothèse d’un «soupçon de discrimination systémique».
  • La politique d’éducation prioritaire, menée en France depuis 1981, repose pourtant sur le fondement inverse: donner plus à ceux qui ont le moins. «Nous avons tous les signes d’une discrimination positive mais qu’en est-il en réalité? Les établissements en éducation prioritaire ont-ils réellement plus?». La démonstration est implacable. La taille des classes d’abord. En moyenne, on compte deux enfants de moins par classe en éducation prioritaire, «ce qui n’a pas d’impact significatif dans les enseignements»
  • des méthodes d’apprentissage moins élaborées (et pas celles qui permettent «d’apprendre à apprendre»). Ils seront alors désavantagés dans la poursuite d’études.
  • Enfin, et là c’est un point bien connu, déjà démontré par le Cnesco dans de précédents travaux: les élèves en éducation prioritaire se retrouvent dans des établissements souvent ségrégués.
  • La principale explication de l’état des inégalités à l’école tient aux politiques publiques. Et en particulier, à cette politique d’éducation prioritaire menée pourtant de manière constante depuis 35 ans. «Loin de faire de la discrimination positive, elle produit en réalité de la discrimination négative, à cause des effets pervers».

Conclusion :

«commençons d’abord par déségréguer les 100 collèges les plus ghéttoïsés»

Moi, je veux bien. Mais ce qui m’intéresse, c’est plutôt le Comment… ? La mixité sociale, je n’en vois guère l’horizon… Anne, ma sœur Anne ? A moins que ce soit mon frère Grégory ? La question de classes reste posée. J’attends. Comment envisage-t-on ce thème de débat vu de l’intérieur ? La question de cette fameuse déségrégation est-elle vraiment à l’ordre du jour ? Et si oui, comment ? ça m’intéresse…

 

 

Assez du discours identitaire… Les français veulent du boulot !

capture… et donc, certain(e)s semblent prendre conscience, seulement maintenant, au hasard d’un sondage, par le seul concours de l’annonce des résultats (catastrophiques) du chômage, que le discours identitaire tant en vogue dans le clan Le Pen Sarko, et autre gauche compatible dans l’islamophobie ambiante, genre Bouvet,  serait un écran de fumée ? Et que derrière celui-ci, les attentes des français sont toutes autres que celles d’un discours guerrier appelant à l’épuration ?

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Bienvenue dans le monde normal. C’est à dire pas celui, fantasmé, des bas du front. Qui pollue abusivement notre vision politique par un tapage médiatique extravagant, sans commune mesure avec la réalité. Journalistes complices. Politiques collabos, du PS au FN. Les français veulent autre chose, et ne sont pas franchement écoutés, c’est le moins qu’on puisse écrire. On attend donc de toute urgence l’intérêt collectif au chevet de Marianne…

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Tou(te)s à vos agendas ! #Verdun, 8 octobre, 15h. NO NAZIS ! #Antifa

[devoir de suite] Certains se souviennent peut-être ici que j’avais lancé cet appel à manifestation contre un nid de nazis dans ma région. Un dossier bien rempli,  vu de ma petite tour d’ivoire personnelle (;) est à votre disposition pour mieux comprendre ce dont il s’agit, et les subtiles méthodes comme le niveau d’argumentation de ces gens là.

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Le hasard funeste du calendrier aura voulu que la manifestation projetée à Verdun soit fixée au lendemain du Bataclan, et que les organisateurs aient préféré annuler. J’étais pourtant fin prêt, ce matin là… Qu’importe,  ce n’est que partie remise, et maintenant qu’un délai raisonnable s’est écoulé, le temps est (re)venu de faire savoir à ces autres barbares qui nous sommes, que nous sommes là, bien présents et en nombre,  comme ce fut le cas ce week-end à Lille.

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C’est pourquoi, l’échéance approchant (« purée, l’a encore merdé dans sa programmation rédactionnelle, le Gédécé« …) m’était-il indispensable de vous avertir de cette date à retenir dans vos agendas, pour ceux et celles qui peuvent. C’est encore Alternative libertaire qui en parle le mieux :

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Je vous donne donc rendez-vous et vous espère en nombre. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Il serait à mon sens plutôt regrettable que la mémoire de Verdun soit laissée aux fachos qui se sont excités à l’occasion de l’épisode Black M et au déferlement de racisme que celui-ci a engendré. Tout comme sa réplique  sismique où l’on a vu les mêmes justifier l’injustifiable… jusqu’à l’ignoble et insupportable suprémacisme blanc. Donc, cette manifestation tombe bien, cette fois. Rafraîchissons la mémoire et enrichissons la culture de ces bas du front là, qui en ont bien besoin… On vous attend !

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Page facebook dédiée ici

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Quand un militant #FN appelle à l’épuration ethnique, le matin brun, c’est aujourd’hui #antifa

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Après avoir cité Bembelly en lien dans mon précédent billet qui le concerne tant aussi, la force du retour de boomerang m’a laissé un peu groggy. Comment peut-on annoncer si tranquillement cela si tranquillement, sans la moindre trace d’émotion,  et de considération minimal pour l’être humain dont il s’agit ?

Cette séquence sélectionnée par l’ami blogueur fait froid dans le dos. Elle provient comme il l’explique dans son billet d’un reportage réalisé par Amelle Chahbi, comédienne et réalisatrice, Alexandre Amiel, producteur et Lucien Jean-Baptiste, réalisateur (« La première étoile »), qui ont eu la bonne idée, lumineuse en ces temps troublés, comme l’explicite le teaser, de confronter leurs histoires personnelles à la réalité des racismes anti-arabes, des racismes anti-juifs et des racismes anti-noirs.

En pleine campagne pour la primaire à droite, où les thématiques identitaires ont pris une part importante dans les débats, « Pourquoi nous détestent-ils ?« apparait en effet comme une entreprise de salubrité publique de nature à nettoyer les têtes et remettre les pendules à l’heure.

Trois films, « Pourquoi nous détestent-ils ? », seront programmés en prime (20h55) sur cette chaîne.

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… une chaîne que je n’ai malheureusement pas dans mon abonnement minimal, et qu’on ne peut à ma connaissance regarder sur internet… Dommage. Cela n’aurait-il pas été éminemment judicieux de le proposer sur une chaîne publique, en prime time ? Malheureusement, la notion de service public, sur les chaînes qui s’en revendiquent, cela se perd un peu… #jdçjdr. Marre de faire le boulot d’information pertinente à leur place…

le racisme ordinaire est toujours extra-ordinairement violent. La preuve par @NotSeriousViday

L’histoire à laquelle je vous convie aujourd’hui m’a beaucoup touché. Exposée sous la forme d’un thread (un fil de tweets sur le réseau social susnommé), elle évoque une séquence de racisme ordinaire qui, dans la peau d’un noir, ne l’est et ne le sera toujours pas, n’en déplaise aux bas du front qui tenteront inévitablement de relativiser, si ce n’est de le justifier comme je l’ai hélas cruellement constaté dans les commentaires.  C’est toujours tellement extraordinaire, tant on ne s’attend pas à cette violence là, dans notre société dite civilisée, « patrie des droits de l’homme » qui l’est de moins en moins, au vu et au su de tout ce que l’on peut savoir quand on est comme moi blogueur politique et social… J’ai pensé en faire un article sous la forme d’un témoignage écrit, construit, tel qu’on pourrait le lire dans un article de journal. Mais de quel droit moi, blanc, sans la moindre caractéristique personnelle qui pourrait donner lieu à discrimination (si ce n’est mon gauchisme primaire et secondaire;) me substituerai-je à cet homme dont il s’agit ? J’ai donc fait le choix de laisser telle quelle son expression, sous la forme exacte de ses tweets. A dérouler : capture

 Comme mon ami blogueur Bembelly en aurait lui aussi beaucoup à dire, sur le sujet, lui dont je sais qu’il en a tant souffert…
Il se trouve que Cécile Duflot, que l’on ne présentera plus,  a remarqué ce thread et s’en est elle aussi émue :
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C’est très gentil de votre part d’avoir donné davantage de visibilité à ce témoignage qui pose de nombreuses questions, pas seulement celle du racisme mais aussi celle des rapports humains authentiques, de leur transparence et de leurs motivations, tout comme de celle, essentielle à mon sens,  de l’éducation. Notre époque dans laquelle semble triompher un crétinisme sans foi ni loi,  avec son corollaire obligé de la dérision et de la raillerie de tout, l’absence de valeurs communes, n’y est pas pour rien… Mais, Non, Madame Duflot. Je ne saurais être étranger à ce dont il s’agit. Voyant et lisant cela, je souffre. Dans mes tripes. Dans ma chair. Dans mon âme. Selon un processus personnel que le plus compétent des psychanalystes ne saurait expliciter, je me suis toujours senti, depuis tout petit, potentiellement victime de tous les racismes et de toutes les discriminations. Et pas seulement à cause de mes grandes oreilles, de mon long nez, de ma sensibilité exacerbée ou de mes parents pauvres qui pourraient justifier ce sentiment de « prolophobie », de racisme social, dont je suis ravi de savoir qu’il est à présent condamnable.  Mais je suis aussi noir, parfois arabe, de temps en temps asiatique, tellement  indien, à moins que ce ne soit hindou… ;)  je suis également terriblement femme,  significativement homosexuel(le) et pourquoi pas transexuel. Et ce que je vois poindre de plus en plus ouvertement dans notre pays, cette parole raciste et sexiste, homo et transphobe si terriblement banalisée, malgré toutes les campagnes de sensibilisation qui n’arrivent pas à l’éradiquer, m’insupporte au plus haut point. Des témoignages comme celui de Viday s’accumulent chaque jour qui passe, et la masse des victimes ne semble pas s’éteindre. La semaine dernière encore, dans l’association dans laquelle je milite bénévolement, une jeune femme nous faisait part de tout son désarroi, son impuissance et sa blessure d’avoir subi une scène d’une violence inouïe dans laquelle elle avait été insultée de « sale bougnoule » pour avoir juste repoussé une demande d’argent ou de cigarette…  Mais comment s’en étonner sans hypocrisie quand tant de responsables politiques, de personnalités médiatiques, d’émissions idiotes et de discussions médiocres en attisent les braises, à l’instar des Zemmour, Finkelkraut, Le Pen, et autres réactionnaires et fascistes patentés ?  Il est temps que la peur change de camp, en effet. Le problème en est que les auteurs de discriminations ne se sont jamais sentis aussi enclins à ce sentiment de toute puissance et d’impunité. La faute à qui ? Suivez mon regard… Vous en aurez des images tous les jours, au gré de chacun des articles déposés ici comme les cailloux blancs du petit Poucet que je suis toujours resté. Que la force soit avec vous. Avec un supplément d’âme, aussi.

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